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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 23:27

Pour Jean-Louis Etienne, la sortie du nucléaire est impossible sans augmenter notre dépendance au gaz, au charbon et au fioul. (Elias /Madame Figaro)

Par Christophe Doré Publié le 26/11/2011 à 17:53 Réactions (69)
Pour Jean-Louis Etienne, la sortie du nucléaire est impossible sans augmenter notre dépendance au gaz, au charbon et au fioul. (Elias /Madame Figaro)
 

Défenseurs historiques de la nature, ils pensent que l'atome s'impose pour lutter contre la pollution des énergies fossiles.

Ah! Il y en a d'autres que moi? C'est une bonne nouvelle!», s'amuse le médecin et explorateur Jean-Louis Etienne en souriant. Eh oui, les fervents défenseurs de la nature favorables au nucléaire existent. Dans son dernier livre, Nouvelles histoires naturelles (JC Lattès), Jean-Louis Etienne synthétise leur position: le nucléaire s'imposerait aujourd'hui comme une solution obligée pour produire de l'énergie propre. «L'atome est en soi une ressource énergétique naturelle dont on aurait tort de se priver», soutient l'explorateur. Ses arguments sont précis: «D'abord, aucune autre technologie n'est assez mature pour produire massivement de l'énergie propre. Ensuite, le nucléaire ouvre des perspectives intéressantes avec les réacteurs de quatrième génération, capables de recycler les déchets(il évoque ici Astrid, prototype de réacteur à neutrons rapides au sodium, qui permettrait une gestion durable des déchets par transmutation d'ici à 2020, ndlr). En fait, nous sommes au milieu du gué: faut-il renoncer maintenant, alors que l'on peut imaginer une exploitation de l'énergie atomique compatible avec un développement durable?»

Jean-Louis Etienne affirme avoir constaté concrètement les effets inquiétants du réchauffement climatique pendant ses explorations aux pôles: «Le CO2 est le pire des déchets. Il est diffus, incontrôlable... Il a des conséquences rapides sur l'environnement... Les déchets nucléaires, eux, sont identifiés, localisés, gérables et peut-être réutilisables à terme.»

En son temps, l'ex-candidat écologiste Nicolas Hulot tenait également un discours assez favorable au nucléaire; il se déclarait, par exemple, moins inquiet à propos des déchets radioactifs que des résidus chimiques.

Moins connu du grand public, Bruno Comby, polytechnicien et ingénieur en génie nucléaire, préside depuis quinze ans l'Association des écologistes pour le nucléaire (AEPN). Loin de réunir un quarteron d'environnementalistes illuminés, son association internationale rayonne dans une soixantaine de pays, avec quelque 10 000 membres. Des personnalités influentes et respectées sur les questions environnementales, tel Patrick Moore, cofondateur du mouvement Greenpeace en 1971, en font partie.

Le penseur de l'écologie moderne, James Lovelock, est pronucléaire

James Lovelock, né en 1919, considéré comme l'un des penseurs historiques de l'écologie moderne, en est membre également. Cet environnementaliste spécialiste de l'atmosphère a imaginé les instruments permettant de mesurer les variations de la couche d'ozone. Il est surtout célèbre pour sa théorie de Gaïa, définissant la Terre comme un être vivant capable de se réguler afin de maintenir à sa surface les conditions idéales pour la vie.

Pour lui, les atouts de l'industrie nucléaire sont sans commune mesure avec ceux des combustibles fossiles. «Aucune source d'énergie n'est totalement sûre, même les moulins à vent ne sont pas exempts d'accidents fatals», soutient le scientifique avant de poursuivre au sujet du nucléaire: «Il n'y a pas d'autre solution viable, propre, écologique et économiquement acceptable à la dangereuse habitude que nous avons prise de brûler des combustibles fossiles.»

Jean-Louis Etienne partage cette conviction : «Je crois aux sciences et aux techniques et j'ai confiance en l'intelligence de l'homme. L'atome va nous aider à sortir de notre société carbonée, qui n'a pas d'avenir à long terme. Si nous renonçons au nucléaire maintenant, je redoute le pire: les États-Unis, l'Inde, la Chine et aussi la Russie ont des réserves de charbon énormes. Ils vont les utiliser. C'est un scénario inéluctable. L'avenir nous pousse à soutenir les énergies renouvelables, mais nous ne sommes pas capables de stocker de grosses quantités d'électricité issues du soleil, de la mer, du vent, des rivières...»

