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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 00:04

Chevènement: "Rompre avec la dictature de l'argent"

 

A la veille du congrès national du MRC (Mouvement républicain et citoyen), son président, Jean-Pierre Chevènement, en détaille les enjeux au JDD.fr. Pourfendeur de la "dictature de l'argent", l'ancien ministre de l'Intérieur veut replacer l'emploi au centre des priorités politiques. En rupture avec la logique "sociale-libérale" du PS, le "Che" confirme également la présence d'un candidat "républicain" à l'élection présidentielle de 2012.

Jean-Pierre Chevènement

Jean-Pierre Chevènement n'exlut pas une candidature à l'léection présidentielle de 2012. (Maxppp)

Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) que vous présidez tient congrès ce week-end. Quels en sont les enjeux?
Notre congrès se situe clairement dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012. Nous voulons faire bouger les lignes, c'est-à-dire nous emparer des problèmes de fond: le capitalisme financier est en crise, la monnaie unique européenne est un échec évident. Et nous ne pouvons pas demander à ceux qui nous ont fourvoyés de nous offrir des remèdes.

Qui visez-vous?
Je vise tous ceux qui, solidairement et depuis des années, ont porté le projet de monnaie unique. Or, c'était un pari fou de transférer la souveraineté monétaire sans tenir compte de l'irréductible diversité des nations européennes.

Ce week-end vous présenterez un "programme de salut public". Quel en est l'esprit?
Nous faisons d'abord une analyse de l'Europe face à ce que l'on appelle la "Chinamérique". Nous voulons une autre Europe, une Europe des peuples, avec les nations - et non contre elles - une grande Europe allant jusqu'à la Russie et ouverte sur la Méditerranée et sur l'Afrique. Nous voulons aussi rassembler les Français autour d'un projet pour le pays, axé autour d'un nouveau modèle de développement. L'enjeu majeur est de ne pas laisser la France enfermée dans une zone euro réduite à quelques pays, avec une monnaie à ce point surévaluée qu'elle entraînerait la fin de l'industrie nationale. Il faut enfin cesser d'emboîter systématiquement le pas de Mme Merkel, qui impose aujourd'hui à l'Europe un concours de plans de rigueur massifs et simultanés. La catastrophe sociale est au bout.

"Il nous faut faire bouger les lignes"

Au niveau national, vous avez qualifié de "simulacre" le projet de primaires adopté par le Parti socialiste. Pourquoi?
Parce qu'il pose un double problème. De contenu, d'abord, puisque le Parti socialiste reste prisonnier d'une ligne "sociale-libérale" et d'une conception dépassée de l'Europe. Sur l'organisation de ces primaires, ensuite, ce que l'on appelle le "pacte de Marrakech" entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Khan, auquel s'ajoute son corollaire, "le pacte de Raspail", qui inclut Ségolène Royal, vide le projet de sa substance. Nous allons tout droit vers une compétition médiatique, arbitrée par les sondages. Dans ces conditions, il s'agit effectivement d'un simulacre de démocratie.

Comme le PRG (Parti radical de gauche), vous avez l'intention de présenter votre candidat à l'élection présidentielle de 2012? Pourquoi?
D'abord, je tiens à préciser que le candidat républicain que nous soutiendrons ne sera pas forcément issu des rangs du MRC. Ensuite, la volonté de peser sur l'élection présidentielle de 2012 tient surtout à des raisons de fond. Il nous faut faire bouger les lignes, c'est fondamental. Nous vivons aujourd'hui sous la dictature de l'argent. Ce sont notamment ces taux de rentabilité extravagants réclamés aux entreprises, lesquelles ne peuvent satisfaire ces exigences et délocalisent l'emploi. Depuis le début des années 1980, nous avons perdu près de la moitié de nos emplois industriels. Il faut rompre avec cette dictature. Notre programme est de rendre confiance à la France, à sa jeunesse. Il s'agit de remettre l'exigence de l'emploi au premier plan et de refaire de la France un grand pays industriel et technologique.

Serez-vous ce candidat?
Je ne veux rien exclure aujourd'hui, mais il faut que les conditions nécessaires soient réunies, à commencer par l'existence d'un espace politique pour notre projet. Mais il faut pour cela que le débat politique de fond puisse être ouvert. Nous devons nous adresser au pays pour que les citoyens prennent conscience qu'un certain nombre de choix qui ont été faits dans le passé conduisent à la situation désastreuse de la France aujourd'hui. Il est temps de remettre la France sur la bonne voie, de lui rendre son avenir et de restaurer une éthique républicaine.

