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       Ce matin,  au Pontié , en terrasse, sur la facture du petit café, la TVA était passée de 19,6 à 5,5 % , bonne nouvelle. Et... le tarif de ce même petit café est passé de 1,90 euros à.... 1,90 euros !

       Il y a environ deux mois , ce même petit café était passé de 1,70 euros à 1,90 euros:" En prévision de la baisse de TVA...il rebaissera au 1er juillet " , pensait le brave chaland.
Eh bien non , malgré la hausse de mai , pas de baisse en juillet  ! ! !

      Le brave chaland ne saura jamais si le serveur du Pontié sera mieux payé, il ne saura jamais si le Pontié embauchera de nouveaux serveurs grace à la baisse de la TVA  tant  voulue par Sarkozy , le brave chaland ira tout simplement lire sa "Dépêche" et boire son café du matin ...ailleurs !

la TVA a baissé au zinc... par Chimulus

 

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Vendredi 3 juillet 2009

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Education : les petites perles de Luc Chatel

Luc Chatel, désormais ministre de l’Education nationale et porte-parole du gouvernement Fillon, a laissé derrière lui quelques jolies pépites… que Bakchich vous révèle.

Luc Chatel va avoir du pain sur la planche pour la rentrée. Son prédécesseur Xavier Darcos lui a laissé quelques jolis paquets cadeaux : la réforme du lycée, la réforme de la formation des enseignants, le malaise des profs. D’autant plus que le nouveau ministre de Éducation nationale a annoncé qu’il inscrivait son action « complètement dans celle de Xavier Darcos qui a mené des réformes importantes dans ce ministère ». Et de préciser que l’une d’entre elles consistait « au non renouvellement d’un départ sur deux à la retraite, donc il s’agit de 16 000 personnes l’année prochaine comme Xavier Darcos a eu l’occasion de l’indiquer ». De quoi mettre le feu aux poudres et raviver une situation déjà tendue dans le milieu éducatif.

Luc Chatel - JPG - 32.9 ko
Luc Chatel
© Mor’

Le grand rendez-vous entre le ministre, les profs et les élèves se fera donc à la rentrée de septembre. La reprise des manifestations de ces derniers mois n’est pas à exclure dans les universités, même si pour le coup ce sera à Valérie Pécresse de s’en occuper. Sauf que Nicolas Sarkozy a appelé ses ministres à se montrer solidaires entre eux. Le président de la République attend donc que les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur travaillent de concert.

Et en matière de manifestation, qui sait Chatel pourra peut-être aider Pécresse, armé de son expérience in situ . Il y a quelques années, le ministre alors étudiant, manifestait lui aussi, comme le montre ces archives de l’INA retrouvées par Bakchich  Celui qui allait devenir ministre de l’Éducation nationale] exprimait alors, devant les journalistes présents à la Sorbonne, son hostilité au blocage de l’université par les manifestants hostiles à la loi Devaquet. Ce texte rendu public, il y a vingt-trois ans, en 1986, prévoyait entre autres la sélection des étudiants à l’entrée des universités, et la mise en concurrence des établissements entre eux. Comme un air d’actualité…

« On espère pouvoir reprendre le travail le plus tôt possible », commente Luc Chatel tout jeune. « La majorité veut travailler. Il peut y avoir des grévistes mais le minimum c’est de respecter le travail des autres. » Du Sarkozy dans le texte !

Pas pratiques, les vacances !

Mais avant la rentrée, il y a les vacances scolaires. Et là non plus, Chatel n’est pas vierge de tout passé. Il y a cinq ans, en tant que député UMP de la Haute-Marne, Luc Chatel avait posé une question d’actualité au ministre de l’Éducation de l’époque, sur le rythme et les vacances scolaires.

Voici la question de Luc Chatel - question°46388 répertoriée dans le Journal officiel du 07 septembre 2004 page 6945 mais qui a étrangement disparu de la page d’accueil de l’ex-député sur le site de l’Assemblée nationale : « On constate en effet que la semaine aménagée de 4 jours, dont la rentrée scolaire est avancée à la dernière semaine d’août, peut avoir un impact non négligeable sur l’activité des commerçants des lieux de villégiature, qui voient la période estivale, où ils réalisent la plus grande part de leur chiffre d’affaires, réduite d’autant ».

