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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 10:45

Albi. Le soutien appuyé de Pierre Cohen à Jacques Valax

Publié le 01/02/2014 à 03:52, Mis à jour le 01/02/2014 à 08:03 | 22

Pierre Cohen et Jacques Valax hier soir à la fac Champollion. / Photo DDM, Émilie Cayre.

Pierre Cohen et Jacques Valax hier soir à la fac Champollion. / Photo DDM, Émilie Cayre.

Le maire de Toulouse Pierre Cohen était l’invité hier soir à la fac Champollion de Jacques Valax. Devant un amphithéâtre copieusement garni, le candidat à la mairie d’Albi a campé la situation : «Pierre Cohen est ici ce soir pour qu’il nous dise ce qu’il attend d’Albi et qu’on lui dise ce que nous attendons de Toulouse». L’élu toulousain n’a pas traîné pour aller directement sur le terrain où l’incitait à aller son hôte : «Je suis venu soutenir Jacques Valax, a-t-il souligné en préambule. Demain nous allons avoir de gros défis à relever, a poursuivi Pierre Cohen, en termes de transition énergétique, de vieillissement des populations, de la politique de la ville ou encore de la culture. Nous devons aller vers la reconnaissance des excellences de chacun. On est dans une dynamique, comment peut-on construire dans la complémentarité» ?

Tout le monde a progressé

Pierre Cohen ajoute : «Entre Toulouse et les pôles métropolitains que sont Albi, Carcassonne, Montauban, nous avons désormais la nécessité objective et politique de travailler ensemble. L’évolution des institutions a fait apparaître le fait urbain : ce ne sont pas les politiques qui décident, ce sont les gens qui viennent dans les villes. L’agglomération toulousaine a une grosse démographie mais elle ne l’a pas prise à côté puisqu’autour d’elle tout le monde a progressé».

Et le maire de Toulouse de définir un triptyque qui doit à l’avenir guider les politiques des agglomérations : la reconnaissance des excellences, la complémentarité et le travail sur les filières. «Avant il y avait une crainte vis-à-vis de Toulouse, le dialogue métropolitain doit maintenant s’instaurer dans le respect de chacun».

Le président du conseil général Thierry Carcenac, qui était aussi à la tribune a ajouté : «Pierre est quasiment un Tarnais, chez nous il n’y a pas de tutelle et qu’il s’agisse de la Région ou de la métropole toulousaine, le département est prêt à travailler. Il faut une coopération qui aille au-delà du patrimoine il faut qu’elle soit par rapport aux gens». Jacques Valax a conclu : «Albi a énormément d’atouts avec ses entreprises, ses emplois publics, son pôle de recherche, ses industriels innovants et son patrimoine. Albi est fière et indépendante, indépendante et fière. Elle doit évoluer avec de l’amitié, de la solidarité, de la complémentarité et du respect».

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 16:17

 


Chevènement « opposé à un référendum sur la T - 24191600.jpg
(Photo Cyril Dodergny) 

Profitant de sa venue pour remettre la Légion d’honneur au maire de Châtelaillon, l’ex-Président a continué de tisser sa toile en vue de son probable retour pour 2017

Cela fait plus de treize ans maintenant qu'il n'a plus exercé de fonction gouvernementale ; lui qui est passé par l'Industrie, l'Éducation nationale, la Défense et l'Intérieur. Pour autant, Jean-Pierre Chevènement garde encore un emploi du temps de ministre. De passage, hier, sur la Côte d'Azur, le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et sénateur du Territoire de Belfort n'a pas arrêté une seconde. Au pas de course, il a enchaîné interviews, séance de dédicaces à la librairie Masséna pour son nouveau livre 1914-2014 : l'Europe sortie de l'Histoire ? (éd. Fayard) puis discours sur scène lors de vœux. Ceux de Ladislas Polski, le candidat MRC de La Trinité, dont le « Che » ne tarit pas d'éloges. Rencontre avec un homme toujours très actif. Mais qui sait aussi prendre son temps pour choisir les bons mots…

À l'approche des élections, comment se porte le MRC dont vous avez quitté la présidence en 2010 ?
Pour les prochaines élections municipales, le MRC présente des listes dans une vingtaine de communes de plus de 10 000 habitants. Il est notamment présent à Kremlin-Bicêtre, La Trinité, Belfort, Coudekerque-Branche, Saint-Pol-sur-Mer… Le parti poursuit donc sa route. Il y a un avenir pour les idées qui sont justes. Personne ne peut en avoir le monopole. Je ne les revendique pas.

