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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 12:52

Le candidat Sarkozy à la télé pour expliquer la crise: "Notre avenir c'est l'Allemagne" et la Chine paiera.

La Fédération du Nord du MRC - Articles

 

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Incroyable prestation de Nicolas Sarkozy à la télévision ce soir (27 octobre) pour paraît-il  nous expliquer la crise. La faute à la retraite à 60 ans, aux 35 heures, à l'assistanat, aux allocations, aux fonctionnaires trop nombreux...Pour sauver notre modèle social il faut tuer notre modèle social. Les Chinois, les Brésiliens, les Indiens veulent profiter du progrès, il faut donc leur faire une place au soleil. Oui c'est vrai, mais pas un mot sur la mise en concurrence généralisée des salaires, des systèmes sociaux, des délocalisations...

Notre avenir serait la convergence avec l'Allemagne. Le peuple français a t-il jamais été consulté sur un tel engagement, sur une telle perspective, sur de tels enjeux démocratiques. L'Allemagne conditionne ses engagements européens à l'accord du Bundestag. Et en France? Vendre la dette à la Chine revient à renoncer à faire de l'Union Européenne une grande puissance politique ayant sa propre vision du monde. C'est un tournant majeur dans l'histoire des relations internationales et de la place de notre continent dans le monde. C'est une perte de plus de notre souveraineté, donc de notre liberté politique.

Rien sur le montant de l'euro (plus de 1,40 aujourd'hui), rien sur le montant cumulé des dettes au sein de la zone euro, plus de 3000 milliards d'euro de dettes uniquement pour le Portugal, l'Irlande, l'Espagne et l'Italie...Sans compter la France, rien sur l'indépendance et le fonctionnement de la Banque Centrale Européenne.

En fait, Nicolas Sarkozy n'est plus que le candidat de la droite pour les prochaines présidentielles. Après plus de 10 ans de pouvoir sans partage de la droite, quel est son bilan économique et social? Chômage en hausse, précarité qui s'étend partout dans la société, salaires et pensions en baisse.

Mis à jour ( Vendredi, 28 Octobre 2011 07:35 )

:35 )

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 09:06

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Chevènement sera de grande utilité pour Hollande

 

Les élections 2012 doivent faire oublier la gifle qu’a reçue la gauche en 2002, en étant écartée brutalement du second tour de l’élection présidentielle le 21 avril. Qui avait prévu le résultat calamiteux de Jospin ? Pas lui et pas moi, qui soutenait Chevènement en pensant qu’il serait utile pour peser sur les orientations de la gauche.

Ce résultat était la sanction du choix très contestable du gouvernement Jospin, sur la période 2000-2002, de céder aux pressions néolibérales du capitalisme financier, ce qui avait pour conséquence de voir se dissoudre un peu plus le lien avec les milieux populaires (11% des employés et ouvriers ont voté Jospin le 21 avril).

Voir Présidentielle : la gauche va dans le mur sans les classes populaires - 17 mai 2011

 

Sommes-nous certains que la gauche a retenu la leçon ? Non. C’est pourquoi il faut mener le combat politique menant à la refondation de la gauche sur des bases républicaines, ce qui est la raison d’être du Mouvement Républicain et Citoyen depuis son congrès de juin 2008. Jean-Pierre Chevènement et Jean-Luc Laurent, président d’honneur et président du MRC, persistent et signent. Les trois livres publiés en 2011 sont là pour faire connaître les positions de l’ancien ministre.

"Sortir la France de l'impasse": l'urgence de l'histoire et Affiche "2012: Sortir la France de l'impasse avec Jean-Pierre Chevènement"

"Le monde qu'on leur prépare"

La France est-elle finie ?

 

La primaire PS - qui répondait à la nécessité de rentrer dans la logique présidentielle en faisant désigner le candidat socialiste par un électorat plus large que les seuls adhérents - a été un succès médiatique mais l’électorat qui s’est déplacé n’est pas représentatif, car les couches moyennes et supérieures étaient surreprésentées, ainsi que les plus de 50 ans.

Voir l’étude réalisée à Montpellier, publiée le 20 octobre sur le site de Libération Jeunesse et milieux populaires, grands absents de la primaire.