Et le député de la Haute-Marne de l’époque de s’interroger pour « envisager une autre répartition du reliquat de vacances dans l’année afin de préserver l’intégralité de la période estivale pour les commerçants ». En somme, les commerçants sont gênés par la rentrée scolaire anticipée fin août… Un gros problème éducatif, en effet !

Le nouveau ministre de l’Éducation nationale saura sûrement le résoudre…

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Lundi 29 juin 2009

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Par Michel Pillier
Militant républicain
Vendredi 26 juin 2009

 

La « bonne tenue » du Front de gauche est plus que relative, et, à moins de prendre ses désirs pour des faits, saluer sa réussite relève du déni de réalité. Avec 6% des suffrages exprimés (soit 2,3% des inscrits), l’alliance électorale du PG et du PCF dépasse à peine le score du seul PCF en 2004, ce qui est une aubaine pour le PCF, mais un échec pour le PG, qui prend une part infinitésimale des voix perdues par le PS.Certes, la stratégie de Front de Gauche aurait pu être « la seule crédible aujourd’hui pour la gauche internationaliste, laïque et républicaine » si elle avait été mise en œuvre avec cohérence. Il aurait fallu ne pas confondre l’internationalisme avec un fédéralisme européen massivement rejeté par le peuple. Il aurait fallu rassembler réellement les différents courants de la gauche républicaine au lieu de les écarter comme ce fut fait avec les amis de Jean-Pierre Chevènement. Le triste résultat est là : un million de voix pour le front de gauche, c’est 500 000 de moins que JPC au premier tour de la Présidentielle de 2002.

Cette occasion perdue ne repassera pas de sitôt. En effet, la séquence qui suit (les régionales de 2010) est redoutable pour la gauche qui, détenant aujourd’hui la quasi-totalité des régions, va forcément en perdre au moins une ou deux, ce qui suffira pour que la droite pavoise à nouveau.

Dommage. L’intuition du Parti de Gauche était plutôt une bonne idée et il compte en son sein plusieurs personnalités intéressantes, comme Jacques Généreux, auteur il y a deux ans de l’excellent livre « La dissociété ».

Bien sûr, la résistance sociale est nécessaire face aux mauvais coups que l’absence d’alternative politique facilite. Mais il ne sert à rien d’invoquer un improbable « Mouvement Social », comme d’autres invoquent l’Immaculée Conception. L’espoir, condition de tout, ne pourra renaître qu’en recherchant le rassemblement de l’ensemble de la gauche sur un projet républicain, dans un nouveau front populaire dépassant les attaches partisanes.

On commence quand ?

par Michel Pillier
Militant républicain
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Samedi 27 juin 2009

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La Fédération du Nord du MRC - Articles

congrs_de_versaillesEn réalité, la substantifique moelle du discours de Nicolas Sarkozy se situait dans sa première phrase: "Nous vivons dans une démocratie apaisée où tout le monde s'écoute". Sauf que lui, il s'en va! Ce sont les autres qui doivent écouter et se contenter d'un "débat" qui n'en est pas un. Les limites de l'exercice sont très rapidement atteintes. Car  cette contradiction structurait l'intervention du chef de l'Etat

Une intervention dans laquelle on sent clairement l'influence d'Henri Guaino, le conseiller spécial du Président. Une première partie dans laquelle bien des républicains en général et des hommes et des femmes de gauche en particulier peuvent se retrouver. Le rappel au volontarisme de l'Etat, à la force de la République ou encore à la volonté de mettre en avant "le récit national", ce qui "fait France", rencontrent chez nous un certain écho.