Une candidature de votre parti rappelle 2002 et la défaite au premier tour de Lionel Jospin. Ne pensez-vous pas faire courir un danger à la gauche?
Il ne faut pas être dupe de ces campagnes de défausse. Si Lionel Jospin n'a obtenu que 11% des voix chez les ouvriers en 2002, ça n'est pas la faute de Chevènement! J'ai défendu légitimement des orientations politiques différentes des siennes. Et depuis 2002, ma ligne politique n'a pas varié: sur l'école, la sécurité, l'Europe, la politique étrangère ou la République et la laïcité, mon discours est dicté par ce que je crois être l'intérêt de la France.

"Je me suis toujours battu dans l'intérêt de notre pays"

La semaine dernière, à l'occasion du 70e anniversaire de l'appel du 18-Juin, des sondages vous plaçaient, avec d'autres personnalités, dans la lignée politique du général de Gaulle. Quel sentiment en retirez-vous?
De la fierté. Je me suis toujours battu dans l'intérêt de notre pays et je pense que les Français le savent. Tous les choix que j'ai pu proposer pour notre pays, qui, à l'époque n'étaient pas majoritaires, apparaissent être aujourd'hui raisonnables: mon opposition à l'installation du capitalisme financier, à la première guerre en Irak ou à la déconstruction de la République. Celle-ci aboutit aujourd'hui par exemple, au triste spectacle offert par l'équipe de France de football en Afrique du Sud.

Selon vous, l'échec des Bleus participe à "la déconstruction de la République"?
Cet échec est le reflet, certes grossissant, des maux qui, malheureusement, rongent notre société actuelle: la puissance de l'argent, les inégalités, la grossièreté et l'absence de cohésion…

La semaine dernière toujours, Dominique de Villepin a lancé son mouvement, ouvertement gaulliste. Pourriez-vous vous reconnaître dans cette démarche?
Il y a des tonalités tout à fait sympathiques dans son discours, notamment en ce qui concerne la politique étrangère. En revanche, il ne propose pas un projet qui soit en rupture avec le capitalisme financier et avec ce que j'appelle "l'européisme", cette conception qui oublie que l'Europe est d'abord composée de nations. D'ailleurs, Dominique de Villepin conserve sa carte à l'UMP. Sa démarche sans doute tactique, stratégique. Il faut lui laisser le temps d'évoluer.

Votre nom circule pour réchauffer les relations franco-algériennes. Vous confirmez?
Je dois effectivement me rendre en Algérie pour deux conférences au mois de septembre prochain. Quand j'étais ministre de l'Intérieur, j'avais contribué à réchauffer les relations franco-algériennes (de 1997 à 2000, ndlr). J'avais pu notamment rencontrer le président Bouteflika, que je connais d'ailleurs depuis très longtemps - depuis 1962 très exactement, quand il était ministre de Ben Bella. Maintenant, mon déplacement en Algérie, par le biais d'institutions culturelles, s'effectuera à titre privé. A Alger, et peut-être à Oran, je rencontrerai des gens que je connais bien. Je suis attaché à l'amitié franco-algérienne, mais je ne suis porteur d'aucune mission officielle.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 09:25

Chevènement: "Une majorité croissante de Français accepterait le rattachement"

Jean-Pierre Chevènement aux côtés de François Hollande.
Co-fondateur du PS et président du Mouvement Républicain et Citoyen, le socialiste français Jean-Pierre Chevènement s'est exprimé sur son blog au sujet de l'éventuel rattachement de la Wallonie à la France en cas de séparation du pays.

"Les Français prêts à accueillir les Wallons"
Selon lui, "si le programme d'évaporation de M. Bart de Wever devait entrer en application, les Wallons doivent savoir qu'une majorité sans cesse croissante de Français accepterait, si bien sûr eux-mêmes le décidaient, de les accueillir au sein de la République française".

