Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : André BAUP républicain de Gauche a la Mairie d'ALBI
  • André BAUP républicain de Gauche a la Mairie d'ALBI
  • : LE BLOG DU MOUVEMENT REPUBLICAIN ET CITOYEN DU TARN
  • Contact

Texte libre


                                         
  baup.andre@orange.fr                               
                                  

Archives

Articles Récents

23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 09:53

 
Sécurité sociale : contre la franchise des soins

Par Elie ARIE (MOUVEMENT REPUBLICAIN et CITOYEN)

QUOTIDIEN : mercredi 23 mai 2007

Elie Arié cardiologue, ex-secrétaire national à la Santé du Mouvement républicain et citoyen, enseignant associé au Conservatoire national des arts et métiers.

Nicolas Sarkozy doit affronter aujourd'hui une question majeure : procède-t-il à de simples débauchages de personnalités qui supportent mal l'idée d'être écartées des responsabilités pour cinq et peut-être dix ans, ou est-il vraiment capable de s'ouvrir intellectuellement à certaines idées de la gauche ? Une réponse spectaculaire pourrait être apportée par le seul signe vraiment significatif d'ouverture qui soit : sa capacité à écouter les arguments, à se laisser convaincre, et à renoncer à une mesure insuffisamment réfléchie.

Je pense, bien entendu, au projet d'une franchise sur le remboursement des soins, censée «responsabiliser» les assurés sociaux. L'absurdité à la fois sanitaire, sociale et économique de cette mesure purement idéologique n'est pas difficile à démontrer.

Car de deux choses l'une : ou bien cette mesure ne sera pas financièrement dissuasive pour la consommation de soins ­ il ne s'agirait alors que d'une nouvelle forme de baisse des remboursements des soins, venant s'ajouter à bien d'autres, et son effet de «responsabilisation» n'est qu'une astuce de communication ; ou bien son montant sera effectivement dissuasif sur la consommation, et on est là en pleine incohérence.

­ Economiquement, on ne peut responsabiliser par l'argent une consommation qui est, pour l'essentiel, une consommation subie et non choisie (on ne choisit pas d'être malade) : qui a les compétences nécessaires pour juger qu'un scanner ou un médicament prescrits par son médecin ne sont pas indispensables ? La dissuasion financière frappera aveuglément les consommations médicales aussi bien abusives qu'indispensables des revenus les moins élevés, elle sera sans effet sur les consommations médicales abusives des revenus les plus élevés.

­ Sanitairement, en freinant la consommation médicale des malades aux revenus les plus faibles, elle contribuera à rendre les diagnostics plus tardifs, et à transformer des maladies traitées trop tardivement en maladies plus graves, donc plus chères ; elle s'opposerait à tous les discours sur la prévention, qui implique les consultations régulières avant même d'être malade, et qui ont amené la plupart des pays développés (la Grande-Bretagne, le Japon, ou l'Espagne) à faciliter financièrement le plus possible le recours au médecin généraliste, en supprimant tout ticket modérateur ou toute avance de frais de la part des patients.

­ Et si l'objectif est de responsabiliser par l'argent, la seule mesure efficace consisterait à responsabiliser les vrais ordonnateurs de dépenses, qui sont les médecins. Ce qui est fait en Allemagne, avec le système des lettres-clés flottantes et les récentes réformes introduites par Angela Merkel sur le coût moyen des ordonnances ; en Grande-Bretagne, par le système des General Pratictioners Fundholders introduit par Margaret Thatcher (sans toucher à la gratuité des prestations pour les malades) : mais sans doute ne faut-il pas trop en demander... (Il faut d'ailleurs remarquer que ce qui a causé la chute de Margaret Thatcher, c'est le projet d'un impôt d'un montant identique pour tous, indépendant des revenus, tout à fait semblable au principe de cette franchise identique pour tous, indépendante des revenus.)