 

  1. "On ne sait pas quand la crise finira". Il a raison, d'autant plus que le CAC 40 recule encore et approche la barre des 3000 points. 190.000 emplois ont été détruits en France au premier trimestre 2009 et que le déficit public file vers 7,5% et dans ce domaine il ne convient pas de faire le moindre triomphalisme, notamment après la gestion catastrophique du début de la crise par le gouvernement.
  2. "Le modèle français a à nouveau sa chance". Et oui, le modèle républicain montre une fois de plus sa solidité et sa pertinence. La référence au CNR (Comité National de la Résistance)  et aux "Trente Glorieuses" sont  les bienvenues. Tout comme l'expression de "Renaissance Française". On a même pu croire à un début d'autocritique quand le chef de l'Etat évoquait le fait que "nous avions trop écouté" ceux qui prônent le modèle néo-libéral. Car aujourd'hui "les Français réclament de la Justice, de la régulation, de la protection" C'est vrai.
  3. "Pourquoi une telle distance entre nos idéaux et la réalité, la crise jouant le rôle d'un puissant révélateur de nos faiblesses". Et le Président de se placer à juste titre, sur le plan des grands principes de la République. L'Egalité contre l'égalitarisme, le modèle républicain d'intégration contre les critères éthniques mais sociaux pour la promotion de tous avec de bonnes idées comme les internats d'excellence, la laïcité qui n'est pas le refus de la religion mais la neutralité et le respect et d'évoquer longuement Jules Ferry avant de faire comprendre son opposition à la Burka (point de vue que je partage totalement). La Liberté et la Sécurité qui vont ensemble, ce qui est vrai là aussi.
  4. La nécessité de mettre en place une vraie "politique d'investissement pour soutenir les grands projets stratégiques d'importance nationale". "Car une France sans usines et sans ouvriers est une idée folle". C'est encore vrai, et cela doit faire plaisir à Mr Serge Tchuruk, patron d'ALCATEL qui a fusionné avec LUCENT et qui déclarait "rêver d'usines sans ouvriers" pour transformer tout cela en cauchemar industriel. Et de se lancer dans une vaste explication sur "les bonnes et les mauvaises dépenses, le bon et le mauvais déficit". Pour ce faire lancer un "grand emprunt" qui doit permettre de poursuivre les réformes engagées.
  5. Car,"nous serons au rendez-vous des réformes, pour sortir des contradictions dans lesquelles nous nous sommes enfermées".

Or ces contradictions, qu'elles sont-elles?

Le chef de l'Etat est beaucoup plus flou sur ce point. Il égrène alors la liste des réformes engagées depuis sa prise de fonction. La fin des "régimes spéciaux", le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, le "bouclier fiscal", la refonte de notre outil de Défense (sans parler de la réintégration dans le commandement intégré de l'OTAN), la reconnaissance mutuelle par la France et le Vatican de tous les diplômes au nom du processus de Bologne (engagement pour construire un espace européen de l'enseignement supérieur avant 2010) sur la reconnaissance des diplômes étrangers, ce qui est une atteinte sans précédent au principe de laïcité (ce dont il ne parle pas). Pour le travail, il estime qu'il doit être justement rémunéré, il a raison, mais comment? En demandant aux actionnaires d'en laisser une petite part aux salariés? Quand dans le même temps on impose les politiques européennes qui portent une responsabilité écrasante dans la situation actuelle? Comment faire pour réduire la Liberté à de simples règles d'encadrement du capitalisme car dans le même temps on impose le Traité de Lisbonne qui sanctuarise la liberté totale des mouvements des capitaux au sein de l'Union Européenne et en dehors. Comment parler de protection et de sécurité en procédant à des coupes sombres dans les services publics, en poursuivant les privatisations (La Poste), en détruisant la fonction publique territoriale.

"L'Europe doit changer" dit-il, c'est vrai. Depuis 20 ans nous le disons. Mais là encore il y a les mots et la réalité. Elle doit changer pour rester la même. Elle doit même tellement changer que le chef de l'Etat soutient Mr Baroso, le Président sortant de la Commission! Elle doit tellement changer qu'il n'en dit pas un mot devant les parlementaires. Les élections européennes viennent d'avoir lieu: 60% d'abstention: pas un mot sur ce refus de vote des Français, "l'Europe doit changer". Mystères et boules de gomme. Comprenne qui pourra.

Les Français sont de plus en plus rétifs au formatage libéral qui s'impose à eux via notamment les politiques d'intégrations européennes. Ce qui ne veut pas dire qu'ils sont hostiles au changement, certainement pas. Mais la difficulté politique est rendue plus grande par la crise profonde de l'identité nationale que traverse notre pays.  Cette crise de l'identité nationale se greffe naturellement sur une crise de la citoyenneté et une crise sociale. Ce qui renvoie directement à tous les discours sur les discriminations.

