Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : André BAUP républicain de Gauche a la Mairie d'ALBI
  • André BAUP républicain de Gauche a la Mairie d'ALBI
  • : LE BLOG DU MOUVEMENT REPUBLICAIN ET CITOYEN DU TARN
  • Contact

Texte libre


                                         
  baup.andre@orange.fr                               
                                  

Archives

Articles Récents

21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 22:16

 

En 1997, le maire, Philippe Bonnecarrère fraichement élu, signait un contrat de concession des parkings souterrains avec la Serep . Contrat de 30 ans, qui non seulement concédait au privé la gestion des parkings souterrains mais également  1245 places de stationnement en surface .
Le loup était entré dans la bergerie !
Plus d'aménagements possibles pour la ville sans que la Serep soit consultée, celle-ci tient à conserver sa "vache à lait" qu'est la stationnement en surface. Il est évident que le stationnement en surface est beaucoup plus rentable que le stationnement en parkings souterrains. Là, les frais  d'entretien, de surveillance, de mises aux normes sont nuls pour la Serep, la mairie et la police municipale se chargent de tout: en particulier de faire entrer l'argent dans les caisses ....de la Serep
Il reste encore 15 ans de gestion et la société privée entre-temps passée sous contrôle d'une entreprise néerlandaise souhaite élargir le stationnement payant à de nouveaux secteurs, en partculier la zone autour du boulevard Andrieu ( est-il question du Lude ? ). Rentabilité oblige !

  Voilà un aspect d'une gestion calamiteuse des déplacements et stationnements dans notre ville....à suivre.

(voir article de La Dépêche du Midi ci-dessous)

.

 Albi. Le stationnement payant sera-t-il étendu ?

Repost 0
21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 22:08

Albi. Les élus appellent à une «gauche rassemblée»

André Baup (MRC), Marie-France de Truchis (EELV), Bernard Gilabert (PS), et Michel Albarède (PRG) appellent la gauche à se rassembler./ Photo DDM, Emilie Cayre. - Tous droits réservés. Copie interdite.
André Baup (MRC), Marie-France de Truchis (EELV), Bernard Gilabert (PS), et Michel Albarède (PRG) appellent la gauche à se rassembler./ Photo DDM, Emilie Cayre. ()

André Baup (MRC), Marie-France de Truchis (EELV), Bernard Gilabert (PS), et Michel Albarède (PRG) appellent la gauche à se rassembler./ Photo DDM, Emilie Cayre.

Les choses s'accélèrent dans la perspective des élections municipales de 2014. Hier, huit conseillers de l'opposition locale ont publié un communiqué intitulé «Le changement à la mairie d'Albi: la gauche rassemblée». Ce message n'arrive pas par hasard. Il intervient une semaine après la quasi-déclaration de candidature de Stéphanie Guiraud-Chaumeil, adoubée par Philippe Bonnecarrère. L'adjointe au maire est désormais favorite pour être tête de liste de la majorité sortante.

Mais la gauche veut elle aussi occuper le terrain. Les élus d'opposition, emmenés par Bernard Gilabert (PS) et Michel Albarède (PRG), les deux têtes de liste des municipales de 2008, dénoncent les dépenses de la ville, faisant référence au chantier des Cordeliers: «Le maire se comporte comme une diva oubliant son sens de l'équilibre et de la mesure.» Autre cible: la circulation jugée «catastrophique», «conséquence d'un manque d'anticipation associé à des décisions unilatérales et obstinées de fermetures de rues.»

Quelle tête de liste ?

Les quatre formations de gauche (PS, PRG, MRC et EELV) annoncent qu'elles vont travailler à la mise en place d'un programme municipal: «La parole doit être donnée aux Albigeois, aux associations et aux partenaires qualifiés».

Dans ce communiqué, les huit signataires tendent aussi la main au Front de gauche qui pour l'instant, n'est pas dans la logique d'une liste unique de l'opposition. Ils souhaitent pourtant, qu'un accord soit conclu avec cette formation.

Interrogés hier, ces élus n'ont pas souhaité s'exprimer sur leur future tête de liste. Mais tous les regards se tournent vers Bernard Gilabert. «Je suis pour l'instant, candidat à ma succesion à la tête de la section PS d'Albi» se contente de répondre avec un sourire, Bernard Gilabert qui devrait dans les prochaines semaines en dire plus sur ses intentions. Mais on le voit mal renoncer à briguer la tête de liste.