En revenant sur ce projet absurde à tout point de vue, Nicolas Sarkozy apporterait une preuve spectaculaire de sa capacité d'écoute, de son absence d'aveuglement idéologique, et de la sincérité de son désir d'ouverture, qui ne peut être que l'ouverture aux arguments, et non aux individus : en sera-t-il capable ? Nous aurons bientôt la réponse.



http://www.liberation.fr/rebonds/255525.FR.php

Vos réactions et vos questions
Soyez le premier à réagir en cliquant sur "Ajouter un commentaire" ci-dessous

publié par André BAUP, mairie d'ALBI.

Repost 0
Published by André BAUP - dans MRC
commenter cet article
22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 08:52

Pour un grand parti de gauche

Sami Naïr, dans une longue tribune à Libération du 15 mai, sonne « l'heure du rassemblement ». Je l'approuve entièrement, non pas seulement parce que la proximité des élections législatives le commande, mais parce que la création d'un grand parti de gauche, enraciné dans les couches populaires, capable de gouverner, donc républicain et rassembleur, s'impose pour offrir à notre peuple, dans le monde de la globalisation, le projet d'une Europe à la fois sociale et indépendante.

Jean-Pierre Chevènement

publié par André BAUP, mairie d'ALBI.

Vos réactions et vos questions
Soyez le premier à réagir en cliquant sur "Ajouter un commentaire" ci-dessous
Repost 0
Published by André BAUP - dans MRC
commenter cet article
16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 18:45

Les députés radicaux de gauche :

 

Gérard Charasse,

Député et

Conseiller général de l’Allier

Joël Giraud,

Député des Hautes-Alpes,

Vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur

François Huwart,

Ancien Ministre,

Député-Maire de Nogent le Rotrou

Chantal Robin-Rodrigo,

Député des Hautes-Pyrénées,

Vice-présidente du Conseil général des Hautes-Pyrénées

Roger-Gérard Schwartzenberg,

Ancien Ministre,

Député-Maire de Villeneuve-Saint-Georges,

Président d’Honneur du PRG

Emile Zuccarelli,

Ancien Ministre,

Député-Maire de Bastia,

Président d’Honneur du PRG

 

Le 16 mai 2007

 

Communiqué

 

 

Les déclarations de Jean-Michel Baylet, à la sortie du bureau de Nicolas Sarkozy, appelant au rapprochement des radicaux de droite affiliés à l’UMP et des radicaux de gauche n’ont fait l’objet d’aucune concertation, délibération ni même information préalable des instances du PRG.

 

Nous les désapprouvons.

 

Elles n’engagent en aucune façon le Parti Radical de Gauche.

 

Le PRG a activement participé, dès le 1er tour, à la campagne de Ségolène Royal. L’engagement à gauche de ses élus et de ses militants est indiscutable. Nous entendons évidemment y demeurer fidèles.

publié par André BAUP, mairie d'ALBI.

 

Repost 0
Published by André BAUP - dans MRC
commenter cet article
15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 23:27

M. Ernest-Antoine Seillière, Président de Businesseurope, adresse à M. Sarkozy à peine élu, une ferme mise en demeure dans Le Monde du 15 mai 2007 :

« Nous attendons que M. Sarkozy, avec son énergie et son talent, renoue les fils cassés en 2005 … Le protectionnisme européen est mort avec le marché unique… En Europe, on attend de M. Sarkozy qu'il engage ce qui aurait déjà dû l'être : l'adaptation du marché du travail, la flexisécurité, la réforme des systèmes de retraites … ».

Pour bien se faire comprendre, il ajoute : « Les délocalisations ne sont qu'un phénomène marginal … A Businesseurope, on ne considère pas que l'euro soit à un niveau qui freine la croissance … [Entre pays européens] il n'y a pas de dumping social ». Fermez le ban. La campagne électorale est terminée et M. Sarkozy est fermement prié d'oublier ses propos sur la préférence communautaire et la nécessité d'un euro compétitif. On ne saurait être plus clair pour rappeler à M. Sarkozy qui tient la laisse.
J.P.Chevènement

publié par André BAUP, mairie d'ALBI.
Repost 0
Published by André BAUP - dans MRC
commenter cet article
15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 16:09

 

Pour le quotidien des néoconservateurs de New York, pas de doute, Sarkozy est des leurs. Et il mérite les honneurs de la Maison-Blanche.