 

Le contenu politique n’était pas très différent entre les deux finalistes, Aubry et Hollande. La percée de Montebourg a surpris mais elle était la récompense du principal initiateur de cette innovation et s’explique, en partie, par l’afflux sur son nom d’électeurs antilibéraux extérieurs au PS. Voir Primaire PS : Montebourg emprunte une voie nouvelle, porteuse d'avenir - 9 octobre 2011.

 

François Hollande l’a emporté nettement. Voir Primaire PS : François Hollande (56%), candidat PS à la présidentielle - 16 octobre 2011. Ses bonnes relations avec le MRC devraient faciliter les discussions sur le fond.

Voir le Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen

Le MRC félicite François Hollande pour son investiture aux Présidentielles par la convention nationale du Parti socialiste après sa victoire aux primaires. Le débat va donc pouvoir enfin s’engager.
La gravité de la crise actuelle oblige toute la gauche à se hisser à la hauteur des défis à relever.
Jean-Pierre Chevènement qui avait vu venir la crise de l’euro, vient de présenter son projet pour sortir la France de l’impasse.
Le MRC, qui incarne la sensibilité républicaine sans laquelle la gauche ne pourra pas bâtir l’équation de la réussite pour 2012, est aux côtés de
Jean-Pierre Chevènement pour préparer l’alternative aux dégâts de la mondialisation financière et de la déréglementation libérale.

 

La politique étant l’art de peser sur le cours des évènements et de sentir les rapports de force, le MRC va donc accentuer ses efforts d’explication de sa démarche pour que la gauche se mette « à la hauteur des défis à relever ». C’est la justification de la candidature de Chevènement. Tout faire pour que la gauche accède à la présidence de la République en 2012, sur la base d’un programme évitant les déceptions du peuple français au moment de sa mise en œuvre.

C’est au candidat PS de mesurer l’intérêt d’avoir à ses côtés les républicains du MRC dans la campagne électorale, dont on n’imagine pas aujourd’hui à quel point elle sera âpre. Pour ma part, ayant travaillé avec Hollande et Chevènement, je suis persuadé qu’ils se mettront d’accord, mais cela peut prendre du temps et passer par les candidatures des deux au premier tour de l’élection présidentielle.

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 11:21

Arnaud Montebourg annonce qu'il va voter pour François Hollande

Primaires socialistes: Arnaud Montebourg annonce qu'il va voter pour François Hollande

Dans un entretien au Monde, Arnaud Montebourg s'est exprimé concernant le second tour des primaires socialistes.
Hier, il a refusé de donner une consigne de vote à ses électeurs.

"Les citoyens peuvent désormais faire leur choix en leur âme et conscience, et je me refuse à donner une consigne de vote.
Car dans le mot consigne, il y a l'image de la caserne et de l'enfermement qui est incompatible avec l'esprit de la primaire et
de la VIe République. Chacun se déterminera au vu des choix exprimés par les candidats", déclare-t-il dans le quotidien.

Le troisième homme des primaires a indiqué qu'il allait voter pour François Hollande. "Comme tous les candidats de premier tour,
dont mon amie Ségolène Royal qui a formulé souvent des propositions similaires aux miennes, je choisis de voter François Hollande.

Avant d'ajouter "[qu'il faut] éviter la fragmentation, donner de la force à celui qui est arrivé en tête et soutenir le meilleur rassembleur
plutôt que de rester sur mon Aventin. Le résultat de la primaire ne doit pas donner le signal de l'impossibilité de rassemblement.
Ce serait une preuve offerte au sarkozysme de notre incapacité à nous unir".

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 07:59

 

Tractations 10/10/2011 à 16h12

Le chevènementiste, passé par Montebourg, ira chez Hollande


Mathieu Deslandes
Journaliste Rue89
 

François Hollande et Jean-Pierre Chevènement lors des voeux de Ségolène Royal, le 4 janvier 2007 (Jacky Naegelen/Reuters)

Le vainqueur du premier tour de la primaire a 72 ans et des cheveux blancs. Il s'appelle Jean-Pierre Chevènement. Dans la prouesse réalisée par Arnaud Montebourg, impossible de ne pas lire le triomphe d'une partie des idées du « Che ».

C'est la lecture que font de cette élection nombre d'anciens de Génération République, le mouvement des jeunes qui soutenaient la candidature de Chevènement en 2002. Pour eux, « il ne serait pas étonnant qu'une grande partie des anciens chevènementistes aient jugé utile de voter Montebourg ».