Qu'attendez-vous des prochaines élections européennes ?
Je suis un républicain et je suis attaché à la souveraineté nationale. J'aimerais donc que ces élections permettent de remettre enfin les choses à plat. Il faut penser en terme de salut public. La France a besoin de combler ses handicaps, de valoriser ses atouts et d'adapter les règles de la construction européenne. Qui sont des règles faussées. Actuellement, il n'y a plus de maîtrise de la politique de change. Il n'y a plus de politique commerciale. Pas de diplomatie. Rien en matière de défense. Nous sommes aussi en incapacité d'avoir une politique industrielle… Je ne propose pas que l'on claque la porte de l'Europe et de l'euro. Mais il est impératif de renégocier les termes de l'arrangement monétaire avec l'Allemagne. L'euro est surévalué. Je n'ai pas envie de voir la France afficher un jour le même taux de chômage que l'Espagne. C'est-à-dire 26 %.

Le souverainisme que vous défendez n'est-il pas mieux incarné par le FN, comme le prouve le ralliement de Florian Philippot et Paul-Marie Coûteaux ?
Tout d'abord Philippot et Coûteaux ne sont aucunement mes ouailles. Ensuite, on peut vouloir défendre la France forte sans être au Front national. Beaucoup de gens n'ont d'ailleurs pas du tout envie de se retrouver dans ce parti. Qu'on le veuille ou non, le FN est une sédimentation de Vichystes, de collabos, d'intégristes, de suppôts de l'OAS, d'anti-gaullistes. Il ne suffit pas de mettre une couche de peinture pour faire oublier tout ça. La France a besoin d'une République vigoureuse, forte et sûre de ses principes. Et ce n'est pas le Front national qui peut le permettre. S'il venait au pouvoir, ce serait une catastrophe pour l'image de notre pays.

Êtes-vous pour l'organisation d'un référendum sur l'entrée de la Turquie en Europe ?
Je suis partisan d'une Europe des nations à géométrie variable, où des partenariats renforcés pourraient être mis en place avec certains pays comme la Turquie. Dans cette configuration, il n'y aurait pas à se poser la question d'une éventuelle intégration. Je suis donc opposé à un référendum. D'autant qu'il ne peut que diviser les Français et susciter des hostilités. Si ce référendum venait à dire non, on se brouillerait avec les Turcs alors que l'on commerce pas mal avec eux.

Quel regard portez-vous sur le « pacte de responsabilité » proposé par François Hollande ?
Si on va à l'essentiel, cela consiste à donner 10 milliards d'euros d'allégement de charges supplémentaires aux entreprises en plus des 20 milliards du CICE [crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, ndlr]afin de rendre à notre économie la compétitivité qu'elle n'a plus. Mais c'est très peu de chose par rapport à ce que peut engendrer la moindre variation de l'euro. Ces mesures risquent d'être, hélas ! insuffisantes. Le levier, c'est avant tout la monnaie.

Un mot sur l'affaire Julie Gayet ?
Je l'apprécie beaucoup comme actrice. Elle était très bonne dans Quai d'Orsay.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:58

 

Économie
30 janvier 2013 à 17:07
L'euro évoluait ce mercredi au-dessus de 1,35 dollar pour la première fois depuis décembre 2011.
L'euro évoluait ce mercredi au-dessus de 1,35 dollar pour la première fois depuis décembre 2011. (Photo Philippe Huguen. AFP)

Le ministre du Redressement productif juge la monnaie unique surévaluée, et assure que le gouvernement est «attentif» à la question.

Par DOMINIQUE ALBERTINI

Le taux de change de l'euro est trop élevé par rapport aux autres grandes devises, a estimé Arnaud Montebourg ce mardi, ajoutant sa voix au débat actuel autour du niveau de la monnaie unique. Selon le ministre du Redressement productif, qui s'exprimait en marge d'une conférence de presse sur la «marque France», le gouvernement est «attentif» au niveau de l'euro, dont certains craignent qu'il handicape les exportations européennes. 

«L’euro est trop haut par rapport à ce que l'économie européenne, pas seulement française, est en droit d’attendre, a estimé Arnaud Montebourg. Ce n’est pas une petite histoire, nous sommes attentifs à cette question qui est débattue au sein de l’Eurogroupe et qui fait l’objet de toute l’attention du président de la République, du Premier ministre et du gouvernement français». Selon le ministre, champion de la réindustrialisation, «une hausse de dix centimes d’euro, c’est un milliard de chiffre d’affaires en moins pour EADS», le géant européen de l’aéronautique.

La monnaie commune européenne évoluait mercredi au-dessus de 1,35 dollar pour la première fois depuis décembre 2011, réveillant un débat régulier sur le «bon» niveau de change avec les autres grandes devises. Un euro fort, s'il rend moins cher les importations extra-européennes, pénalise en revanche les exportations vers les autres zones monétaires. Le fameux rapport Gallois, jugeant que «le redressement de la compétitivité (...) est pour partie lié à un niveau plus acceptable de l’euro», chiffrait le juste niveau «entre 1,15 et 1,2 dollars pour un euro».