Principes démocratiques
"La victoire des séparatistes flamands dont le chef, M. Bart de Wever prône 'l'évaporation de la Belgique' ne doit pas mettre la communauté wallonne le dos au mur. Qu'il s'agisse des mécanismes de solidarité sociale, du statut de Bruxelles ou des droits légitimes des francophones habitant le district de Bruxelles-Hal-Vilvorde, il y a des valeurs d'égalité et des principes démocratiques que la Belgique peut faire respecter avec le soutien de l'opinion publique européenne", a-t-il affirmé. (mb)
15/06/10 10h36
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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 14:44

Actualités - Débats

grceJe souhaite porter à votre connaissance cette remarquable analyse d' Yves Le Henaff, Secrétaire national du MRC. Il y décortique les mécanismes à l'oeuvre au sein de la zone euro et détermine avec précision les responsabilités des uns et des autres.

La crise grecque était inscrite dans les traités de Maastricht et de Lisbonne dont les lacunes étaient connues : en l’absence de coordination des politiques économiques, l’eurozone laissée aux seules mains de la Banque Centrale Européenne, ne pouvait qu’être traversée de tendances centrifuges entre ses différentes économies et était totalement démunie pour réagir aux chocs externes dont les effets asymétriques ne pouvaient qu’accentuer les risques de divergence.

La politique mercantiliste et non coopérative allemande a accentué les pressions déflationnistes, déjà encouragées par le soutien à l’euro fort de la BCE. Déjà entre 2000 et 2008, les prix à la production grecs avaient crû de 18 % au-delà des prix allemands. Les prix espagnols étaient à 13 %, les francais encore à 5 %, au-dessus de la référence allemande.

Ces pressions ont accru les déséquilibres entre les pays européens et se sont finalement traduits par les déséquilibres de balance des paiements, ignorés d’une façon coupable dans les Traités européens au profit d’une focalisation purement idéologique sur les comptes publics. Le choc de la crise financière a fini par être fatal à cette construction artificielle.


1 / Une dévaluation financière


La priorité est naturellement maintenant au redressement des économies attaquées. La réponse de l’eurozone à la crise grecque n’est pas crédible. La cure d’austérité infligée au peuple grec est encore beaucoup plus brutale que les plans du FMI qui avaient fini par faire l’unanimité contre eux. Cette cure est incompatible avec un redressement de la croissance dont dépendent les rentrées fiscales et le redressement des comptes publics. La longue histoire des crises financières nous apprend qu’il n’y a pas de salut sans participation des créanciers à l’effort partagé par le débiteur. La dette grecque sera fatalement restructurée, comme le pronostiquait Paul Krugman (Prix Nobel d’économie) il y a un mois déjà. Plus vite elle le sera, moindre sera le coût global de l’opération. Les prix des marchés intègrent déjà une décote de 30 % de la dette grecque. Les créanciers de la Grèce doivent effacer au moins 30 % de la dette.

Les créanciers sont essentiellement les banques et assurances européennes, notamment françaises et allemandes. En aidant facialement la Grèce, les Gouvernements vont en réalité une nouvelle fois au secours de leurs banques et assurances. Celles-ci ont bénéficié des taux déjà élevés payés par la Grèce. Elles doivent maintenant assumer le risque qu’elles ont pris et celles qui n’en seront financièrement pas capables devraient être nationalisées. L’eurozone devrait une zone de solidarité, c’est un groupement de créanciers qui protège avant tout chose leur système financier.  

Le risque de contagion est accentué par l’absence d’engagement de l’eurozone à soutenir d’autres pays. Le même dispositif ne serait d’ailleurs pas applicable à des économies plus grandes en raison des volumes en jeu. La péninsule ibérique est laissée à elle-même, ce qui la désigne à la spéculation comme une cible privilégiée. Le seul plan de sauvetage suffisamment généralisable passe par des décotes imposées aux créanciers. Pendant que se déroule la crise grecque, l’Argentine procède avec succès à une restructuration de sa dette en dollars avec une décote de 66,7 %, à comparer aux 30 % sur la Grèce. C’est là un exemple que les responsables européens devraient méditer. En cas de crise, l’impossibilité des dévaluations monétaires rend nécessaire des dévaluations financières des dettes nationales.


2 / De nouvelles règles pour un Gouvernement économique de l’Euro  


A la réponse à cette crise aiguë, devra succéder une révision des Traités pour transformer l’eurozone en un espace économique plus équilibré. La France et l’Allemagne ont proposé une révision du Pacte de stabilité sur des bases qui laissent craindre le pire : la surveillance budgétaire accrue et la compétitivité sont des objectifs qui, ainsi énoncés, préparent des politiques déflationnistes généralisées !