Repost 0
21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 09:59

La gauche rassemblée derrière Julien Landfried battra Patrick Devedjian à la régulière

image003.jpg Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, concernant l'annulation par le Conseil constitutionnel de l’élection de Patrick Devedjian dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine, jeudi 18 octobre 2012.



Le Conseil Constitutionnel a annulé fort logiquement l’élection de Patrick Devedjian dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine. C’est une bonne nouvelle pour la démocratie car cette décision rappelle que les règles sont les mêmes pour tous.

A l’occasion d’une nouvelle élection, les citoyens auront l’occasion de choisir entre le candidat du renouveau, Julien Landfried, soutenu par le Mouvement Républicain et Citoyen et le Parti Socialiste, et la candidature du système UMP 92.

J’appelle au rassemblement de toute la gauche et des écologistes pour confirmer et amplifier notre progression historique dans cette circonscription, battre la droite et élire un jeune républicain de talent et de convictions
Repost 0
Published by AB - dans MRC
commenter cet article
18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 16:13

La gauche rassemblée derrière Julien Landfried battra Patrick Devedjian à la régulière

 


Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, concernant l'annulation par le Conseil constitutionel de l’élection de Patrick Devedjian dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine, jeudi 18 octobre 2012.



Le Conseil Constitutionnel a annulé fort logiquement l’élection de Patrick Devedjian dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine. C’est une bonne nouvelle pour la démocratie car cette décision rappelle que les règles sont les mêmes pour tous.

A l’occasion d’une nouvelle élection, les citoyens auront l’occasion de choisir entre le candidat du renouveau, Julien Landfried, soutenu par le Mouvement Républicain et Citoyen et le Parti Socialiste, et la candidature du système UMP 92.

J’appelle au rassemblement de toute la gauche et des écologistes pour confirmer et amplifier notre progression historique dans cette circonscription, battre la droite et élire un jeune républicain de talent et de convictions

 

Mots-clés : julien landfried
Jeudi 18 Octobre 2012
MRC
Repost 0
Published by AB - dans MRC
commenter cet article
16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 09:52

16.10.12 à 05h00

Europe Le sénateur de Belfort remet le couvert Traité :


  
« Peut-être qu’un jour l’union de la France et de l’Allemagne sera la clé d’une refondation européenne » mais l’heure n’est pas venue., Photo Alexandre MARCHI

« Peut-être qu’un jour l’union de la France et de l’Allemagne sera la clé d’une refondation européenne » mais l’heure n’est pas venue., Photo Alexandre MARCHI

JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT, sénateur du Territoire de Belfort et président d’honneur du MRC, a utilisé la tribune du Sénat jeudi dernier pour expliquer son nouveau « non » européen, annonçant un avenir sombre pour notre pays.

Face à Bernard Cazeneuve, ministre socialiste des Affaires européennes, le pourfendeur de Maastricht a demandé l’irrecevabilité du Traité européen sur la stabilité, la coopération et la gouvernance qu’il qualifie de « disciplinaire et correctionnel ».

L’ancien ministre rejette le contrôle de la Cour de justice de l’Union européenne prévu dans le texte : « Le Haut conseil des finances publiques est un chien renifleur qui permettra de justifier les ingérences de la commission dans la procédure budgétaire ».

« Un coup terrible pour la protection sociale »

Tout en saluant les « quelques ajouts que le président de la République a obtenus de haute lutte », Jean-Pierre Chevènement estime que « le compte n’y est pas » et que « le Traité est resté tel qu’il était quand il a été signé ».

Pour lui, cela équivaut à un renforcement de « l’abandon de la souveraineté budgétaire » secrété par celui de la souveraineté monétaire : « Si ce traité devait entrer en vigueur, tous les pouvoirs budgétaires seraient transférés à une technocratie bruxelloise ou parisienne.

Or, la légitimité du parlement s’enracine dans le contrôle du budget. Ce Traité va engager l’Europe dans une spirale récessionniste. En France, ce sera un coup terrible pour la protection sociale, les services publics et une dépression assurée pour longtemps. Comment pourrions-nous réorienter l’Europe si nous sommes obligés d’avancer avec un pistolet sur la tempe ? ».