Ce n'est qu'un signe, mais leurs choix peuvent donner une idée de la manière dont pourraient se reporter, dimanche prochain, les voix récoltées par le député de la Saône-et-Loire au premier tour.

Captation d'héritage

Même s'ils entretiennent souvent des liens d'amitié ou « jouent au foot » ensemble, ces ex-jeunes se sont éparpillés. A part Julien Landfried, devenu porte-parole de son grand homme, beaucoup ont considéré qu'ils n'arriveraient jamais à « peser sur le cours des choses » dans l'orbite de Chevènement.

Natacha Polony et ses amis se sont déportés vers la droite ; quelques uns ont rejoint Nicolas Dupont-Aignan – « voire un peu plus loin », regrette l'un d'eux.

Ceux passés au PS, les plus nombreux, avaient tenté de peser sur la campagne de Ségolène Royal en 2007. Au cours de la primaire, ils se sont retrouvés chez Manuel Valls (Sébastien Gros), François Hollande (Olivier Jouis) et, donc, chez Montebourg (Gaël Brustier, John Palacin).

La captation d'héritage effectuée par Montebourg, sous l'œil bienveillant du sénateur du Territoire de Belfort, a commencé à l'époque des débats sur le Traité constitutionnel européen, en 2005.

« Ma première profession de foi »

Avant cette période, Montebourg s'intéresse surtout aux institutions, à la moralisation de la vie publique, à son projet de VIe République. Même si, comme vendredi dernier à Dijon, il aime rappeler que « le protectionnisme social était déjà dans [sa] première profession de foi pour les législatives de 1997 », sa pensée économique était encore balbutiante.

Son compagnonnage avec d'anciens chevènementistes va lui permettre de la structurer et de la décliner en slogans. Autre apport évident : l'obsession de toutes les couches populaires (pas seulement les habitants des banlieues).

Une fois le premier tour passé, qui les a tous épatés, pour qui peuvent voter les chevènemento-montebourgeois au deuxième tour ? « Aubry-parce-qu'elle-est-plus-à-gauche », comme voulaient le croire, dimanche soir, les amis de la maire de Lille ? Pas si sûr. En attendant le « signal fort » promis par Montebourg à ses électeurs, on dispose de deux indices.

Des notes pour Hollande

Le premier indice, c'est une rencontre organisée le 26 juillet dernier à l'Assemblée nationale entre François Hollande et quarante anciens de Génération République. « On voulait voir si ses propositions et nos valeurs étaient compatibles », raconte un participant. « On est arrivés à la conclusion que oui. Il nous a demandés de l'alimenter en notes. »

Pour Olivier Jouis, l'organisateur de cette rencontre – cadre d'EADS et conseiller de François Hollande à ses heures :

« Quand Arnaud Montebourg parle de démondialisation, la différence avec François Hollande est juste sémantique. On dit qu'on veut retrouver des termes de l'échange équitables, on veut faire en sorte que la France et l'Europe ne soient plus une passoire. »

Et la mise sous tutelle des banques ? « Là aussi, c'est un mot. Mais Hollande peut défendre l'idée d'un Etat-actionnaire fort. »

Place chauffée pour Chevènement

Le deuxième indice, c'est qu'aucun d'entre eux ne fait partie du staff d'Aubry. « Elle n'est pas claire sur la laïcité, sur son approche en termes de communautés. Valls, qui a rejoint Hollande, est beaucoup plus crédible sur ces questions », juge Cyrille Minso, l'ancien président de Génération République.

Il considère qu'Aubry est aussi « trop européiste, deloriste ». Hollande ne l'est-il pas tout autant ? « Hollande a toujours réussi à rester dans une sorte de brouillard qui rend tous les compromis possibles. »

Chevènement, lui, est tout content. Lui qui doit indiquer « avant les vacances de la Toussaint » s'il confirme ou non sa candidature à l'élection présidentielle, sait gré à Montebourg d'avoir « recréé une légitimité pour ses idées », rapporte Julien Landfried, son porte-parole :

« Il a apporté la preuve qu'il existe bien un espace pour les défendre. Et il a rendu grotesques les critiques qui voulaient croire que nous défendions les mêmes idées que Marine Le Pen. »

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 10:28

Le score d'Arnaud Montebourg traduit l'existence forte à gauche des idées que nous portons visant à remettre en cause la mondialisation libérale.