La soutenabilité de l’euro passe surtout par la restauration d’une croissance dynamique et équilibrée de l’eurozone. Cet objectif nécessite une coordination des politiques économiques qui ne parait toujours pas envisagée. Pour sauver l’euro, il faut que l’Allemagne, qui dégage plus de la moitié de ses excédents commerciaux sur la zone euro, accepte de renoncer à sa politique de déflation compétitive et soutienne sa demande intérieure.

Comme l’a affirmé Jacques Delors (La Tribune – 7 mai 2010), il faut changer les règles du jeu de la zone euro en surveillant aussi le niveau des dettes privées. In fine, ce sont les échanges de la zone euro qui doivent être équilibrés : la coordination des politiques économique pour assurer l’équilibre des  balances des paiements, solde des endettements de tous les agents économiques (Etat, Ménages, Entreprises), devrait remplacer les critères relatifs aux finances publiques. La coordination économique devrait reposer sur des mesures naturellement restrictives dans les pays déficitaires mais aussi sur des mesures expansionnistes dans les pays excédentaires pour soutenir la croissance européenne. Ce serait la tâche d’un Gouvernement économique de l’eurozone d’assurer une telle coordination coopérative.

La révision de Traité devrait aussi prévoir la révision des objectifs assignés à la BCE en adjoignant la croissance et l’emploi à l’objectif de stabilité des prix et devrait permettre l’émission de grands emprunts européens pour le financement de grands travaux. Pour asseoir la compétitivité de l’Europe au-delà des déflations compétitives, cette révision devrait aussi prévoir la définition de politiques industrielles européennes auxquelles les règles de concurrence seraient subordonnées.


3 / Une alternative : la monnaie commune


A défaut d’un accord pour une telle révision des Traités européens, l’euro dans sa définition actuelle ne serait pas soutenable. L’introduction de monnaies nationales non convertibles parallèles à l’euro, transformé en monnaie commune convertible et réservé aux échanges extérieurs, permettrait de retrouver la flexibilité d’ajustement absolument nécessaire aux Etats européens tout en sauvegardant un acquis communautaire essentiel : l’affirmation d’une monnaie européenne sur la scène mondiale.

Les salaires, les dettes domestiques, les prix des biens et services serait exprimés en monnaie nationale, les marchés financiers et les échanges entre pays seraient exprimés en euro. L’Europe a connu cette situation entre 1999 et 2002. A la différence de cette période, les taux de change entre les monnaies nationales et l’euro seraient ajustables en fonction des déséquilibres de compétitivité et de balance de paiements constatés entre pays européens dans un système analogue au SME mais protégé des mouvements spéculatifs par l’inconvertibilité des monnaies nationales.

Cette monnaie commune, soutenue en son temps par les britanniques, offrirait donc une flexibilité interne dont l’intérêt serait, outre une stabilité retrouvée, d’ouvrir la voie à un élargissement de la zone euro à toute l’Union européenne, du Royaume-Uni à la Bulgarie. Les pays en difficulté pourraient ajuster le taux de change de leur monnaie nationale contre l’euro en fonction de la situation économique interne.

Dans le cadre d’un remodelage du système monétaire international, un tel euro pourrait même être élargi à des monnaies associées dans le cadre d’accords commerciaux régionaux, aux pays de bassins méditerranéens, voire aux pays du Golfe.


Yves Le Hénaff 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 14:21


 

Jean-Pierre Chevènement à La Rochelle.

Jean-Pierre Chevènement à La Rochelle. (XAVIER LEOTY/AFP)

«L'impasse de la monnaie unique éclate au grand jour» après les déboires financiers de la Grèce a affirmé vendredi Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen, pour qui le sommet de Bruxelles «a accouché d'une fausse solidarité» entre les nations.

«Non seulement la zone euro est une zone économique hétérogène, mais l'Europe, à la différence des États-Unis, est composée de nations enracinées dans l'Histoire, qu'il est absurde de vouloir nier», a déclaré Jean-Pierre Chevènement dans un communiqué.