En résumé, pour ces écologistes d'un autre genre, le nucléaire civil s'impose comme un passage obligé pour ralentir le réchauffement climatique, voire comme une solution majeure dans le «mix énergétique» pour traverser durablement le siècle.

Par Christophe Doré
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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 23:20

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Par Gérard Pierre, secrétaire national à l’énergie du Mouvement Républicain et Citoyen.



Le volet énergétique de l’accord entre le parti socialiste et les écologistes est une véritable catastrophe pour la France. Outre qu’il fait partir en fumée 500 Milliards d’Euro d’investissement, cet accord pose de nombreux problèmes :

  • Economique : la filière nucléaire française rapporte actuellement plusieurs milliards d’Euros à notre pays, de plus demain c’est un supplément important de gaz qu’il faudra importer ce qui augmentera les difficultés de notre balance commerciale déjà en déficit de l’ordre 75 milliards d’Euros en 2011.
  • Industriel : notre pays ne possède plus guère de fleurons industriels, l’application de cet accord sera mortifère pour la filière nucléaire.
  • Emploi : l’accord PS-EELV parle de la jeunesse et veut en faire une priorité. Seul le développement industriel le permettra. La filière nucléaire française, c’est 250 000 emplois directs ou indirects menacés par cet accord.
  • Pouvoir d’achat : la diminution voire la sortie du nucléaire et son remplacement par les nouvelles énergies renouvelables augmentera la facture d’électricité de l’ordre de 40 à 50 %.
  • Ecologique : la fermeture de 24 réacteurs entrainera l’émission de millions de tonnes de CO2, contribuant ainsi au réchauffement climatique déjà en cours et qu’il faut limiter.
  • Sécurité de l’approvisionnement de l’électricité : l’intermittence de la production des nouvelles énergies renouvelables (éolien et solaire) fera, chaque hiver, craindre une grande panne électrique.
  • Indépendance énergétique: demain, il faudra importer du gaz d’Algérie et de Russie en grande quantité, alors que la diversification des sources énergétiques doit être le cœur de la politique de notre pays.

    Si la conséquence immédiate de cet accord risque d’être la fin de la filière nucléaire française, cela ne signifie pas la fin du nucléaire dans le monde. En effet, c’est une centaine de réacteurs nucléaires qui seront construits, dans les 10 ans à venir, à l’échelle mondiale par les Russes, les Coréens, les Chinois, et même les Japonais voire les Indiens… Plus près de nous les Anglais et les pays de l’Est de l’Europe font confiance au nucléaire. Seule l’industrie nucléaire française et ses conceptions en matière de sécurité vont souffrir et peut-être disparaître.
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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 12:03

Hollande veut-il priver la France de son droit de véto à l'ONU ?

 

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Comment le candidat socialiste à l’élection présidentielle a-t-il pu faire un tel cadeau au camp adverse? 

 

Dans le texte de l’accord PS-EELV, Claude Guéant a découvert une proposition à propos de l'ONU qui lui permet, pense-t-il, d’affirmer que François Hollande organise l’ « abaissement de la France ».

 

Évidemment les accusations du ministre de l’Intérieur sont, comme à son habitude, outrancières.

 

Mais, reconnaissons-le, François Hollande a, pour le moins, manqué de jugement.

 

Que dit cette phrase de l'accord PS-EELV?

 

« La France fera des propositions précises pour réformer et démocratiser l'Onu (…) : siège européen, suppression du droit de véto, meilleure représentativité des pays du Sud au sein du Conseil de Sécurité, renforcement du rôle des ONG. »

 

Ce matin sur RTL, Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande et donc "premier-ministrable", a déclaré, à propos du texte PS-EELV, que "les accords sont faits pour être respectés".


Autrement dit, un gouvernement de gauche proposera à l’Onu une réforme drastique du Conseil de sécurité - plus drastique que la plupart de celles mises sur la table  des pays du sud.


Et, oui, si elle est adoptée,  cette réforme privera la France de son atout international le plus précieux, celui qui est associé à son statut de membre permanent de ce Conseil : son droit de véto.