Les gens comprennent les conditions biaisées qui sont faites à l'économie française par la concurrence des pays à bas coûs et la surévaluation de l'euro, d'où découlent la désindustrialisation et le chômage qui frappe d'abord la jeunesse.

Ce score manifeste l'exigence d'un redressement par rapport au social-libéralisme.

Nous avons besoin de règles, de protections, d'un Etat stratège, d'une Europe de la croissance.

A l'occasion du débat des primaires, la question de l'euro n'a pas été évoquée. Il serait temps de revoir les règles de l'euro, et notamment le rôle de la Banque centrale, sujet que Mme Merkel et M. Sarkozy se refusent à aborder.

Plus que jamais, il faut sortir la France de l'impasse.
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 17:19

Candidat ou pas, Chevènement s'affiche sur les murs de la capitale

LEMONDE.FR | 05.10.11 | 10h53   •  Mis à jour le 05.10.11 | 11h56

 Viadeo

 

L'affiche de Jean-Pierre Chevènement.


Depuis vendredi 30 septembre, des affiches représentant Jean-Pierre Chevènement, le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), sont apparues sur les murs de la capitale. Interrogé par Le Monde sur la signification de cette campagne, M. Chevènement a répondu qu'il s'agissait de "l'affiche qui accompagne mon livre qui s'appelle ainsi" (Sortir la France de l'impasse avec Jean-Pierre Chevènement, Ed. Fayard).

Questionné sur la ressemblance avec une affiche de campagne, il a répondu : "Si j'étais candidat, je l'aurais dit. Je me suis donné jusqu'à la fin de l'automne pour me déclarer." Et sur la présence du "2012" en grosses lettres rouges, qui ne figure pas dans le titre du livre : "Oui, car 2012 est là et il y a urgence à sortir la France de l'impasse."

"Y A-T-IL D'AUTRES MOYENS (...) QUE DE SE PORTER CANDIDAT ?"

"C'est difficile, compte tenu de ce que sont nos institutions, de peser si l'on n'est pas candidat à l'élection présidentielle", constatait-il le 28 septembre. En 2002, il avait obtenu 5,3 % des voix . En 2007, il avait failli être candidat, se retirant finalement au profit de Ségolène Royal. "Elle n'a pas tenu compte de tout ce que je lui ai conseillé", dit-il. En juin, il avait sorti une brochure, "Pourquoi je serai candidat" (voir ici en PDF).

"Vu comment la primaire se passe avec des candidats principaux assez discrets sur la crise de l'euro qui est notre gros sujet, la suite des opérations c'est d'aller vers une candidature", déclarait à l'AFP Julien Landfried, porte-parole de M. Chevènement, lundi 3 octobre. Le président d'honneur du MRC  conclut son livre en se demandant : "Y a-t-il d'autres moyens, les institutions de la Ve République étant ce qu'elles sont, que de se porter candidat ?"

Le Monde.fr

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 12:36

  5 02 /09 /Sep /2011 06:16

 

adda

L’Ecole publique est constitutive de la République et de notre vouloir vivre ensemble. Lieu de l’acquisition des connaissances et des valeurs universelles, elle permet au citoyen en devenir de se construire en développant son libre-arbitre.

Supposée être le vecteur de l'égalité des chances, l’Ecole n'apparaît pourtant plus comme la promesse différée d’un avenir meilleur que celui de ses parents. En franchissant le portail de l'Ecole, les inégalités sociales bannissent la notion même de réussite au mérite qui est le ciment de la cohésion sociale et du respect de l'Institution !

Comment parler alors d'égalité et de méritocratie républicaine quand la réussite à l'école dépend aussi fortement de la commune d'habitation et du revenu des familles ?

La publication des résultats des tests d’évaluation en primaire ou du baccalauréat ne peut laisser les responsables politiques indifférents et en particulier ceux qui dirigent des exécutifs locaux. La carte de la réussite scolaire se calque comme jamais auparavant sur celle des inégalités sociales. On y constate un phénomène plutôt nouveau dans le Val d’Oise où le secteur privé et/ou confessionnel s’accapare les premières places même dans les zones d’éducation prioritaire.