Or pour parvenir à mettre en place ces politiques libérales, qui sont la réalité de la vraie vie, il faut un minimum de soutien populaire pour éviter toute rupture du corps social. La question du "récit national" devient ici fondamentale et avec elle la place d'Henri Guaino. Parce qu'elle vise à déconnecter la question sociale (au sens de force politique d'émancipation au service de la Liberté)  de la question nationale. Faut-il rappeler qu'Henri Guaino est l'auteur d'un petit livre écrit en 2000 qui s'intitule "L'étrange renoncement". Que la France renoue avec elle même, avec son histoire, qu'elle cesse de s'empoisonner dans la perpétuelle repentance, est bien sûr une excellente chose car c'est une condition de l'existence même de notre peuple en tant que peuple politique. Mais la question sociale a un rapport essentiel avec les projets politiques d'émancipation et de ruptures avec les forces qui aliénent. Forces du capital, de domination sociale ou culturelle, force politique. Or le président de la République a t-il évoqué ces points dans son intervention d'hier. Bien sûr que non. Le grand défi de la gauche sera de proposer un projet politique au peuple français, qui soit un projet républicain d'émancipation et de libération des liens ténus qui entravent les hommes et les femmes.

Le chef de l'Etat a t-il fixé une telle perspective? Pas à ma connaissance.

 

Claude NICOLET

Premier secrétaire du MRC Nord

Secrétaire national

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Mardi 23 juin 2009

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Logo de l'AFP
Assemblée générale du personnel

 

Partout en France, et également à travers le monde, des citoyens de plus en plus nombreux s'inquiètent de l'avenir des médias en France.

Mainmise du pouvoir sur le service public de l'audiovisuel, fragilisation des entreprises de presse indépendantes, mise en cause du statut des journalistes et de leurs droits d'auteur, pressions sur les salaires et les conditions du travail : les raisons de se mobiliser ne manquent pas.

Au coeur du paysage médiatique français, l'Agence France-Presse occupe une place à part. Source d'informations indispensables pour les médias tout comme pour l'Etat, l'AFP fait également partie de la poignée de grandes agences de presse mondiales, travaillant en six langues et entretenant un réseau de bureaux et de correspondants dans 165 pays.

Aujourd'hui, l'indépendance de notre Agence est menacée par un projet de modification de son statut, garanti par une loi de 1957.

Le PDG de l'Agence vient de confirmer devant le Comité d'entreprise qu'il entend poursuivre son projet de transformer l'AFP en "société nationale à capitaux publics".

Il s'agirait en fait d'une société anonyme, qui pourrait ouvrir la voie à une privatisation en bonne et due forme après une étatisation tout aussi peu souhaitable.

Pour protester contre ce projet, plus de 15 000 personnes ont signé à ce jour la pétition intersyndicale "pour la survie et l'indépendance de l'Agence France-Presse" (http://www.sos-afp.org - texte ci-dessous).

La liste des signataires (voir ci-dessous) comprend de nombreux noms prestigieux, mais également des milliers de citoyens de partout en France et dans le monde.

L'intersyndicale a décidé de souligner l'opposition grandissante que provoque ce projet à l'intérieur de l'entreprise comme à l'extérieur, en livrant aux principaux organes gouvernementaux la liste des 15 200 signatures à ce jour.

Pour ce faire, les syndicats appellent : à une Assemblée Générale du personnel le mardi 23 juin à 14h00 et à une grève de 14h à 17h afin de participer à un rassemblement de remise de signatures au ministère de la Culture.

Ce rassemblement aura lieu à 15 heures devant le ministère, Place Colette (Paris 1er).

L'intersyndicale de l'AFP a également pris rendez-vous pour remettre la liste des signataires à l'Assemblée Nationale et au Sénat.

Suite à ces initiatives, la pétition continuera.

 

Texte de la pétition (http://www.sos-afp.org)

"Nous soussignés, citoyens, salariés de l'Agence France-Presse et organisations attachés au pluralisme et au droit à une information complète et objective, affirmons notre soutien à l'indépendance structurelle de l'AFP.