 

La guerre fait rage en Irak, en Afghanistan, au Soudan, mais aussi sur les rives plus chics de la Seine. Un vieux gaulliste fatigué se prépare au départ. Une jeune et jolie socialiste est offerte au peuple. Les Français accueillent tout cela en se rendant aux urnes plus massivement que jamais. Il n’en est quasiment pas un qui n’ait pas voté. Et qui les Français élisent-ils ? George W. Bush lui-même, parfaitement.


Bon, c’est un peu exagéré, sans doute. Mais l’élection de Nicolas Sarkozy s’inscrit bien dans la disparition progressive de cette “vieille Europe” jadis raillée par Donald Rumsfeld, cette Europe dans laquelle le président Chirac s’entendait avec le chancelier Schröder afin de contrebalancer l’atlantisme de Tony Blair. Nicolas Sarkozy, lui, va rejoindre la nouvelle chancelière allemande, Angela Merkel, et le probable successeur de Blair, Gordon Brown, dans le chœur des dirigeants européens qui tiennent à entretenir des rapports étroits avec Washington. Alors, messieurs les démocrates au petit doigt en l’air, grands admirateurs de l’ONU, qui décriiez la mise à distance de l’Europe par Bush, comment comptez-vous expliquer ce revirement de situation ?


Nicolas Sarkozy représente, selon son propre mot, une “rupture” avec le gaullisme tel que le pratiquait Jacques Chirac. Le nouveau président adopte une position, en matière ­d’affaires étrangères, qui non seulement n’est pas antiaméricaine, mais que certains jugent même proaméricaine. Sa conception des relations avec Israël et le monde arabe rappelle celle des socialistes français de la IVe République, pour qui la plupart des menaces planant sur la France venaient des pays arabes, l’Etat hébreu étant considéré comme un allié.


Lors de sa visite aux Etats-Unis, en septembre dernier, Nicolas Sarkozy a rencontré George Bush, mais il a aussi sollicité un entretien privé avec les grands représentants de la communauté juive américaine. C’était une rupture avec la diabolisation traditionnelle du “lobby juif américain” dont sont coutumières les élites politiques françaises. Idem de la cour assidue et couronnée de succès qu’a faite le candidat UMP aux Juifs de France, qui est l’une des histoires fortes et pourtant méconnues de cette élection. Pour la première fois, un président français va pouvoir dire qu’il doit sa victoire, pour une part, à une campagne organisée en sa faveur au sein de la communauté juive.


Quelle ironie ! Nicolas Sarkozy, un fils ­d’immigrés qui, comme l’a rappelé Jean-Marie Le Pen avant le premier tour, a ­“trois grands-parents étrangers”, était dépeint en “ennemi” des immigrés et en champion d’une identité nationale française plus ­intégrée. Pour tous ceux qui, comme moi, ont passé beaucoup de temps à essayer de faire comprendre Reagan aux Européens, Nicolas Sarkozy a encore énormément à apprendre sur l’économie de l’offre. Ce qui ne l’empêche pas de décrire la France comme une économie complaisante à l’excès, allergique au risque, paresseuse et improductive. Quoi qu’il en soit, son élection est indubitablement une bonne chose pour l’Amérique et pour tous ceux qui ont pris les armes pour défendre notre cause et celle de la liberté. Et un encouragement pour les républicains inquiets dans la perspective des élections américaines de 2008. Après avoir reçu ce week-end la reine Elisabeth II, George Bush est donc prié de briquer à nouveau les vitres donnant sur la roseraie de la Maison-Blanche pour donner un dîner officiel en l’honneur du nouveau président de la Ve République. Ce sera un raout qui nous mettra du baume au cœur à tous.

 

The New York Sun

publié par André BAUP, mairie d'ALBI.