« Un saut dans le vide »

Le sénateur du Territoire de Belfort, stigmatisant le choix de la monnaie unique effectué en 1989, prône « un euro du nord et un euro du sud, ou une monnaie commune avec des parités négociées à l’intérieur d’un serpent monétaire bis », l’euro actuel étant réservé aux transactions internationales.

Sur un plan plus politique, il condamne par avance « un grand saut fédéral qui serait un saut dans le vide ou plutôt dans le noir ».

Et ne veut pas d’un président de la commission européenne élu au suffrage universel et d’un ministre européen des Finances qui aurait droit de veto sur les budgets nationaux : « Peut-être qu’un jour l’union de la France et de l’Allemagne sera la clé d’une refondation européenne, mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs ».

François ZIMMER

Repost 0
Published by AB - dans MRC
commenter cet article
12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 11:31

C'est fait , le maire Philippe Bonnecarrère vient de désigner sa "dauphine" pour le prochain mandat, Stéphanie Guiraud-Chaumeil !  Mais comme il est hors de question pour lui de lâcher le pouvoir, il se réserve le droit de diriger l'Agglo.

Agglo dont les  compétences ne cesseront d'augmenter, son infuence sur la gestion de la ville sera aussi importante que lors de ses derniers mandats.

Cela n'est pas sans rappeler qu'il y a quelque mois, à Moscou où le ballet est un art, Poutine présentait un "pas de deux" aux Russes en leur proposant de confier les rênes du pouvoir à Medvedev.

En fait, Poutine lachait la présidence du pays au profit de son dauphin Medvedev mais s'attribuait le poste de premier ministre, le tout sous couvert d'élections, bien entendu !

Certes, l'Hôtel de Ville d'Albi n'est pas le "Bolchoï" mais, devant ces méthodes, le rôle de la gauche unie en vue de conquérir la municipalité en 2014 devient primordial et une défaite suite à une désunion serait dramatique pour les albigeois.

Repost 0
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 13:32

Pour un "Comité permanent des partis de gauche et des écologistes"

 

maria2.jpgLes élections municipales frappent déjà à notre porte,  et après le succès des "primaires" aux dernières présidentielles, certains, à gauche, semblent pencher pour cette formule aux municipales (voir articles de presse de Jacques Valax et M.C. Bascoul), d'autres s'y opposent (Michel Albarède). Le Parti Communiste a déjà fait des propositions à ses partenaires et ne retient pas cette idée. Le Parti Socialiste quant à lui, attend peut-être son congrès de Toulouse pour se prononcer, son think tank "Terranova" a avancé cette proposition il y a quelques mois.

Si les primaires ont séduit les citoyens de gauche à l'occasion des présidentielles, la droite semble pencher aussi pour cette formule pour les prochaines en 2017, je ne suis pas sûr qu'il soit souhaitable de l'appliquer pour des élections locales, en particulier dans des villes de 50000 habitants. Pour ma part, je pense que le rôle des partis politiques doit rester prépondérant dans la rédaction du programme et la désignation de la tête de liste.

Comme le proposent certains élus socialistes et républicains, je suis plutôt séduit, à moins de 18 mois de l'échéance, par la mise en place d'un "Comité permanent des partis de gauche et des écologistes".

Ce Comité pourrait être également à l'origine d'"espaces de dialogue" rassemblant des citoyens de gauche, des militants associatifs et syndicaux et des personnalités imlpiquées dans la vie locale.

Repost 0
26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 14:57

la_depeche_logo.gif

 

PLAINE DES SPORTS: On avance lentement.


"Les chantiers avancent à une vitesse différente, en accéléré pour les Cordeliers, lentement pour d'autres", ironise André Baup, après une visite samedi à la plaine des sports où il s'est senti "un peu seul". Michel Franques, adjoint aux sports, a indiqué que l'appel d'offres pour construire les vestiairesva être passé. Il n'y a plus qu'un riverain avec qui ça bloque pour l'élargissement du chemein de la Guitardié qui mène au site de la route de Terssac.Michel Franques a annoncé que deux terrains supplémentaires vont être engazonnés ailleurs à Albi:"Cest déjà fait à Ranteil pour les filles du Sporting et ça commence à Lagrèze.