"Depuis plus de cinquante ans, son statut ne l'a pas empêchée de devenir l'une des trois grandes agences de presse mondiales, présente sur les cinq continents et travaillant dans six langues.

"Nous refusons toute modification qui aurait pour effet soit de transformer l'AFP en agence gouvernementale, soit de la livrer en totalité ou en partie à des entreprises privées quelles qu'elles soient et sous quelque forme que ce soit.

"Nous exigeons que l’agence conserve sa particularité, sa capacité à remplir sa mission d’intérêt général et son indépendance structurelle. Par conséquent, nous nous opposons à toute modification qui dénaturerait son statut, inscrit dans la loi de 1957."

 

Parmi les 15.200 premiers signataires, on relève les noms de grands résistants ou grandes figures morales comme le dernier survivant du CNR, Robert Chambeiron, le co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme Stéphane Hessel, Raymond Aubrac, Théo Klein, Rony Brauman, Xavier Emmanuelli, Axel Kahn, les philosophes Noam Chomsky et Edgar Morin, les écrivains Philippe Sollers, Edouard Glissant, Ramon Chao, les journalistes Hervé Bourges, Michèle Cotta, Edwy Plenel, Jean-Leclerc du Sablon, Bernard Poulet, Jean-François Kahn, Henri Alleg, Jean Lacouture, Philippe Mudry, une centaine de parlementaires, huit présidents de conseil régionaux, onze de conseils généraux, quelque 500 élus locaux dont des dizaines de la majorité, une trentaine d'anciens ministres, gaullistes comme Philippe Dechartre, Jean Charbonnel, socialistes comme Jacques Delors, commmunistes comme Jack Ralite, écologistes comme Corinne Lepage; les dirigeants politiques Martine Aubry (PS), Marie-Georges Buffet (PCF), François Bayrou (MoDem), Cécile Duflot (Les Verts) Jean-Pierre Chevènement (MRC), Olivier Besancenot (NPA), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République); des maires de grandes villes (Bertrand Delanoë à Paris, Daniel Delaveau à Rennes...), des dirigeants syndicalistes comme Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Jean-Claude Mailly (FO), Jacques Voisin (CFTC), des comédiens et artistes comme Vincent Lindon, Mylène Demongeot, Michael Lonsdale, Pierre Arditi, Pierre Etaix, Rufus, Dominique Blanc, Abbas Kiarostami, les géographes Yves Lacoste et Béatrice Giblin.

Au total, il y a environ 2.500 journalistes (presse écrite et audiovisuelle), 1.500 étudiants de toutes disciplines, quelque 400 chercheurs et universitaires, 1.300 enseignants du primaire ou secondaire, 100 éducateurs, notamment sportifs, une centaine de sportifs ou anciens sportifs dont certains de très haut niveau (Yohann Diniz, André Boniface, Raymond Poulidor...).

Mais il y a aussi environ 300 cadres d'entreprise, 400 employés ou ouvriers, plus de 2.000 retraités et des milliers de citoyens attachés à l'indépendance de l'AFP, et vigilants pour l'indépendance de la presse en général.

 

Syndicats CGT, SNJ, CFDT, FO et SUD de l'AFP - le lundi 22 juin 2009

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Lundi 22 juin 2009

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La Fédération du Nord du MRC - Articles

Le PS, en l'occurrence Arnaud Montebourg et Olivier Ferrand, viennent de remettre à Martine Aubry, au nom de la commission qu'ils co-président, un rapport sur la nécessité d'organiser des primaires pour que la gauche puisse avoir un (e) candidat (e) en mesure de l'emporter en 2012. Ce rapport s'intitule "Pour des primaires ouvertes et populaires". Il faut le dire, ce texte, est intéressant. Le ton est directe et tranche avec la traditionnelle langue de bois. Un certain nombre de réalités sont posées et les propositions qu'il contient sont dignes d'intérêts. Cela constitue un progrès, dans la mesure où il pose la question du fonctionnement de l'ensemble de la gauche française mais aussi de son projet, de sa relation au peuple et qu'il propose une méthode et un calendrier. C'est un point de départ sérieux pour engager le débat indispensable et tant de fois repoussé.