 

Et encore, si la France conserve ce siège… Car le projet PS-EELV parle d’un "siège européen". Or, à l’évidence, il s’agit d’une fusion de ceux de la France et de la Grande-Bretagne.

 

Bref, quoi qu’en dise Cécile Duflot, le PS et EELV propose bien d’en finir avec le statut spécial de la France dans le concert des Nations.

 

Est-ce vraiment ce que veut François Hollande ? A-t-il laissé passer cela par mégarde ? Ou se dit-il que, de toute façon, ces propositions n’ont aucune chance d’être acceptées par les autres membres permanents du Conseil de sécurité et que donc elles ne l’engagent pas à grand-chose ?

 

Si François Hollande reprend ces propositions dans son programme présidentielle, il risque d'être attaqué de toutes parts.


S'il n'entend pas les reprendre, comme cela semble probable, il devra réparer cette bourde au plus vite. Peut-être en allant au siège de l'Onu à New York (ainsi qu'il en était question), en redisant là qu'il souhaite bien une réforme du Conseil de Sécurité mais en réaffirmant aussi son attachement au statut particulier de la France au sein des Nations-Unies - et donc à son droit de véto.

09:02 Publié dans diplomatie française | Lien permanent | Commentaires (3)

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 13:37

Pour ce nouveau forum du mariage, Daniel Alcouffe promet presque la vie de château./Photo DDM, E Cayre.
Pour ce nouveau forum du mariage, Daniel Alcouffe promet presque la vie de château./Photo DDM, E Cayre

 

 

Lors du dernier Conseil Municipal, après l'attaque frontale de Bernard Gilabert, chacun dans la majorité a tenu à faire étalage de sa sensibilité.

L'une se déclarant pour François Hollande, l'autre pour François Bayrou, enfin un troisième s'avouant plus social-libéral qu'UMP. Mariage de la carpe et du lapin, involontairement illustré le lendemain par le site "Ladepeche.fr"avec la légende de la photo ci-dessus, on reconnait de gauche à droite : le Centre indéfini, la Gauche, l’UMP, le Modem et les sociaux-libéraux.

 

Politique-fiction : Au lendemain de la victoire de François Hollande à la présidentielle le Conseil municipal d’Albi est totalement chamboulé, le groupe majoritaire comprend les socialistes, les communistes, les Verts, les chevènementistes, les radicaux, le Modem, et les centristes « indéfinis », l’opposition, quant à elle, regroupe l’Ump et le Nouveau Centre.

On peut rêver….ou cauchemarder, au choix !

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:12



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Jean-Pierre Chevènement en visite à l'usine Areva de Saint-Marcel en Saône-et-Loire, lundi.AFP/JEFF PACHOUD
Une semaine après l'annonce de sa candidature pour la présidentielle, Jean-Pierre Chevènement (MRC) s'est invité, lundi 14 novembre, dans le débat qui anime la gauche autour du nucléaire, en attaquant avec virulence la position des écologistes.
M. Chevènement a demandé "qu'on ne gâche pas les atouts de la France. Il faut parler avec des arguments sérieux, traiter ce problème de manière responsable et ne pas en faire l'enjeu d'une carabistouille électorale, comme dirait M. Mélenchon", a affirmé M. Chevènement lors de la visite de l'usine Areva de Saint-Marcel (Saône-et-Loire), en référence aux négociations entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts qui achoppent sur la question du nucléaire et particulièrement sur le maintien de l'EPR de Flamanville.
"On ne va pas céder au lobby des Verts qui veulent massacrer ce qui reste de notre tissu industriel", a lancé le sénateur du Territoire de Belfort, casque Areva vissé sur la tête, durant son parcours sur le site du groupe nucléaire français consacré à la fabrication de cuves de réacteurs et de générateurs de vapeur. Souhaitant axer sa campagne présidentielle sur "la réindustrialisation de la France", M. Chevènement a annoncé qu'il visiterait prochainement "des entreprises dans l'aéronautique, l'automobile, la pharmacie" et "l'agroalimentaire".
"Je veux permettre la réindustrialisation de la France. Je sais, comme ancien ministre de l'industrie, que nous avons perdu la moitié de notre base industrielle", a conclu le candidat du Mouvement républicain et citoyen (MRC), ajoutant que le pays avait perdu, dans le domaine de l'industrie, "plus de 2,5 millions d'emplois depuis le début des années 1980".