En imposant aux collectivités territoriales de financer le secteur privé, au nom d'une prétendue liberté de choix dont sont privées les familles les plus pauvres, la Loi a donné des moyens supplémentaires à l'Ecole privée payante. Parallèlement, en réduisant, même dans les zones d'éducation prioritaire, les moyens de l'Ecole publique, gratuite et laïque, elle ne peut plus être à la hauteur de ses missions. Et pourtant l’Ecole publique n’a d'autres ressources que son financement public et remplit des obligations [ouverture à tous, respect de la Laïcité, gratuité] que n'assume pas toujours le secteur privé même subventionné sous contrat.

Le niveau de financement public du secteur privé est d’autant plus difficile à accepter qu'en cette période de disette budgétaire et de transferts de charges non compensées, les gouvernements de droite successifs ont sacrifié l’Education Nationale sur l’autel de la rigueur. Et ce n’est pas le moindre des méfaits de Nicolas Sarkozy que d’avoir déstabilisé, démantelé et affaibli durablement le service public de l’Education.

Le désengagement de l'Etat favorise même le développement d'une offre éducative payante qui finit par achever la dégradation de la mixité sociale à l'Ecole publique déjà fortement plombée par des politiques urbaines de ghettoïsation sociale et de communautarisation.

Les collectivités territoriales, et plus particulièrement quand elles sont dirigées par la gauche, devraient donc concentrer et accroitre leurs efforts financiers vers l'Ecole de la République et ne pas aller au-delà de ce qu’impose la Loi dans le subventionnement du secteur privé. Sauf à vouloir maintenir une rente de situation au privé dans les territoires lourdement frappés par l'échec scolaire et accentuer la sélection par l’argent.

C'est aussi à cette condition que sera relevé le défi républicain de redonner à l'Ecole publique son statut d'Ecole de la réussite partout et pour tous.

Bonne rentrée à tous.

Rachid ADDA, conseiller municipal MRC de Sarcelles

 www.rachidadda.fr

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 14:08

Marie-Françoise Bechtel - Tribune | Jeudi 1 Septembre 2011 à 12:01 | Lu 705 fois


Face à la crise de l'euro, certains en appellent au «fédéralisme budgétaire». Mais à quoi exactement cela fait-il référence ?, s'interroge Marie-Françoise Bechtel pour qui ce plan B n'est qu'une illusion.



Crise de l’euro aidant, l’été se montre propice à une véritable fièvre de l’intégration européenne .Il ne se passe plus de jour qu’économistes, politiques, essayistes, journalistes n’en appellent au « fédéralisme » aujourd’hui devenu « budgétaire ». Ni le peu d’envie de l’Allemagne dont la réussite historique lui permet de se passer de l’Europe de Jean Monnet, ni la faible appétence des peuples pour les institutions de Bruxelles n’y font rien. Hors du « fédéralisme budgétaire », hors du « plus d’Europe » - Europe intégrée s’entend - il n’est point de salut.

Qu’exprime au juste ce retour quasi obsessionnel vers l’intégration à la mode de la fin du siècle dernier , fondée sur l’idée que l’Europe sera fédérale ou ne sera pas ? Est-ce le fait du malade qui continue d’accorder sa confiance à une médecine dont il espère qu’elle finira par faire ses preuves ? L’entêtement  historique d’un européisme  doctrinal, identitaire, qui se saisit de la crise pour essayer de reprendre le pouvoir sur une conscience populaire dévoyée? Faut-il y voir une certaine paresse de l’esprit à inventer des solutions nouvelles, à s’adapter au réel ? Ou tout simplement le « fédéralisme budgétaire » n’a-t-il pas pour principal mérite de donner à penser que « plus d’Europe » c’est d’abord plus de discipline libérale ? Signe des temps, le respect du pacte de stabilité de 1998,  que les institutions bruxelloises  n’ont pu réaliser, ce sera aux Etats de l’assumer et ils devront le faire par une entente hors traité qui mettrait en place les moyens de la discipline budgétaire. Intégration, donc, mais pour un objectif approuvé par l’Allemagne. Les résultats de la rencontre du président français et de la chancelière allemande du mois d’août  le confirment d’ailleurs : même si le terme de « gouvernement économique » envoie un signal positif, son absence de contenu saute aux yeux.