 

Il faut  néanmoins se souvenir des propositions du MRC, déclinées à l'occasion du discours que Jean-Pierre Chevènement a prononcé à l'université d'été du MRC, à Belfort le 07 septembre 2008, il y a presque un an. Si la gauche trouve en elle la force de se rassembler, de travailler et de réfléchir, elle a suffisamment d'intelligence à mettre au service des Français pour que l'on puisse l'emporter.

Claude NICOLET

Premier secrétaire du MRC Nord

Secrétaire national

Je vous en propose l'extrait suivant:

"Des primaires à gauche

Faisons d’abord lever ce débat ! la Fédération ou la Confédération de toute la gauche n’organiserait-elle pas de vastes primaires à gauche en 2011, largement ouvertes à tous les militants et sympathisants ? J’entends dire que cette ouverture qui réussit assez bien aux Etats-Unis ferait perdre au parti socialiste son rôle directeur. Mais c’est une vue étroite des choses. Il faut sortir de l’esprit de boutique et parler au pays. Je crois que celui-ci est prêt à entendre un langage audacieux qui lui apprendrait à penser à nouveau collectivement et à comprendre ce que le mot « peuple » veut dire.

Ce que le regard collectif a défait, comme l’a montré Patrick Quinqueton, la « classe ouvrière », le « citoyen », le regard collectif doit le retrouver : le « peuple en corps », c’est-à-dire l’ensemble des citoyens, à nouveau convoqués à l’existence politique.

C’est cela que nous avons à réinventer : « le peuple français » d’abord mais aussi le peuple français s’adressant à une Europe des peuples, capable d’exister par elle-même et de parler au monde entier ; c’est cette ambition et le regard qui manquent aujourd’hui à la gauche. Il est temps de les lui redonner. Nous n’y parviendrons pas seuls, mais au moins nous pouvons, seuls s’il le faut, témoigner de cette exigence !

Nous aiderons ainsi le peuple français à se retrouver et à poursuivre son Histoire, dans une Europe renouvelée, une Europe des peuples, qui pourra, elle, être aussi un pôle dans le monde de demain, un pôle nécessaire, indispensable au dialogue des nations et des cultures. Voilà un projet exaltant et réaliste à la fois. Il faudra l’incarner car nous ne pouvons pas laisser plus longtemps la gauche en déshérence.

Courage donc camarades, imagination et détermination ! Croyons en la France, croyons en notre capacité d’action collective, croyons en l’avenir du peuple français ! "

Jean-Pierre Chevènement, Belfort le 07 septembre 2008.


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Samedi 20 juin 2009

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Comme Ministre de l’Education Nationale, et de concert avec Roland Carraz, Secrétaire d’Etat aux enseignements technologiques, j’ai entrepris de promouvoir l'enseignement technologique et professionnel par une loi votée en novembre 1985 (n°85-1371), qui crée notamment les baccalauréats professionnels. Cette loi répond à l'objectif de 80% d'une classe d'âge atteignant le niveau du baccalauréat en l'an 2000.

Or une confusion regrettable semble persister entre le nombre de jeunes poursuivant leurs études jusqu’au « niveau du bac », en gros à l’âge de 18 ans, et le nombre de bacheliers, confusion relayée par un certain nombre d’articles parus dans la presse cette semaine.

Le fait que 64% d’une même génération décroche le bac est indépendant de l’objectif des « 80% au niveau du bac ». Tout dépend du niveau d’exigence qu’à mon sens il faut maintenir pour concilier la quantité et la qualité. Comme le disait Paul Langevin à la Libération : « L’Ecole doit assurer la promotion de tous, et la sélection des meilleurs ».

L’augmentation du flux de lycéens de 1984 à 1995 a résulté d’une volonté politique progressiste, celle d’une gauche républicaine, soucieuse de l’intérêt du pays. La création des baccalauréats professionnels y a certes contribué (127 000 candidats cette année), mais elle n’y aurait pas suffi (le total des candidats en 2009 a atteint 622 000 dont 331 000 au baccalauréat général). La décentralisation de la construction des lycées au niveau des régions, résultant de la loi votée en novembre 1985, a également joué un rôle important dans la promotion des études longues en modernisant et renouvelant le parc de nos lycées.