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 21:17

Chevènement: un candidat utile?

Elie Arié - Tribune | Mardi 8 Novembre 2011 à 05:01 | Lu 7508 fois


La candidature de Jean-Pierre Chevènement pour 2012 fait craindre un nouveau 21 avril. Mais sa démarche est surtout « pédagogique » précise Elie Arié, qui le soutint en 2002, pour qui le sénateur est une véritable force de proposition.



Beaucoup de malentendus, sur la candidature de Chevènement, qu’il importe de dissiper.

Chevènement lui-même le répète souvent, sa candidature n'a pas pour but d'être élu; c'est une candidature (je le cite) :

- « pédagogique » (en France, aujourd'hui, un politique ne peut se faire entendre que s'il est candidat à la présidentielle)

- destinée à « faire bouger les lignes », c'est-à-dire à faire prendre davantage en compte ses idées par le PS.

Il a passé l'âge de courir après une circonscription (il est sénateur pour encore 6 ans, c'est-à-dire jusqu'à près de ses 80 ans) ou un portefeuille ministériel (il a déjà démissionné trois fois de différents gouvernements pour désaccords trop profonds, c'est assez rare).

Il faut noter que ses propositions ne sont pas du tout les mêmes que celles de Mélenchon : Mélenchon veut garder l'euro et y rester, Chevènement propose d'organiser une sortie ordonnée de l'euro (passage de la monnaie unique à la monnaie commune) pour éviter une explosion que nous payerions tous très cher - ce que les Grecs, qui veulent à 80 % rester dans l'euro, ont très bien compris.

En fait, sa candidature :

- si, comme celles de Mélenchon ou de Dupont-Aignan, part de la même analyse des méfaits de la monnaie unique, d’un euro fort, et des missions trop limitées de la BCE indépendante,

- a par contre le mérite, contrairement aux leurs, de ne pas se réfugier dans l’incantation (« on va changer tous seuls l’Union Européenne ou la zone euro, on va mettre fin tous seuls au libéralisme européen, voire mondial : la Chine n’a qu'à s’aligner sur les souhaits de la France, sans discuter ! » ) ,

- mais de proposer, à partir de la réalité d’aujourd’hui, ce qui peut être effectivement tenté avec des chances de succès qui ne soient pas purement théoriques ; moins exaltant que le mythe stérile du « on renverse la table, on repart à zéro », elle relève du compromis entre les éthiques opposées de ce que Max Weber appelait « l’ éthique de conviction » et « l’éthique de responsabilité » : ni résignation au TINA (There is no alternative, ndlr), ni combat perdu d’avance par une mauvaise appréciation de la réalité du rapport des forces.

C’est bien pour cela qu’il n’est pas impossible que certaines d’entre elles soient acceptées par le « bébé Delors » qu’est François Hollande : oui, ils se sont toujours opposés sur le traité de Maastricht, sur le TCE, sur le traité de Lisbonne ; mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir que, depuis les crises grecque, portugaise, espagnole, italienne, etc., l’ Histoire s’accélère, les cartes sont redistribuées, on ignore de quoi demain sera fait : et François Hollande n’est pas aveugle.

Reste à savoir :

- si Chevènement peut être entendu en tenant à nouveau le même discours qu’en 2002, alors que, cette fois, les faits lui ont donné raison, et qu’il n’a plus besoin de faire « turbuler » un système qui est entré, de lui-même, dans des turbulences plus violentes que prévues,

- ou si le besoin infantile de « renouvellement de l’image »  sera le plus fort, et s’il ne payera pas trop cher ce crime, impardonnable en politique, d’avoir eu raison avant les autres.

Les prochaines semaines nous le diront.


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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 17:18

Eva Joly devrait réviser son histoire

Publié le 12 novembre 2011 à 14:20 dans Politique

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J’ignore si l’événement doit être réellement porté à la connaissance du public. Lorsqu’un phénomène est aussi régulier qu’un lever ou un coucher de soleil, il n’y a pas matière à commenter. Pourtant, on ne s’en lasse pas : Eva Joly vient encore de manquer une occasion de se taire.

Elle commémorait à sa manière le 11 novembre. Elle ne s’est pas rendue à un monument aux morts, elle est allée, à Paris, devant le « Mur de la Paix ».