La France, qui a perdu des parts de marchés à l’export ces dernières années et qui a enregistré en 2011 un déficit commercial record de plus de 70 milliards d’euros, tente par tous les moyens de doper sa compétitivité.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 18:10

 

 

Baylet veut dégraisser la Dépêche du Midi ! (LE PETIT JOURNAL)

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[« Le patron des Radicaux de Gauche (PRG) annonce des licenciements dans sa propre entreprise alors qu’elle vient d’enregistrer des bénéfices records ». « Si ce nouveau plan devait être mis en place, devrait-on alors voir le gouvernement demander à la Dépêche du Midi de rembourser les aides qu’elle a reçue de sa part (1,6 Millions d’Euros en 2011) ».]

Voilà encore un cas de figure qui fera grincer des dents.

Alors que le gouvernement vient de faire de l’emploi sa priorité pour la nouvelle année, c’est que le patron des Radicaux de Gauche (PRG) qui annonce des licenciements dans sa propre entreprise alors qu’elle vient d’enregistrer des bénéfices records pour ce secteur d’activité.

En effet le groupe la Dépêche a annoncé lors d’un CE en décembre la mise en place d’un plan de réduction des coûts baptisé "Plan fitness" (ils ont osé après avoir baptisé les précédents plan «grenelle» et «plan lumière»).Au menu, baisse des effectifs, menace sur de hebdos et réductions de frais fixes.

Le conseil d’administration du groupe de presse, dirigé par le président du parti radical Jean-Michel Baylet, a annoncé le lancement de ce plan pour l’année 2013.

D’après France 3, c’est en effet à une cure d’amaigrissement que doit s’attendre le journal. Une restructuration des pôles magazine (Toulouse Mag, In Toulouse, Les Décideurs de Midi-Pyrénées) et hebdo du groupe (Le Villefranchais, la semaine du Lot, la gazette du Comminges) est prévue, ainsi que le départ de 100 à 150 salariés. Le Syndicat des Journaliste (SNJ) parle d’un plan "cynique et provoquant".

Concernant la masse salariale, un plan de départ volontaire a été refusé, d’après le site Carré d’info, par les syndicats échaudés lors du précédent « Grenelle », un autre plan d’austérité. Ces derniers ont donc refusé le déploiement de ce dispositif et il y aura donc bel et bien un plan social dont les dé- tails seront connus courant janvier.

Pour faire passer la pilule, le groupe parle des résultats enregistrés lors des 5 dernières années. Sur cette période, le groupe La Dépêche a supprimé 230 de son millier d’emplois dont 50 à la rédaction sur les 230 postes. Il faut dire que sur cette période le recul des recettes publicitaires et des ventes ont eu un impact sur le chiffre d’affaires.

Pourtant, aujourd’hui le groupe est redevenu rentable. Selon les chiffres publiés en août dernier (La Lettre A N°1561 du 28/09/2012), le groupe de Jean-Michel Baylet est parvenu à dégager 3,8millions € de bénéfices. Notamment grâce à l’aide publique. Le groupe la Dépêche du Midi affiche ainsi une santé insolente et peu commune dans la presse régionale. L’an passé, il est parvenu à dégager 3,8 millions d’euros de résultat net pour 146 millions € de chiffre d’affaires consolidé. De bons résultats qui reposent principalement sur les aides publiques au portage, c’est-à-dire une aide l’État. Pour 2011, son montant atteignait 1,6 million €. Si ce nouveau plan devait être mis en place, devrait-on alors voir le gouvernement demander à la Dépêche de rembourser les aides qu’elle a reçue de sa part. Une position souvent évoquée dans les cas Mittal, PSA ou d’autres sociétés mais qui a peu de chance de se reproduire ici vu les étroites relations qu’entretien Jean-Michel Baylet avec

François Hollande et le gouvernement Ayrault dont il est l’un des principaux partenaires.

Les bons résultats du groupe tiennent également au succès de Midi olympique, qui apporte un million d’euros aux bénéfices. Autre élément à faire pâlir d’envie ses confrères : sur les 28 millions€ empruntés pour une bonne part en 2002 et 2003, il ne restait plus que 11 millions € dus en 2011.

Les syndicats, de leur côté, dénoncent la stratégie du groupe et notamment son engagement dans Ovalie.com, structure de communication à destination des clubs de rugby et les brasseries Midoc.

***

LE PETIT JOURNAL dénonce : Basé dans le département de Tarn-et-Garonne, le groupe Le Petit-Journal est un groupe de presse écrite implanté dans 11 départements du Sud-Ouest de la France et comptant 12 éditions (Ariège, Aude, Aveyron, Comminges, Gers, Hautes-Pyrénées, Hérault, Lot, Lot et Garonne, Pyrénées-Orientales, Tarn-et-garonne et Toulouse - Lauraguais)

CE NUMERO est en kiosque à compter du Mercredi 9 janvier 2013 !