Ce n’est pas seulement le Japon, mais pratiquement tous les grands pays développés qui, au milieu des années 80, avaient déjà atteint l’objectif des 70 à 80% de jeunes ayant fait des études jusqu’à l’âge de 18 ans. C’est cette considération qui, en 1984, m’a paru déterminante. Ma prétendue « fascination » pour le Japon qui, à bien des égards d’ailleurs (enseignement supérieur, recherche) mériterait de servir d’exemple, est anecdotique.

La politique volontariste que j’ai menée a porté ses fruits jusqu’en 1995. Elle a représenté un progrès incontestable que traduit aujourd’hui le doublement du nombre de lycéens et d’étudiants par rapport à 1985. Là comme ailleurs, c’est l’intérêt du pays qui commande.

Le problème posé depuis 1996, c’est la stagnation du nombre d’élèves parvenant au niveau du bac, c'est-à-dire poursuivant des études longues jusqu’à 18 ans. La solution n’est pas de faciliter l’accès au bac par un rabais d’exigence, mais de revaloriser les filières qui doivent l’être : baccalauréats technologiques et professionnels d’abord, en leur accordant les moyens en personnels et en locaux qu’ils méritent, filière littéraire ensuite, injustement négligée et qui a impérativement besoin d’être renforcée, car elle aussi répond à un besoin social incontestable.

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Vendredi 19 juin 2009

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Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Radio classique mercredi 10 juin à 8h30, où il répondait aux questions de Nicolas Pierron.


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Jeudi 18 juin 2009

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Dans un sondage du journal Sud-Ouest, 54% des Français se disent favorables à un grand parti de gauche qui procéderait de la fusion de ceux qui  existent aujourd'hui. Cette nouvelle est intéressante. Même si un sondage reste un sondage et qu'il faut faire preuve de prudence, ces résultats traduisent une réalité que nous connaissons tous: la forte volonté de l'électorat de gauche de voir celle-ci se rassembler.

 

Nous savons aussi que le rassemblement, voire l'union, ne peuvent se faire dans n'importe quelles conditions. Il faudra un vrai débat, une véritable analyse de la crise financière à mettre en relation avec la crise existentielle et identitaire qui frappe la gauche française et plus largement européenne.

Le Mouvement Républicain et Citoyen fait cette proposition politique à l'ensemble de la gauche depuis plus d'un an maintenant, puisqu'il s'agit du contenu essentiel de la motion d'orientation de notre congrès de juin 2008: "Pour la création d'un grand parti de toute la Gauche".

Seule cette perspective permettra de créer l'électrochoc nécessaire à gauche et dans le pays pour tracer une perspective politique à la hauteur des attentes de nos concitoyens. Pour y parvenir il faudra passer probablement par des choix et des révisions douloureux, mais il n'y a pas d'autre chemin.

La droite française a réussi son "aggiornamenta idéologique" en se coulant dans le moule du néo-libéralisme et de la globalisation financière et en devenant le plus ardent défenseur et promoteur d'une construction européenne qui correspond idéalement à ses intérêts stratégiques, économiques, culturelles et sociaux. Autrement dit, la droite est aux affaires pour mener une politique de droite, l'assumer totalement et l'Europe en est désormais le parfait relais. Il est clair que cela pose un problème majeur au Parti Socialiste qui avait fait de la construction européenne la colonne vertébrale de son projet politique. Or ce dernier lui a été subtilisé par l'UMP qui en quelque sorte a fait la politique du coucou.

Le grand parti que nous appelons de nos voeux passera donc par une nécessaire refondation. La question sociale s'impose avec une telle évidence qu'elle en sera une des priorités.

Le MRC renouvelle ses propositions. Ce sont celles de la lucidité et du bon sens.