Repost 0
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 15:19

De gauche à droite: Anne-Marie Roquelaure, Agnès Berger et Marie-France de Truchis / DDM, Jean-Marie Lamboley ()

De gauche à droite: Anne-Marie Roquelaure, Agnès Berger et Marie-France de Truchis /    DDM, Jean-Marie Lamboley  

Trois conseillères municipales de l'opposition Marie-France de Truchis (Verts), Anne-Marie Roquelaure et Agnès Berger (PS) ont réagi hier, à la conférence débat de Jean Glavany, invité à l'université Champollion le 2 février dernier pour y présenter son livre La Laïcité, un combat pour la paix.

Selon elles, le fait de ne pas avoir été conviées à cette conférence est révélateur de la place réservée aux femmes dans l'univers de la politique, mais aussi dans la société : « Nous avons le droit de nous exprimer sur tous les sujets, et pas seulement sur celui de la famille. La laïcité nous concerne aussi! », explique Anne-Marie Roquelaure.

Chiffres à l'appui, toutes trois soulignent que l'application de la loi sur la parité en politique n'en est encore qu'à ses balbutiements.


 

Chères collègues,

 

Permettez-moi de ne partager qu'en partie votre "réaction" , en effet si je partage votre sentiment sur la place réservée aux femmes dans la société, il n'en est pas de même en politique en particulier à gauche. La loi sur la parité a réussi à faire entrer les femmes dans les assemblées issues des scrutins de liste. J'en veux pour preuve votre présence dans les mairies, les communautés de communes, les conseils régionaux, l'assemblée européenne, bientôt sous l'impulsion de la gauche dans les conseils départementaux.

Il ne reste plus qu'a vous imposer davantage au parlement .

Tout cela est le résultat de votre lutte mais il nous reste beaucoup à faire dans la société, c'est vrai !

 

En effet, 83% des personnes travaillant à temps partiel sont des femmes.

Les femmes gagnent en moyenne 25% de moins que les hommes.

Malgré une présence massive dans les études supérieures , les femmes sont quasiment absentes des hiérarchies des entreprises.

Le travail de nuit des femmes a augmenté plus vite que celui des hommes (merci l'Europe).

Retraite: seules 44% des femmes  ont une carrière complète contre 86% des hommes.

Malgré de meilleurs résultats, les filles font des études plus courtes que les garçons et s'orientent davantage vers des branches littéraires aux débouchés moins rémunérateurs.

 

Avec vous

 

André Baup

 

 

 


Repost 0
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 11:58


Tribune de Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg et Guillaume Bachelay parue dans le quotidien Libération, mercredi 18 avril 2012.


Nous voulons une autre Europe, solidaire et volontaire
Nous représentons trois générations de militants et responsables de gauche. Trois générations aussi de républicains inquiets de l’Europe telle qu’elle va, ou plutôt telle qu’elle ne va pas.

En 2005, nous avons refusé le traité constitutionnel au nom d’une Europe plus offensive et moins naïve dans la mondialisation. Depuis, la réalité a hélas dépassé nos craintes. Elus de territoires industriels, nous vivons les effets de l'investissement timide, de la concurrence rigide, de la politique monétaire fautive, de la stratégie commerciale passive.

Pro-européens convaincus mais alter-européens résolus, nous voulons que l’Europe soit la puissance solidaire et volontaire qu'attendent les peuples. C’est pour que le changement en France rende possible le changement en Europe que nous nous engageons aux côtés de François Hollande.

En 2007, le candidat sortant avait promis de se battre pour une Europe qui protège. Ont suivi cinq ans de renoncements face à l’ultra-libéralisme et à l’hyper-austérité sur le continent. L’agenda social et les enjeux commerciaux n’ont pas été inscrits à l’ordre du jour de la présidence française de l’UE en 2008, pas plus qu’ils n’ont été abordés au G20 que M. Sarkozy présida en 2011.