Repost 0
Published by André BAUP - dans MRC
commenter cet article
13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 23:27
Un site internet, Rue89, actuellement inaccessible, raconte que le Journal du dimanche paru aujourd'hui a renoncé à publier une information concernant Cécilia Sarkozy.
Un examen, par ses journalistes, de la feuille d'émargement du bureau de vote de Neuilly où l'épouse du nouveau président est inscrite, montrerait qu'elle se serait abstenue de son devoir de citoyenne le dimanche du second tour. En effet, si elle s'était présentait avec son mari le 22 avril son absence avait été notée le 6 mai dernier à ses côtés.
L'information de cette abstention n'a finalement pas trouvé sa place dans les pages du Journal du dimanche. Pourquoi? Le site internet assure que le travail des journalistes a été mis de côté à la suite d'une intervention d'Arnaud Lagardère, patron du JDD et ami de Nicolas Sarkozy.
De son côté, Jacques Espérandieu, directeur de la rédaction du JDD, s'il confirme l'enquête des journalistes et le résultat de celle ci, dément toute intervention d'Arnaud Lagardère. Il explique et raconte que son téléphone a beaucoup sonné dans la journée d'hier, au moment d ela fabrication de son journal, mais qu'il a pris seul la décision de ne pas faire figurer l'information, d'une part parce que Cécilia Sarkozy, contactée, n'a pas souhaité répondre, et parce que, faute de sa confirmation, il a finalement considéré que le vote d'un citoyen relevait de la sphère privée. D'où sa décision finale.

L'épisode appelle plusieurs commentaires.
D'abord, qualifier de privée la décision d'abstention de Cécilia Sarkozy relève d'une pensée en plein désarroi. Que l'épouse du président de la République ne participe pas, au jour du choix, au choix de l'élu de la Nation, laisse perplexe. Elle aurait pu s'abstenir, voire voter pour l'adversaire de son mari, ceci n'aurait été que cocasse. Aller, en revanche, jusqu'à ne pas accomplir son devoir civique pose davantage de questions et peut aller jusqu'à compliquer son positionnement en tant que "première dame de France", pour utiliser une expression aussi surranée qu'avocatrice.
D'autre part, l'intervention réelle ou supposée d'Arnaud Lagardère ne pourra que renforcer le camp de ceux qui dénoncent la main mise sur les médias des amis de Nicolas Sarkozy. A ceux là, et même si je sais que mon propos se perdra dans le vent du "je vous 'lavais bien dit", je ferai remarquer que précisément l'intervention des amis pour protéger le pouvoir est impossible pour la seule raison qu'elle ne peut rester confidentielle. Trop de gens, trop de témoins, ont connaissance de ces faits pour risquer de les entreprendre.

La preuve par cette histoire, dont nous reparlerons sans doute dans les jours à venir.


Photo AFP
publié par André BAUP, mairie d'ALBI.
Repost 0
Published by André BAUP - dans MRC
commenter cet article
11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 19:36


     A l'automne 2006, Jean-Pierre Chevènement a renoncé à être candidat à l'élection présidentielle. Il a reçu du PS, en contrepartie de son retrait, la promesses d'une poignée de circonscriptions gagnables aux élections législatives dont celle qu'il a perdue en 2002 à Belfort. L'ancien ministre de L'Intérieur, mesurant alors la faiblesse de l'état major de Ségolène Royal, s'est totalement engagé à ses côtés et à fait travailler à son profit quelques plumes amies. Il a incontestablement exercé une influence sur la candidate socialiste qui semblait n'avoir confiance que dans le président d'honneur du MRC au grand regret des éléphants. Il sera dimanche l'invité du "Grand Jury RTL LCI Le Figaro" et nous livrera sa propre lecture de l'échec ainsi que sa vision d'une refondation de la gauche. Vos questions sont les bienvenues.

publié par Pierre-Luc Séguillon publié dans : blogpls
repris par André BAUP, mairie d'ALBI.
Repost 0
Published by André BAUP - dans MRC
commenter cet article
10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 15:30

Walter Bassan déporté, résistant, rescapé de Dachau,

Robert Lacroix, résistant,  

Constant Paisant résistant, ancien des Glières,

 

lancent un appel à un rassemblement sur le plateau des Glières dimanche 13 mai 2007 à midi pour dire :

  

 

Non, M. Sarkozy, les combattants des Glières ne sont pas récupérables !