 

Claude Nicolet

Premier secrétaire du MRC Nord

Secrétaire national

Mis à jour ( Lundi, 15 Juin 2009 12:10 )

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Mercredi 17 juin 2009

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Éric Zemmour à la Comédie du livre de Montpellier (1er juin 2008)
Daniel Cohn-Bendit est un amoureux averti du football. L'autre soir, sur France 2, alors que François Bayrou le tançait pour ses impudicités avouées jadis à l'égard des enfants, il n'a pas pu ne pas songer au «coup de boule de Zidane», lors de la finale de la Coupe du monde de 2006. Car Cohn-Bendit avait jusque-là joué parfaitement le rôle du joueur italien Materazzi. Celui qui insulte, exaspère, irrite tant l'adversaire qu'il en devient fou de rage. Et perd ses nerfs et la coupe du monde.
La rouerie, jusqu'au cynisme ; la décontraction jusqu'à la séduction ; le tutoiement chaleureux jusqu'au mépris. Cohn-Bendit est tout cela à la fois. Quand on observe son parcours depuis quarante ans, on songe que les «enragés de Mai 1968» ne se sont pas trompés en le choisissant comme incarnation de leur révolte. Icône médiatique de leur génération. Avec ses talents et travers. Ses contradictions, et apostasies. Sa réalité sans fard. Libertaire dans les années 1970, libéral dans les années 1980. Français et Allemand selon les moments. Pacifiste, mais pour la guerre contre la Serbie. Au nom des «droits de l'homme». De la Révolution jusqu'au Marché, mais toujours internationaliste. Sa vision inspirée de «l'Europe du Rhin au Bosphore» qui inclurait la Turquie correspond exactement aux frontières de l'Otan et aux desiderata de l'Administration américaine, de Bush à Obama. Un hasard sans doute.

Un rebelle devenu bourgeois
Finalement, une seule constante idéologique, cette hostilité sourde à l'État-nation, le français, surtout, comme matrice de tous les autres, coupables d'enrégimenter les individus dans des carcans à la fois sociaux et patriotiques. «Le nationalisme, c'est la guerre», comme disait Mitterrand.
Cohn-Bendit est cet enfant de la guerre qui ne voudra jamais voir que l'Allemagne nazie combattait elle aussi au nom de l'Europe.
Au fil des années, le rouquin a perdu des cheveux, mais arbore des lunettes rondes, derrière lesquelles vibrionne son sempiternel regard bleu. À 64 ans, l'héritier rebelle est devenu un bourgeois respecté, dans lequel se reconnaissent les fameux bobos. L'insolent trublion souriant à la face d'un «CRS-SS,» s'est transformé en politicien habile et retors.
Le référendum de 2005 sur la Constitution européenne fut son chemin de Damas. Il fait campagne pour le oui, mais s'abouche très vite avec les partisans du non. Son alliance avec José Bové est le mariage de la carpe et du lapin, du «grand marché» et de l'altermondialisme. Mais les électeurs ne sont pas trop regardants. Cohn-Bendit fait de José Manuel Barroso un parfait bouc émissaire, dont il soutenait pourtant naguère les choix «européens». Il brocarde sans vergogne son ancien «copain» de Strasbourg, François Bayrou, «touché par la Vierge» et obsédé par la présidentielle. Lui qui appela, au lendemain du premier tour de la présidentielle de 2007 son cher «François» à rejoindre «Ségolène», se fait désormais l'allié objectif de Nicolas Sarkozy.

Il savoure sa revanche
Le résultat du 7 juin valide ses choix tactiques. Le soir, à la télévision, il jubile, plastronne, entre narcissisme et savoir-faire médiatique. Il savoure sa revanche. Les Verts, qui le détestaient pour son vedettariat et son libéralisme, sont contraints de l'acclamer ; en une campagne, il a redonné vie au plus vieux fantasme politique des écologistes, mais auquel ils avaient fini par renoncer : remplacer le PS comme celui-ci s'est substitué au PCF. Au nom du sens de l'Histoire. Mais Cohn-Bendit n'est pas Mitterrand. Il ne rêve pas d'être président de la République ni «faiseur» de parti. Trop de contraintes, de responsabilités. Séduire, convaincre, combattre, détruire : tout cela est dans ses cordes. Mais pas diriger, façonner, construire. Être l'homme d'influence, le parrain, l'oncle, qui conseille, oriente, catalyse. Mais surtout pas incarner la figure honnie du pater familias. Jusqu'au bout, une certaine incarnation de sa génération.

Ecrire un commentaire - Par André Baup Mairie d'Albi
Mercredi 17 juin 2009

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