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 09:52

Coopération franco-russe: Jean-Pierre Chevènement bientôt en Russie

Jean-Pierre Chevènement
13:51 20/11/2012
PARIS, 20 novembre - RIA Novosti

Jean-Pierre Chevènement, récemment nommé représentant spécial du Quai d'Orsay pour la Russie, s'y rendra en visite du 4 au 8 décembre, annoncent mardi les médias occidentaux.

"Le 27 novembre, je prendrai part à un séminaire intergouvernemental en France pour faire connaissance avec les représentants des autorités russes. Ensuite, du 4 au 8 décembre, je me rendrai à Moscou afin d'établir des contacts", a indiqué l'ancien ministre de l'Intérieur qui a déjà séjourné plus de dix fois en Russie, sa première visite à Moscou remontant aux années 1970.

Selon lui, il mènera des négociations à Moscou les 5 et 6 décembre. Ensuite il assistera au lancement de la construction du gazoduc South Stream. Le 8 décembre, le représentant spécial français regagnera Paris. 

L'ancien ministre de l'Intérieur et sénateur Jean-Pierre Chevènement a été nommé en octobre dernier représentant spécial pour la Russie dans le cadre de la "diplomatie économique" du Quai d'Orsay.

Il est chargé d'établir des contacts économiques ainsi que des relations dans les domaines de la science, de la culture et de l'enseignement.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:26
Elections municipales
 

• De g. à d. : André Baup, Marie-France de Truchis,
Bernard Gilabert, Michel Albarède.
La campagne pour les élections municipales 2014 est lancée. Après la démarche de Josian Vayre (PCF) invitant la Gauche à "aller à la rencontre de la population pour construire un projet gagnant", les élus municipaux PS, Europe Ecologie - Les Verts, PRG et MRC ont cosigné un texte dans lequel ils manifestent, la main sur le cœur, leur volonté de "travailler ensemble sur un programme municipal" sans écarter le Front de Gauche, partenaire "naturel". Il sera temps, dans les semaines à venir, d'aborder les questions qui "pourraient fâcher", sur la tête et la composition de la liste ou encore la ligne et la stratégie de campagne.
G.C.

+ Publié le 26 octobre
Pour le Parti de Gauche,
“l'initiative du PC est malvenue”e 2012
"Dans le prolongement de la dynamique des élections présidentielles et législatives, le Parti de Gauche dans le Tarn agit pour le développement du Front de Gauche avec son programme "l’Humain d’abord" comme axe de résistance et d’alternative au libéralisme et à son accompagnement. Le Front de Gauche est le bien commun des organisations qui le constituent et de tous ceux qui se reconnaissent dans ses propositions. C'est en tant que force politique autonome que le Front de Gauche s'est ancré dans le paysage politique au niveau national comme dans le Tarn comme la deuxième force à gauche. Sur cette base nous avons reçu l’appui et la confiance de 4 millions d’électeurs aux élections présidentielles.

Dans deux ans, deux échéances électorales, les européennes et les municipales vont mettre à l'épreuve du verdict populaire les politiques menées par la majorité actuelle et notre capacité à rendre majoritaire nos réponses alternatives à la crise. Nous affirmons, dès maintenant, notre volonté de présenter aux municipales comme aux européennes de 2014, des listes autonomes, à l'initiative du Front de Gauche. Cette volonté d’autonomie est largement partagée par les militants de toutes les composantes du Front de Gauche. Dans ce contexte, l'initiative unilatérale du PCF Albigeois appelant "au rassemblement de toutes les forces de gauche" en vue des élections municipales est malvenue et n'est pas l'expression de la position du Front de Gauche.

+ Publié le 26 octobre 2012
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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 22:08

Albi. Les élus appellent à une «gauche rassemblée»

André Baup (MRC), Marie-France de Truchis (EELV), Bernard Gilabert (PS), et Michel Albarède (PRG) appellent la gauche à se rassembler./ Photo DDM, Emilie Cayre. - Tous droits réservés. Copie interdite.
André Baup (MRC), Marie-France de Truchis (EELV), Bernard Gilabert (PS), et Michel Albarède (PRG) appellent la gauche à se rassembler./ Photo DDM, Emilie Cayre. ()

André Baup (MRC), Marie-France de Truchis (EELV), Bernard Gilabert (PS), et Michel Albarède (PRG) appellent la gauche à se rassembler./ Photo DDM, Emilie Cayre.

Les choses s'accélèrent dans la perspective des élections municipales de 2014. Hier, huit conseillers de l'opposition locale ont publié un communiqué intitulé «Le changement à la mairie d'Albi: la gauche rassemblée». Ce message n'arrive pas par hasard. Il intervient une semaine après la quasi-déclaration de candidature de Stéphanie Guiraud-Chaumeil, adoubée par Philippe Bonnecarrère. L'adjointe au maire est désormais favorite pour être tête de liste de la majorité sortante.