Parce que les monuments aux morts, voyez-vous, ça la défrise, l’ex-juge Joly. Elle doit trouver que c’est pas recyclable assez vite.

Comment peut-on avoir une conscience historique aussi défaillante pour ne pas comprendre que ce qu’un pays honore dans ces monuments qui jalonnent, depuis le début des années 1920, le moindre de nos villages ce n’est pas la guerre, mais ceux qui ont accompli le sacrifice suprême ? De bons gars qui n’avaient pas vingt ans, qui avaient quitté les champs, les paysages familiers, les amis et les amours naissantes, en Meuse ou dans la Somme, en Picardie et aux Dardanelles, pour y laisser leur peau. Pas une commune, pas une famille en France n’a été épargnée par la boucherie de la Grande Guerre.

La paix, les soldats de 14-18 la désiraient plus que Mme Joly et ses mièvres proclamations sur « l’espoir européen » : ils en savaient la valeur et en ont payé le tribut dans la guerre, la boue et le sang.

Le temps a passé, mais ces hommes nous apprennent encore aujourd’hui, par leur exemple et leur sacrifice, la valeur de la paix. Cela s’appelle la conscience historique, c’est elle qui donne un sens aux choses et aux événements. C’est une chaîne discrète qui unit les générations et forme véritablement une nation.

Comment peut-on avoir une vision aussi indigne, et pour tout dire débile, de la justice pour se permettre de juger l’histoire en célébrant les mutins de 1917 plutôt que les autres ? Les procès en révision des soldats condamnés et exécutés pendant la Grande Guerre ont déjà, pour la plupart, eu lieu dès les années 1920 : beaucoup ont été réhabilités.

Mais en quoi ceux qui sont allés au combat, ceux qui n’ont pas reculé devant le feu ennemi seraient-ils moins dignes d’honneur ? Qui est donc Mme Joly pour aller fouiller dans nos cimetières et y ranger nos morts ? Est-elle la fille de la justice incarnée, une furie, l’autre nom de la vengeance ?

La Grande Guerre, c’est, comme la Révolution française chez Clemenceau, « un bloc ». Cela vaut pour toute notre histoire : on la reçoit telle qu’elle vient et non pas telle qu’on voudrait qu’elle fût. Elle ne sert pas, comme vient de le faire la candidate des Verts, à s’exercer au tri sélectif.

Le comble est que Mme Joly ne se contente pas de commémorer ses morts à elle en silence. Elle parle. Elle a parlé et c’était pour déclarer : « Je voudrais que nous arrêtions de penser que c’est l’Allemagne qui a perdu la guerre, que c’est la France qui l’a gagnée, et que nous nous concentrions sur l’essentiel, l’espoir européen. »

Là, on se dit que Mme Joly déraille complètement. Ou qu’elle a simplement loupé un petit épisode de l’histoire qui court de 1922 à aujourd’hui. Jamais, dans les commémorations du 11 novembre qui ont été instituées en 1922, il n’a été question de « penser que c’est l’Allemagne qui a perdu la guerre, que c’est la France qui l’a gagnée ». Cela n’a jamais été le sujet. C’était même tout le contraire. Le directeur du Journal des mutilés, qui était le plus important titre de la presse combattante, écrit en novembre 1922 : « Ce qui importe enfin, c’est que la fête du 11-novembre soit dépourvue de tout apparat militaire. Ni prise d’armes, ni revue, ni défilé de troupes. C’est la fête de la paix que nous célébrons. Ce n’est pas la fête de la guerre. » Il traduisait ici le sentiment général en France : la guerre, on n’en voulait plus. Elle avait été un odieux massacre. Et si l’on se réunissait autour des monuments aux morts une fois l’an, c’était pour rendre hommage aux victimes. C’était aussi pour se rappeler le « plus jamais ça » qui prévaudrait jusqu’en 1940 et qui ferait peser sur la France de l’entre-deux-guerres un climat assez général de pacifisme que rien ne viendrait troubler sauf la guerre elle-même…

La seule fois où l’on ait vu, de toute notre histoire, un 11-novembre prendre un caractère franchement anti-allemand, ce fut le en 1940 quand des étudiants remontèrent en cortège les Champs-Elysées pour aller, sous l’œil de l’occupant nazi, déposer une gerbe en forme de croix de Lorraine sur la dalle du Soldat inconnu. C’étaient les débuts de la France libre. Oui, on devrait présenter nos excuses collectives à Mme Joly : on s’est un peu mal comportés puisqu’en refusant, un peu maladroitement, la gentille occupation de nos voisins et néanmoins amis nazis, nous avons retarder l’avènement de cette Europe qui est belle dès lors qu’elle est unie.