 

M. Sarkozy vient de  réaliser une opération médiatique sur le lieu des combats de 1944, aux Glières.

Tantôt marchant absolument seul vers le monument, tantôt serré par des parlementaires de son parti  et entouré de micros et caméras, il est certain que M. Sarkozy  disposait d'un bon metteur en scène ce vendredi 4 mai 2007. Les dialogues étaient beaucoup moins affûtés : parler de la « sérénité » du lieu s'accommodait bien mal de la bousculade médiatique de ce jour là. Et les propos polémiques contre sa concurrente au poste de la Présidence de la République face aux micros tendus n'étaient pas dignes d'être proférés sur le lieu même du sacrifice des Résistants Unis.

 

M. Sarkozy  ne sert pas la mémoire des Glières et de la Résistance.

M. Sarkozy  se sert des  Glières.

Nul ne lui contesterait le droit de rendre un hommage personnel et discret aux hommes tombés ici.

Nul ne lui contesterait le droit de rendre un hommage public dans une fonction officielle.

Nous lui contestons le droit de récupérer un symbole historique au service de son ambition personnelle, dans une mise en scène détestable à quelques heures du scrutin.

 

La mémoire des combattants des Glières appartient au peuple français. Les avancées politiques issues de ces sacrifices et des combats de toutes les Forces Françaises de l'Intérieur doivent être défendues. Le programme du Conseil National de la Résistance, unifiant les composantes combattantes a permis des avancées sociales extraordinaires à la Libération.

Nous, nous y souscrivons toujours.

 

Nous appelons à un rassemblement digne sur le plateau des Glières, autour d'un repas tiré du sac et fraternellement partagé, dimanche 13 mai 2007 vers midi : citoyennes et citoyens de Haute-Savoie ou d'ailleurs sont conviés à montrer que ce sont des gens du peuple, d'origines très diverses, qui se sont dressés ici contre l'oppression.

Non, aucun politique en campagne, de quelque bord qu'il soit, n'aurait dû venir entacher l'esprit du plateau.

 

Haute-Savoie, le 5 mai 2007

 

*****************************

« Le mot "Non", fermement opposé à la force, possède une puissance mystérieuse qui vient du fond des siècles. »

extrait du discours prononcé par André Malraux, le 2 septembre 1973, à l'occasion de l'inauguration du Monument de la Résistance érigé par le sculpteur Gilioli sur le Plateau des Glières.

publié par André BAUP, mairie d'ALBI.

 

Repost 0
Published by André BAUP - dans MRC
commenter cet article
7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 19:32

André BAUP porte-parole du Mouvement Républicain et Citoyen du Tarn

 

Albi, le 7 mai 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen du Tarn tient à féliciter Ségolène Royal pour la campagne qu’elle a conduite avec force et caractère ces derniers mois. Son score en Midi-Pyrénées (53,29%), dans le Tarn (50,74%), à Albi (54,29%) démontre qu’elle a su rassembler la gauche et sa candidature a ouvert de réelles perspectives de refondation.

 

Un premier pas a été accompli. La gauche doit retrouver la confiance des salariés, du monde du travail, de tous ceux qui souffrent de la mondialisation libérale.

 

Cette refondation devra se poursuivre dans les prochains mois. Le MRC s’engagera pour qu’elle se réalise selon les exigences de la République : le progrès social et la justice sociale grâce aux valeurs de la Nation citoyenne, grâce à un Etat puissant et volontariste, grâce à la défense des services publics, grâce à l’égalité des droits et des devoirs.

 

Cette refondation est une obligation d’autant plus ardente que Nicolas Sarkozy mettra en œuvre dans les prochaines semaines les réformes ultralibérales qu’il a pris soin de cacher aux Français ces derniers mois.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen du Tarn appelle les Républicains de progrès, les Républicains sincères, les femmes et les hommes de gauche à se mobiliser et à se rassembler pour faire le meilleur résultat possible aux élections législatives des 10 et 17 juin et pour construire demain les conditions de l’alternative.


publié par André BAUP, mairie d'ALBI.