Mais la gauche veut elle aussi occuper le terrain. Les élus d'opposition, emmenés par Bernard Gilabert (PS) et Michel Albarède (PRG), les deux têtes de liste des municipales de 2008, dénoncent les dépenses de la ville, faisant référence au chantier des Cordeliers: «Le maire se comporte comme une diva oubliant son sens de l'équilibre et de la mesure.» Autre cible: la circulation jugée «catastrophique», «conséquence d'un manque d'anticipation associé à des décisions unilatérales et obstinées de fermetures de rues.»

Quelle tête de liste ?

Les quatre formations de gauche (PS, PRG, MRC et EELV) annoncent qu'elles vont travailler à la mise en place d'un programme municipal: «La parole doit être donnée aux Albigeois, aux associations et aux partenaires qualifiés».

Dans ce communiqué, les huit signataires tendent aussi la main au Front de gauche qui pour l'instant, n'est pas dans la logique d'une liste unique de l'opposition. Ils souhaitent pourtant, qu'un accord soit conclu avec cette formation.

Interrogés hier, ces élus n'ont pas souhaité s'exprimer sur leur future tête de liste. Mais tous les regards se tournent vers Bernard Gilabert. «Je suis pour l'instant, candidat à ma succesion à la tête de la section PS d'Albi» se contente de répondre avec un sourire, Bernard Gilabert qui devrait dans les prochaines semaines en dire plus sur ses intentions. Mais on le voit mal renoncer à briguer la tête de liste.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:23

 

Jacques VALAX vote contre

Mercredi 22 Février 2012 à 10:16 | Lu 12 fois I 0 commentaire(s)


Marianne2



Le Traité instituant le Mécanisme européen de stabilité, sorte de « FMI à l'européenne », a finalement été adopté ce mardi soir par l'Assemblée nationale à l'issue d'une procédure accélérée voulue par la droite. Les élus du Front de gauche et écologistes s'y sont tous opposés. Les députés socialistes, quant à eux, dans leur grande majorité (20 d'entre eux ont tout de même voté contre), ont choisi de s'abstenir alors même que le MES est étroitement lié au Traité Merkozy que François Hollande prétend renégocier s'il parvient à l'Elysée. Voici, dans le détail, le vote des députés.



Scrutin public sur 
l'ensemble du projet de loi autorisant la ratification du traité instituant le mécanisme européen de stabilité.

Nombre de votants : 438
Nombre de suffrages exprimés : 305
Majorité absolue : 153
Pour l'adoption : 261
Contre : 44
L'Assemblée nationale a adopté.

  • Groupe Union pour un Mouvement Populaire (305)