De deux choses l’une. Soit Mme Joly est complètement frapadingue au point de demander qu’on en vienne à transformer le 11-novembre en ce qu’il est depuis quatre-vingt-neuf ans. Soit elle est totalement ignorante de l’histoire du pays. Ce n’est pas, comme le disait le 14 juillet dernier François Fillon, qu’Eva Joly n’ait pas « une culture très ancienne de la tradition française », c’est qu’elle n’ait pas de culture du tout.

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 18:14

Folliot                                                                          articles "La Dépêche du Midi" du 8 novembre

 

Après avoir fleurté avec Dupont-Aignan  à l'époqu e du "non" au traité constitutionnel européen, rallié depuis au Nouveau-Centre d'Hervé Morin à l'Assemblée, Philippe Folliot soutient maintenant François Bayrou à la présidentielle. Le futur candidat aux législatives sur la 1ère circonscription du Tarn ratisse large, après un voisinage poussé avec les ex-UMP Philippe Bonnecarrère et Geneviève Parmentier ( on dit que celle-ci pourrait devenir sa suppléante) le voici maintenant participant aux conférences-débat du Club Energie et Innovation 81 animé par la crypto-socialiste Marie-Claude Bascoul ! ! !

 

Bonnecarrère, Parmentier, Folliot, Bascoul , voilà une proximité qui ne manquera pas de  faire jaser à l'approche d'échéances électorales nationales et locales.

 


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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 16:58


Chevnement_2012Déclaration de Jean-Pierre Chevènement.Une monnaie moins chère ; une Europe de la croissance plutôt que de la stagnation ; préserver notre souveraineté budgétaire et fiscale, sauvegarder notre indépendance en matière énergétique, de défense et de politique extérieure ; redresser l’Europe : construire une Europe européenne qui soit un pôle dans le monde multipolaire de demain.Tout au long de cette année, j’ai beaucoup réfléchi et écouté. J’ai décidé d’être candidat à la présidence de la République en 2012, comme je l’avais annoncé, « pour faire bouger les lignes ». Pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant elles.  Nous sommes en effet à la veille de très fortes secousses.

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 18:51

Les prestations familiales gelées jusqu'au 1er avril

vendredi 28 octobre 2011 13h48
 


[-] Texte [+]

<p>Les députés ont adopté vendredi un amendement qui gèle les prestations familiales jusqu'au 1er avril, ce qui devrait permettre d'économiser 130 à 140 millions d'euros. /Photo d'archives/REUTERS/Issei Kato</p>

PARIS (Reuters) - Les députés ont adopté vendredi un amendement qui gèle les prestations familiales jusqu'au 1er avril, ce qui devrait permettre d'économiser 130 à 140 millions d'euros. 

L'amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012 repousse du 1er janvier au 1er avril la revalorisation de ces prestations. Le report doit compenser en partie la suppression d'une mesure qui visait à soumettre les revenus versés au titre du congé parental à la CSG (Contribution sociale généralisée).

L'amendement a été présenté par la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot.

Toutes les prestations familiales sont concernées : allocations familiales, congé parental, prestation d'accueil du jeune enfant et allocation de rentrée scolaire.

"C'est scandaleux", a dit la députée socialiste Martine Pinville. "Ca pénalise les familles les plus démunies alors que le chômage augmente et que le pouvoir d'achat diminue."

Après l'abaissement de 1,75% à 1,0% de la prévision de croissance de la France pour 2012 par Nicolas Sarkozy jeudi, le rapporteur de la commission des Affaires sociales, Yves Bur (UMP), a précisé que ceci se traduirait par "un manque à gagner pour la sphère sociale de 1,5 milliard d'euros".

L'Assemblée doit voter mercredi prochain sur l'ensemble du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Le Sénat l'examinera à partir du 7 novembre.

 

Emile Picy, édité par Jean-Baptiste Vey

 

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