Repost 0
Published by André BAUP - dans MRC
commenter cet article
6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 01:41

 

Lettre persane à Monsieur Sarkozy

 

« Me permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil » que la France, terre de libertés m'a fait, de vous faire part de quelques réflexions concernant la situation intérieure de ce pays chéri de moi entre tous et de vous adresser cette lettre persane.

 

En effet, quelle n'est pas ma stupéfaction d'entendre ces jours-ci beaucoup de Français, ainsi  que la presse internationale, cette perfide, dire que la France vivrait ses derniers jours de démocratie parce qu'ils craignent  que vous accéderiez à la présidence de la République. Ils appuient leurs dires sur les différentes actions que vous auriez menées, en tant que membre du gouvernement. Ils ne comprennent pas, ces sots ! que bien au contraire, votre méthode devait servir d'exemple à toutes les dictatures et les prédateurs de la liberté qui sévissent en ce monde !

 

En effet, imaginez qu'en Irak par exemple, un directeur général des rédactions ait laissé publier une photo sur la couverture de son magazine, de Madame Saddam Hussein et son ami ; bien évidemment, Saddam Hussein aurait exécuté le responsable, arrêté et torturé l'ensemble de la rédaction et jusqu'au dernier ouvrier de l'imprimerie. Mais sous votre règne, Monsieur Sarkozy, vous avez eu l'immense bienveillance et l'exemplarité, de ne faire que licencier le directeur général des rédactions. Pour cela, je tiens à vous exprimer ma gratitude. Merci Monsieur Sarkozy.

 

Imaginez en Iran, qu'un éditeur ait publié un livre de révélations sur la famille du guide suprême, nous ne verrions plus ni éditeur, ni écrivain, ni distributeur, ni même vendeur à la criée ; tous auraient été emprisonnés, brutalisés, assassinés sauvagement sans autre forme de procès. Or ici, en France, dans la même situation, sous votre règne,vous avez eu l'immense gentillesse et bienveillance de ne faire qu'interdire la parution du livre concernant votre famille en ayant recours à des méthodes qui sont beaucoup plus civilisées. Merci Monsieur Sarkozy.

 

Là où les dictateurs agissent de manière ostentatoire, vous avez la délicatesse et générosité d'oeuvrer discrètement, en petites touches raffinées. En France, depuis que vous avez accédé au pouvoir de votre ministère et que vous aspirez au pouvoir suprême de la Présidence, l'apparence est sauve. Vraiment, grâce à votre attachement à l'humanité, la France devient un véritable modèle à suivre pour les dictatures : il existe d'autres moyens de répression, que le recours à l'arrestation, la torture, l'exécution des libres penseurs. Oh combien de vies vous sauvez ainsi! Merci Monsieur Sarkozy.

 

Là où, la Russie de Poutine, ou la Chine, assassine les journalistes, empoisonne, fait disparaître qui osent élever la voix par des hommes de main encagoulés devant chez eux, votre décision d'oeuvrer pour l'interdiction d'un livre décortiquant vos actions, écrit par un magistrat, est la marque d'un profond élan du coeur envers son auteur, que vous n'avez ni empoisonné, ni assassiné. Oh, combien le monde aurait un autre visage si les dictatures avaient suivi l'exemple de votre bienveillance envers ce magistrat . Merci Monsieur Sarkozy.

 

Là où j'ai vu  des dictateurs faire arrêter, tabasser, emprisonner l' auteur de caricatures politiques qui avait usé de son humour pour les représenter, vous vous êtes encore une fois démarqué. Loin de tous ces actes de barbarie, vous avez simplement demandé à rencontrer le caricaturiste, auteur de l'outrage contre vous, pour un échange de points de vue ! Si l'auteur a décliné votre invitation avec force de scandale, il ne s'est pas rendu compte quel sort lui aurait été réservé dans « l'autre monde » où l'on aurait brisé sa plume et son doigt avec. Merci Monsieur Sarkozy.
Je voudrais vous saluer pour l'ensemble de vos actions  qui tendent à laisser en liberté et en vie, ces libres penseurs, ces journalistes qui auraient certainement une fin tragique en Corée du Nord, en Irak, en Iran, en Russie, en Chine et dans plein d'autres pays sinistrement réputés.