Pour : 250
MM. Yves Albarello, Alfred Almont, Jean-Paul Anciaux, Mme Edwige Antier, M. Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, MM. Pierre-Christophe Baguet, Patrick Balkany, Jean Bardet, Mmes Brigitte Barèges, Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jacques Alain Bénisti, Éric Berdoati, Jean-Louis Bernard, Jean-Yves Besselat, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Émile Blessig, Roland Blum, Claude Bodin, Joseph Bossé, Jean-Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Bruno Bourg-Broc, Mme Chantal Bourragué, M. Michel Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, M. Xavier Breton, Mme Françoise Briand, MM. Philippe Briand, Yves Bur, Dominique Bussereau, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, Bernard Carayon, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, MM. Yves Censi, Gérard Cherpion, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève Colot, MM. Jean-François Copé, Alain Cousin, Jean-Yves Cousin, Jean-Michel Couve, Mme Marie-Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Rémi Delatte, Richard Dell'Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Yves Deniaud, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Patrick Devedjian, Nicolas Dhuicq, Éric Diard, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Mme Cécile Dumoulin, MM. Jean-Pierre Dupont, Paul Durieu, Christian Estrosi, Gilles d' Ettore, Daniel Fasquelle, Yannick Favennec, Jean-Michel Ferrand, Alain Ferry, Daniel Fidelin, André Flajolet, Jean-Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie-Louise Fort, MM. Jean-Michel Fourgous, Marc Francina, Yves Fromion, Sauveur Gandolfi-Scheit, Jean-Paul Garraud, Gérard Gaudron, Jean-Jacques Gaultier, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Jean-Pierre Giran, Didier Gonzales, Jean-Pierre Gorges, François Goulard, Michel Grall, Jean Grenet, Mme Anne Grommerch, M. Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, M. Serge Grouard, Mme Pascale Gruny, M. Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean-Claude Guibal, Jean-Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Yves Jego, Mme Maryse Joissains-Masini, MM. Marc Joulaud, Alain Joyandet, Didier Julia, Christian Kert, Jacques Kossowski, Patrick Labaune, Mme Fabienne Labrette-Ménager, M. Jacques Lamblin, Mme Marguerite Lamour, MM. Jean-François Lamour, Raymond Lancelin, Pierre Lang, Mme Laure de La Raudière, MM. Pierre Lasbordes, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Jean-Marc Lefranc, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Dominique Le Mèner, Jacques Le Nay, Jean-Louis Léonard, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, M. Gérard Lorgeoux, Mme Gabrielle Louis-Carabin, MM. Daniel Mach, Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean-François Mancel, Mme Christine Marin, MM. Hervé Mariton, Alain Marleix, Mme Henriette Martinez, MM. Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jean-Philippe Maurer, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Gérard Menuel, Damien Meslot, Philippe Meunier, Jean-Claude Mignon, Pierre Morange, Pierre Morel-A-L'Huissier, Philippe Morenvillier, Jean-Marie Morisset, Georges Mothron, Etienne Mourrut, Alain Moyne-Bressand, Renaud Muselier, Jean-Marc Nesme, Jean-Pierre Nicolas, Yves Nicolin, Hervé Novelli, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Bernard Perrut, Michel Piron, Henri Plagnol, Serge Poignant, Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Jacques Remiller, Bernard Reynès, Franck Riester, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Marie-Josée Roig, Jean-Marie Rolland, Michel Rossi, Mme Valérie Rosso-Debord, MM. Jean-Marc Roubaud, Max Roustan, Martial Saddier, Francis Saint-Léger, Paul Salen, Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean-Pierre Schosteck, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Jean-Pierre Soisson, Michel Sordi, Daniel Spagnou, Eric Straumann, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Jean-Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel Terrot, Jean-Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Yves Vandewalle, François Vannson, Mmes Isabelle Vasseur, Catherine Vautrin, MM. Patrice Verchère, Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul Victoria, Philippe Vitel, Gérard Voisin, Michel Voisin, Eric Woerth, Gaël Yanno et Michel Zumkeller.

Abstention : 2
MM. Jacques Myard et Lionel Tardy.

Non-votants : 2
MM. Bernard Accoyer (Président de l'Assemblée nationale) et Louis Giscard d'Estaing (Président de séance).

  • Groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers Gauche (197)

Contre : 20
Mme Gisèle Biémouret, MM. Christophe Bouillon, Julien Dray, Olivier Dussopt, Henri Emmanuelli, Mme Martine Faure, MM. Hervé Feron, Pierre Forgues, Mmes Pascale Got, Sandrine Hurel, MM. Régis Juanico, Gilbert Le Bris, Kléber Mesquida, Mmes Catherine Quéré, Marie-Line Reynaud, Chantal Robin-Rodrigo, Odile Saugues, MM. Pascal Terrasse, Philippe Tourtelier et Jacques Valax.

Abstention : 130
MM. Jean-Marc Ayrault, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Mmes Delphine Batho, Marie-Noelle Battistel, Chantal Berthelot, MM. Jean-Louis Bianco, Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Jean-Michel Boucheron, Marie-Odile Bouillé, Mme Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. François Brottes, Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean-Christophe Cambadélis, Thierry Carcenac, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Jean-Paul Chanteguet, Gérard Charasse, Alain Claeys, Mme Marie-Françoise Clergeau, MM. Pierre Cohen, Catherine Coutelle, Mme Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Pascal Deguilhem, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Bernard Derosier, Michel Destot, René Dosière, Tony Dreyfus, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Christian Eckert, Mme Corinne Erhel, MM. Laurent Fabius, Albert Facon, Mmes Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, M. Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, MM. Jean Gaubert, Paul Giacobbi, Jean-Patrick Gille, Jean Glavany, Daniel Goldberg, Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman-Rispal, M. François Hollande, Mmes Monique Iborra, Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Armand Jung, Mme Marietta Karamanli, MM. Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Lambert, Mme Colette Langlade, MM. Jean Launay, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Patrick Lebreton, Jean-Yves Le Déaut, Michel Lefait, Jean-Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, M. Patrick Lemasle, Mmes Catherine Lemorton, Annick Lepetit, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Apeleto Albert Likuvalu, François Loncle, Victorin Lurel, Jean Mallot, Louis-Joseph Manscour, Mmes Jacqueline Maquet, Marie-Lou Marcel, Marie-Claude Marchand, MM. Jean-René Marsac, Philippe Martin, Mme Frédérique Massat, M. Gilbert Mathon, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Henri Nayrou, Mmes Marie-Renée Oget, Dominique Orliac, MM. Michel Pajon, Christian Paul, Germinal Peiro, Jean-Luc Perat, Mmes Marie-Françoise Pérol-Dumont, Sylvia Pinel, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, Dominique Raimbourg, Simon Renucci, Marcel Rogemont, Bernard Roman, Gwendal Rouillard, René Rouquet, Michel Sapin, Mme Marisol Touraine, MM. Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Manuel Valls, Michel Vauzelle, André Vézinhet, Alain Vidalies et Philippe Vuilque.