Tout cela au fond ressemble à s’y méprendre à un plan B. Là où les traités européens ont échoué, on inventerait des solutions par accord entre quelques pays membres. Mais ce plan B ne serait possible que s’il a pour visée exclusive la discipline financière ce qui ne saurait se faire que par la voie de l’intégration, autrement dit d’un pouvoir de contrainte supranational.

Seraient donc a priori disqualifiée toute visée nouvelle qui passerait par le redressement économique de l’Europe, en vue même d’assurer l’équilibre futur des finances des pays de la zone euro . En d’autres termes , un plan B qui créerait enfin un gouvernement économique de la zone euro s’appuyant sur une BCE aux pouvoirs rénovés, tenue par un impératif de croissance et non de pure stabilité serait impossible en raison de son contenu même. Aucune volonté de cette nature, serait-celle de l’« Europe politique » parfois invoquée par le président de la République ne se discerne en effet aujourd’hui.

Quant à la méthode, celle de la coopération interétatique, on comprend que dans la vision fédéraliste, c’est un mal nécessaire et que le recours ne s’en justifie que par la fin : davantage de discipline, davantage d’intégration. Toute autre fin serait condamnable. Ne lit-on pas ainsi sous la plume d’une députée européenne (Sylvie Goulard, Le Monde du 12 août) la docte considération selon laquelle la coopération entre Etats ne serait pas démocratique car leurs gouvernements ne disposeraient pas d’un mandat touchant les questions européennes ?.En somme, un gouvernement démocratiquement élu ne pourrait engager à quoi que ce soit un peuple dont il procède, mais ce même gouvernement pourrait remettre ses pouvoirs à une instance « intégrée » que ces mêmes peuples n’auraient aucun moyen de contrôler…

La vraie question est au fond de savoir si le fédéralisme européen a encore un sens au 21ème siècle. C’est affaire de forme et c’est affaire de contenu. La forme juridique de l’Europe ne peut aller plus vite que l’histoire. Il est donc parfaitement vain de vouloir une Europe fédérale tant que n’existera pas un peuple européen, peuple qui fait aujourd’hui défaut comme l’ont constaté chacun à sa manière la Cour constitutionnelle de Karlsruhe et le Conseil constitutionnel français. Quant au contenu, une Europe qui renoncerait à un minimum de politiques économiques communes - et, d’abord, compatibles - qui déciderait de condamner ses peuples à l’austérité, à la remorque d’une Allemagne qui ne voit pas à plus de dix ans : si tel est le visage au 21ème siècle d’une intégration qui semble garder pour nos élites tant d’accents enchanteurs, craignons ce que sera l’ « avenir d’une illusion ».


Europe : le fédéralisme, un plan B illusoire
Marie-Françoise Bechtel a été directrice de l’ENA et est vice-présidente du Mouvement républicain et citoyen.
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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 12:35

29/08/2011 - Primaire PS : Valls-Montebourg, le seul duel qui vaille

Le Point.fr - Publié le 29/08/2011 à 07:50 - Modifié le 29/08/2011 à 10:35

Hervé Gattegno, rédacteur en chef au "Point", intervient sur les ondes de RMC du lundi au vendredi à 8 h 20 pour sa chronique politique "Le parti pris".

29/08/2011 - Primaire PS : Valls-Montebourg, le seul duel qui vaille

© AFP


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Les candidats à la primaire PS se sont mesurés sans vraiment s'affronter, ce week-end à La Rochelle, à l'occasion de l'université d'été du PS. François Hollande apparaît toujours comme le grand favori et seule Martine Aubry semble avoir une chance de le rattraper. Mais, pour vous, pas du tout : le seul duel qui vaille, c'est Valls-Montebourg ! Expliquez-nous...

Ce week-end, j'ai suivi les débats à distance - enfin, c'est une façon de parler puisque, jusqu'ici, les candidats ne débattent pas ensemble, ils présentent séparément leurs projets. Donc, je les ai observés de loin mais écoutés de près. Eh bien, ce qui m'a frappé, c'est à quel point les deux favoris - Hollande et Aubry - étaient ennuyeux, prudents et surtout à quel point leurs discours se ressemblent, se confondent parfois. Et, par contraste, la vitalité, la sincérité, l'originalité, c'est chez Manuel Valls et Arnaud Montebourg qu'on les trouve.