Les pactes « de compétitivité » et « pour l’euro plus », conçus par le président français et la chancelière Merkel, ont imposé le versant libéral du modèle allemand : pseudo-règles d'or dans les constitutions des Etats, désindexation des salaires sur les prix, retraite progressivement reculée à 67 ans, harmonisation de l’impôt sur les sociétés vers le moins-disant. En revanche, ont été ignorées des solutions, positives celles-là, éprouvées outre-Rhin tels que le financement des PME ou la formation des salariés.

Même approche pour le « Traité de stabilité » adopté à l’initiative des droites franco-allemandes : tout pour l'austérité, rien contre la récession et le chômage. Qu'elle étrangle le peuple grec ou asphyxie l’Espagne n’ébranle pas leur dogmatisme.

Face à cette panne d’Europe, l’élection de François Hollande est d’intérêt général européen.
Parce que son projet vise à dépasser le Oui et le Non de 2005 sur la base d’une synthèse dynamique. Parce qu’il sait que sans relance de gauche, l’Europe libérale ne fera que renforcer les inégalités sociales et géographiques.

François Hollande renégociera et complètera l’accord européen pour combattre la crise et préparer l’après-crise. Dès son élection, il proposera à nos partenaires un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance : coordination des politiques économiques pour des projets d’infrastructures énergétiques, de transport et de santé ; fonds européen face aux marchés avec la Banque centrale européenne ; euro-obligations pour financer les grands chantiers et mutualiser une partie des dettes souveraines ; reprise en main du secteur bancaire ; réciprocité commerciale face au dumping ; politique du taux de change pour en finir avec l’euro cher qui plombe les entreprises européennes. Afin de relever ensemble ces défis, François Hollande proposera un traité d'amitié dans l'égalité entre la France et l’Allemagne. Cinquante ans après le texte de l'Elysée signé par De Gaulle et Adenauer, il symbolisera la nouvelle espérance européenne.

De son côté, le candidat sortant agite les peurs : « vous n’y arriverez pas ». Ce n’est pas parce qu’il a déserté la cause de l’Europe et échoué à changer la vie des Européens qu’il doit interdire à la gauche de vouloir réussir.

Au fond, ce qu'il dit importe peu. Déterminante, en revanche, est la mobilisation des citoyens – et d’abord à gauche – à l’heure où peuvent bouger les lignes et où la gauche européenne a tiré les leçons de l’expérience.

A la fin des années 1990, le libéralisme était triomphant. Aujourd'hui, les solutions régulatrices et interventionnistes sont portées à tous les échelons : par les socialistes français et leurs alliés, par le SPD allemand, par le Parti socialiste européen. A gauche en Europe, tous en conviennent : nous vivons une crise de système et non de conjoncture.

En 1997, rares étaient les dirigeants à considérer que l’Europe faisait fausse route. En 2012, alors qu’une nouvelle crise financière est possible et que l'Union compte 25 millions de chômeurs, la prise de conscience se généralise. Certes, face à l’urgence, les dirigeants européens ont accepté les conditions dictées par les conservateurs allemands pour tenter de juguler la spéculation. Les pays qui avaient le couteau sous la gorge n’ont guère eu le choix. Quant à M. Sarkozy, il les a acceptées sans ciller, commettant à nos yeux sa plus lourde faute. Si la réduction de l’endettement ne fait pas débat – il en va de la souveraineté du politique face aux marchés –, le consensus grandit pour admettre que l’austérité généralisée relève du suicide collectif et non du plan de sauvetage. La dette ou la diète n’est pas une alternative.

Pour s'enclencher, la réorientation européenne doit être portée par un pays et un responsable profondément attachés à la construction européenne. C’est le cas de la France, pays fondateur dont les choix furent souvent des avant-gardes. C’est le cas de François Hollande, militant inlassable de l’unité des Européens, qui sait que les révoltes doivent trouver un débouché politique dans les réformes. Changer d'Europe suppose d'être sérieusement à gauche et d’une gauche sérieuse.

Droite austéritaire ou gauche de croissance ? Le choix de l'élection présidentielle ne concerne pas 43 millions d’électeurs français, mais un demi-milliard de citoyens ou futurs citoyens en Europe. Une fois encore, pour une Europe de progrès, la France a rendez-vous avec l’Histoire.

-------
Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).
Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire.
Guillaume Bachelay, vice-président PS de la Région Haute-Normandie.

Repost 0
Published by AB - dans MRC
commenter cet article