  • Groupe Nouveau Centre (24)

Pour : 11
MM. Jean-Pierre Abelin, Thierry Benoit, Christian Blanc, Charles de Courson, Jean Dionis du Séjour, Francis Hillmeyer, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Jean-Luc Préel, André Santini et Francis Vercamer.

  • Groupe Gauche Démocrate et Républicaine (20)

Contre : 18
Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mme Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Marc Dolez, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Jean-Paul Lecoq, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.

  • Non inscrits (13)

Contre : 6
Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont-Aignan, Noël Mamère, Anny Poursinoff, François de Rugy et Dominique Souchet.

Abstention : 1
M. Daniel Garrigue.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 13:33

La sortie de l'euro soutenue par deux Nobels, mais ignorée des médias

Laurent Pinsolle - Blogueur associé | Mardi 7 Février 2012 à 05:01 | Lu 7807 fois


Joseph Stiglitz et Paul Krugman, tous deux Prix Nobel, défendent l'idée qu'une sortie de l'euro serait un moindre mal pour nombre de pays de l'Union. Mais, regrette Laurent Pinsolle, l'actualité de ces thèses est encore largement ignorée dans les médias.



Lentement, mais sûrement, la sortie de l’euro gagne le soutien d’un nombre grandissant d’économistes, notamment Joseph Stiglitz et Paul Krugman. Pourtant, d’un point de vue médiatique, le débat reste tout aussi caricatural comme l’a montré l’émission de M6 hier soir.

Les critiques de Joseph Stiglitz

Joseph Stiglitz critique les politiques menées dans la zone euro depuis deux ans, avertissant dès mai 2010, que « l’austérité mène au désastre ». Mais s’il soulignait que les pays en difficulté auraient besoin de dévaluer, il ne passait pas le Rubicon. Dès octobre 2010, il avait souligné que « la différence des politiques convenant aux pays enregistrant des excédents commerciaux élevés et ceux qui sont déficitaires implique que la monnaie unique subit des tensions intenses ».
 
Dès janvier 2011, il évoquait une sortie de la Grèce et de l’Espagne pour retrouver leur compétitivité. Mais le « prix Nobel » d’économie 2001 a franchi un nouveau pas lors d’un forum en Asie en début d’année. Il a comparé les politiques suivies à « la pratique de la saignée dans la médecine médiévale ». Mieux, il a fait un parallèle avec le destin de l’étalon-or après la crise de 1929 en affirmant que « ce sont les premiers pays à l’avoir quitté qui s’en sont sorti le mieux ».

Le revirement de Paul Krugman

Paul Krugman, l’autre « prix Nobel » d’économie progressiste, a lui aussi toujours été très critique à l’égard des politiques suivies en Europe. Dès la fin 2010, il soulignait que l’Islande se sortait mieux de la crise que l’Irlande du fait qu’elle a pu fortement dévaluer sa monnaie, ce qui est impossible dans la zone euro. La situation début 2012 confirme cela. L’an dernier, il soulignait également que l’euro renchérissait le taux des emprunts de l’Espagne par rapport à la Grande-Bretagne.
 
Mais, fin octobre, il est allé encore plus loin en affirmant que « l’élite européenne, de toute son arrogance, a bloqué le continent en un système monétaire qui a recréé la rigidité du modèle d’excellence, et (…) celui-ci s’est transformé en piège mortel ». Mieux, il a affirmé que « l’Europe se porterait sans doute mieux s’il (l’euro) s’écroulait plutôt aujourd’hui que demain ». Fin janvier, il a déclaré dans le Mond e, que « tout semble inextricable », détaillant les vices de forme de la zone euro.

La bataille des idées est gagnée

Le revirement progressif de Joseph Stiglitz et Paul Krugman s’ajoute aux critiques de Maurice Allais il y a vingt ans ou celle d’un autre « prix Nobel », Amartya Sen, comme le rapporte le blog du Manifeste pour un débat sur le libre-échange. Bref, il y a des dizaines d’économistes qui sont aujourd’hui partisans d’une sortie de la monnaie unique, ce qui devrait tout de même inciter certains commentateurs politiques à un peu plus de mesure quand ils évoquent ce débat.
 
Bref, la bataille des idées semble gagnée. L’OIT souligne le rôle des bas salaires allemands dans la crise actuelle, démontrant que l’euro pousse les salaires à la baisse. Alors que les soutiens de la monnaie unique se contentent d’évoquer les sept plaies d’Egypte, des critiques robustes de l’euro peuvent être trouvées partout sur Internet ou en librairie : Jacques Sapir (qui vient de sortir un livre ), Philippe Murer, du Manifeste pour un débat sur le libre-échange ou Jean-Paul Letombe.
 