Est-ce que ce n'est pas leur statut de candidat marginal qui les rend plus attractifs, parce qu'ils peuvent prendre plus de risques ?

Pas seulement. C'est à cause des sondages que Montebourg et Valls sont jugés "marginaux". Or les sondages ne donnent qu'une indication incertaine parce qu'on ne sait pas qui va voter dans cette primaire. J'ajoute que Ségolène Royal aussi est très loin dans les sondages, mais tout le monde fait semblant de croire qu'elle est un outsider. Donc c'est bien entre Hollande et Aubry que va se jouer la primaire, mais c'est en écoutant Montebourg et Valls qu'on discerne la vraie ligne de partage qui existe au sein du PS. Entre une gauche sociale-démocrate décomplexée sur les sujets de la sécurité et de l'éducation (Valls) et une gauche dirigiste qui voit la mondialisation comme une menace et qui cherche des moyens pour rassurer (Montebourg). C'est le vrai grand débat de la gauche dans les démocraties modernes. Mais ce n'est pas celui que le PS français a décidé d'avoir.

L'hebdomadaire britannique The Economist voit en Manuel Valls le seul candidat sérieux alors qu'il compare tous les autres à des "dinosaures"... Vous êtes d'accord ?

Mais non parce que les dinosaures, eux, ont disparu ! Alors que les éléphants, eux, sont toujours là. C'est bien le problème : la prime à l'expérience, c'est assez logique. Mais l'expérience du pouvoir de F. Hollande, de M. Aubry et de S. Royal est assez limitée et, pour les campagnes électorales, c'est surtout l'expérience de la défaite... Sur le fond, le drame de cette primaire, c'est que les effets de la crise et l'habileté de Nicolas Sarkozy poussent les socialistes à vouloir avant tout se montrer sérieux et gestionnaires. Résultat : on ne parle (presque) que de l'économie, mais on fait campagne... à l'économie. On dirait plus le concours d'entrée d'une école d'expert-comptable que le tour préliminaire d'une élection présidentielle !

S'ils ne sont qu'outsiders aujourd'hui, est-ce que Valls et Montebourg seront favoris en 2017 ?

C'est toujours hasardeux de regarder si loin, mais on peut l'imaginer. À cause de l'âge, mais aussi parce qu'ils ont tous les deux des convictions, du panache et de la sincérité - ce dont le PS a tendance à manquer. Ce sont un peu les héritiers l'un de de Michel Rocard et l'autre de Jean-Pierre Chevènement, ce qui veut dire qu'ils auront toujours plus d'idées que les héritiers de Mitterrand. Et peut-être aussi qu'ils se feront toujours battre par eux.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 15:35

lamaLe dalaï Lama à Toulouse (Haute-Garonne), le 13 août 2011. © AFP

 

 

L'écrivain et journaliste toulousain Maxime Vivas publie la semaine prochaine aux éditions Max Milo : « Dalaï-Lama : pas si zen ». Une autre image du personnage…

« L'idée d'écrire ce livre m'est venue alors que je participais à un voyage au Tibet, comme journaliste pour le site « legrandsoir.info », nous explique Maxime Vivas. « Et là-bas, j'ai vu des choses qui allaient à l'encontre de ce qui se raconte au sujet du Tibet et notamment une grande activité culturelle en langue tibétaine, avec radio, télé, des panneaux en tibétain… Rien à voir avec le sort que l'on réserve ici même aux langues régionales, occitan, basque ou breton ! La religion n'y est pas interdite, au contraire, il y a une véritable arrogance religieuse ; des prières dans la rue, des temples rénovés qui sont pleins à craquer, des Bouddhas recouverts de feuilles d'or… sans compter l'extraordinaire développement économique du Tibet. Par ailleurs, je suis profondément laïque, et je crains que, si le Dalaï-Lama retrouvait le pouvoir à Lhassa, il restaurerait une théocratie obscurantiste, telle qu'elle existait autrefois, où la religion primait sur tout. C'était le Moyen âge, avec 95 % de la population exclue de toute culture. Ce que je souhaite, c'est que la Chine tout entière aille vers plus de démocratie, y compris le Tibet. »

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