 

Nombreux sont ceux qui prirent comme moi, le chemin de l'exil vers cette terre d'accueil qu'est la France, fuyant la répression subie dans leur pays. Tel fut, sans doute, la route prise par votre père qui trouva refuge dans ce berceau des libertés, vous permettant d'atteindre de hautes fonctions. Grâce à vos actions, marques d'une profonde bonté, vous avez montré combien vous êtes attaché à ces valeurs de liberté, combien vous savez rejeter toutes ces méthodes radicales d'assassinat, d'emprisonnement et de terreur.

 

Je tiens ici, très solennellement, à vous féliciter de l'efficacité de ces méthodes, qui ont emmené une grande partie de mes collègues journalistes, penseurs, à s'anesthésier, à ne plus oser prendre leur plume, s'auto censurant avant même que vous n'ayez matière à intervenir.

 

Citoyen français, journaliste et homme libre, j'ai pris mon appareil photo comme une arme contre toute forme de répression dés 16 ans, age où j'ai publié un journal dans mon pays natal, l'Iran, sous le régime du Shah. Au nom de cet attachement aux témoignages qui ne racontaient que l'injustice sociale et l'atteinte aux libertés fondamentales, la répression, j'ai subi des années de prison, la torture, et plus tard, l'exil sous le régime des Mollah, qui m'a conduit vers la France accueillante. Depuis mon arrivée sur cette terre de libertés, je n'ai cessé de poursuivre ma route comme témoin autour du monde des pays où la liberté reste une valeur fragile. Ces Destins Croisés , publiés dans la presse internationale, et dans une dizaine de livres, ont été accueillis par le Sénat et exposés sur les grilles du Jardin du Luxembourg, tel un appel à regarder l'autre monde.
Au fil de ces témoignages saisis dans une centaine de pays, j'ai pu constater combien l'autre monde regarde la France comme le porte drapeau de la liberté, celui qui a offert à l'humanité la Déclaration des droits de l'Homme conquise au prix de sacrifices.

 

En France, vous avez eu l'immense habileté de répandre un sentiment ineffable de peur qui musèle les biens pensants, là où d'autres, de l'Irak à l'Iran, de la Russie à la Corée du Nord ou la Chine, emprisonne voire, exécute simplement celui qui a fait l'outrage de la pensée différente, de la contestation, de la critique. Merci Monsieur Sarkozy.
Permettez-moi de vous témoigner ma profonde gratitude pour votre bienveillance à l'égard de celles et ceux, qui ont osé s'ériger contre votre pensée et vos positions.

 

Pour conclure, cher Nicolas, je suggère à Reporters Sans Frontières d'organiser une conférence internationale à Paris rassemblant ces prédateurs de la liberté du monde entier. Vous pourriez ainsi leur donner une formation intensive aux vues de décrypter l'efficacité de vos méthodes qui parviennent au même but : celui de museler les médias sans emprisonnement, sans torture, sans empoisonnement et sans la mort au bout.
Soyez certain que nous ferons tout pour que l'Histoire retienne cette méthode que nous pouvons déjà nommée : « méthode Sarko ».

 

Aujourd'hui, le 3 mai, journée internationale de la liberté de la presse, j'aurais pu vous écrire de Kaboul où j'ai fondé une association pour soutenir la liberté d'expression et une presse indépendante comme fondements de la démocratie.
« Je n'ai qu'une passion celle de » la liberté « au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur ». Cette lettre persane n'est que « le cri de mon âme ».
Veuillez agréer, Monsieur Sarkozy, l'assurance de mon profond respect.

 

 

             Reza,
            Photo-journaliste
            Président fondateur de l'association Aina
publié par André BAUP, mairie d'ALBI.
Repost 0
Published by André BAUP - dans MRC
commenter cet article