J’ai aussi contribué au débat en publiant une demi-douzaine d’articles et deux vidéos qui synthétisent les arguments en faveur d’une sortie, tout en en développant les modalités. Vous pouvez également trouver de très bonnes contributions, signés Edgar, du blog La lettre volée, Philippe Murer, sur Marianne 2 ou Jacques Sapir. Enfin, ce papier du Financial Times démontre bien que le franc ne perdrait pas de valeur par rapport à l’euro, car il restera entre le mark et les monnaies du Sud.
 
Hier, sur M6, les journalistes se sont moqués du monde en évoquant une hausse du prix de l’essence de 25 % (alors que 60 % du prix sont des taxes), une hausse des prix de 10 % en 3 mois (alors que la dépréciation de 20 % de la livre avait provoqué 2 points d’inflation de plus il y a 3 ans en Grande-Bretagne) ou une hausse de la dette (alors que le franc serait stable face à l’euro). En outre, il est inadmissible de n’avoir fait parler que des économistes opposés à la sortie alors qu’il y en a tant qui y sont favorables et de choisir Marine Le Pen comme seule porte-parole.
 
Bref, aujourd’hui, tout se passe comme si nous avions gagné la bataille des idées. Où sont les contributions au débat solides défendant la monnaie unique autrement qu’en prévoyant l’apocalypse ? Dommage qu’une grande partie des médias n’en rendent pas compte de manière plus impartiale.

Retrouvez Laurent Pinsolle sur son blog.


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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 14:47

Les campagnes électorales sont toujours pleines d'imprévus et d'événements exceptionnels. Mais s'il y a bien une chose rare, c'est de voir un homme politique de haut niveau reconnaître avoir eu tort. Dimanche soir, BFM TV recevait le candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon.

 

 

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Au détour d'une question sur le traité de Maastricht, ce dernier a fait un mea culpa dans les règles de l'art, alors qu'il était face à Mélanie Delattre (aux alentours de la 7ème minute, sur cette vidéo).

 

 

"- Cette Europe ranime les nationalismes. Cette Europe est une Europe des compétitions.

- Oui mais à l'époque, vous disiez : "On va mettre de la politique face au libéralisme, face à l'Europe des marchés". Vous n'avez pas l'impression que c'est un échec ? Et aujourd'hui comment on va mettre de la politique ?

- Là, vous touchez juste. C'est un échec absolu. Tous ceux qui, comme moi, ont cru à l'époque qu'on allait mettre de la politique se sont fait rouler. C'est Chevènement qui avait raison ! C'est le contraire qui s'est passé. On a ouvert, en grand, le pouvoir absolu à la finance."

 

 

Voir un dirigeant politique de ce calibre reconnaître ses torts et louer les analyses de l'un de ses concurrents à l'élection suprême, voilà un geste d'une noblesse et d'une élégance rares. Une réaction qui mérite d'être saluée !

 

D'une manière plus anecdotique, nous noterons également qu'au cours de la même émission, c'est Christian Estrosi qui est venu rappeler que la crise que connait actuellement la zone euro n'est pas tombée du ciel mais qu'elle n'est en réalité que la conséquence directe de la ratification du traité de Maastricht, qui a entériné la création d'une monnaie unique mal pensée dès le départ (aux alentours de la 5ème minute, sur cette vidéo).


 

"Vous abordez le cœur du problème. Pourquoi renégocie-t-on aujourd'hui un traité ? Parce que nous voyons que toutes les erreurs sont parties du même point. Le premier point, c'est Maastricht. Les autres traités ont découlé de Maastricht."

 

 

Cette analyse qui relève de l'évidence est désormais partagée par une large partie de l'échiquier politique, il est vrai. Bien peu peuvent cependant se vanter d'avoir eu la même constance dans les idées que le sénateur de Belfort.

 

Il aura fallu attendre 20 ans pour que les analyses de Jean-Pierre Chevènement soient reconnues à leur juste valeur. Combien de temps faudra-t-il pour que ses analyses et ses propositions actuelles, sur la surévaluation de l'euro qui nous pénalise considérablement et sur sa nécessaire mutation en monnaie commune au cas où l'Allemagne refuserait de transiger sur le rôle de la Banque Centrale Européenne, sur l'indispensable réindustrialisation de la France pour sauvegarder son système social, sur la reprise en mains des institutions bancaires et financières, sur la construction d'une Europe réaliste, qui ne nous offre pas pour seul horizon une austérité à perpétuité, qui respecte enfin les nations qui la composent et qui ne brade pas leur souveraineté, soient entendues à leur tour ?

 

Publié le 19/12/2011 sur "Le Plus" du Nouvel Observateur

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