Les dirigeants de l'Union européenne sont parvenus jeudi à Bruxelles un accord sur un plan d'aide à la Grèce financé par la zone euro et le FMI, un mécanisme inédit depuis le lancement de la monnaie commune il y a onze ans. Selon Jean-Pierre Chevènement, «le sommet européen de Bruxelles a accouché d'un monstre : une fausse solidarité adossée à l'intervention du FMI et à une communauté de sanctions».

«Il est temps de reprendre l'ouvrage sur des bases nouvelles et de repenser ce que peut être la solidarité entre les nations européennes», a-t-il ajouté. L'ancien ministre a fait valoir qu'«il aurait fallu une monnaie commune réservée aux transactions internationales et non une monnaie unique trop rigide».

(Source AFP)

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 13:46

Jean-Pierre Chevènement : « Le résultat des plans de rigueur sera une récession généralisée et une crise sociale »

François Vignal
Le 05.05.2010 à 15:02
chevènement - AFP
Jean-Pierre Chevènement.
© AFP

Alors que la Grèce est en proie à de violentes manifestations, après l’annonce d’un plan de rigueur drastique, le sénateur du Territoire de Belfort, ancien ministre et président du MRC, Jean-Pierre Chevènement, préfère une « relance à l’échelle de la zone euro », plutôt que des plans de rigueur. Il dénonce les dirigeants européens qui « ne sont pas à la hauteur » et « enfermés dans une philosophie libérale hyper-orthodoxe ». Entretien.

La commissaire européenne aux Affaires économiques, Olli Rehn, s’est prononcée, comme Angela Merckel, pour un renforcement du Pacte de stabilité et de croissance, suite à la crise grecque. Vous avez toujours milité au contraire pour son assouplissement. Avez-vous changé d’avis ?
Je pense qu’il faut concevoir la zone euro comme une zone économique susceptible de bénéficier de politiques contracycliques. Les politiques keynésiennes ont réussi à chaque fois qu’elles étaient appliquées dans un cadre vaste. Plutôt que de multiplier les pactes de stabilité qui se traduisent par des plans de récession, il faudrait mieux concevoir des politiques économiques basées sur des relances à l’échelle de la zone euro. Il faut certes que la Grèce fasse des efforts pour rétablir ses comptes. Mais les grands pays devraient faire des efforts pour participer à la relance de l’économie à l’échelle européenne et mondiale.

On ne peut pas programmer dans tous les pays de la zone euro des plans de retour à la rigueur sans que cela ne signifie une récession généralisée dont l’Allemagne fera les frais au final. Elle exporte plus de la moitié de sa production en Europe, donc elle n’a pas intérêt à ce que la croissance européenne soit mise en berne.

Le plan d’aide à la Grèce est-il arrivé trop tard ?
Oui, il aurait pu arriver plus tôt, mais il y a eu des résistances. On a fait le jeu des marchés financiers et de la spéculation. De plus, le taux d’intérêt auquel on prête est trop élevé.

Les dirigeants européens ont-ils été à la hauteur ?
A mon avis, ils ne sont pas à la hauteur. Ils n’ont pas une vue d’économie d’ensemble. Ils sont enfermés dans une philosophie libérale hyper-orthodoxe, qui va leur faire imposer des plans de rigueur. Le résultat sera une récession généralisée, une crise sociale et politique dont je ne vois pas l’issue.

La Grèce pourrait-elle sortir de la zone euro ?
Tout ce qui est fait actuellement est fait pour qu’elle ne sorte pas de l’euro. Mais on ne peut rien exclure. Si elle se retrouve en défaut de paiement, elle peut choisir d’elle-même d’en sortir. Mais ce n’est pas souhaitable. Je ne suis pas pour la politique du pire. La monnaie  unique, vis-à-vis de laquelle j’ai été très critique, est une monnaie qui ne repose pas sur une identité politique solide. Mais aujourd’hui, il faut essayer de trouver le moins mauvais remède.

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 16:36

Georges SARRE, ancien Ministre, membre honoraire du Parlement, Conseiller de Paris et Secrétaire National du MRC, a adressé hier soir la lettre ci-après aux vingt maires d’arrondissement de Paris, leur suggérant un geste symbolique de solidarité avec la Grèce.



Solidarité avec le peuple grec !
Georges SARRE
Ancien Ministre
Membre honoraire du Parlement
Conseiller de Paris
Secrétaire National du MRC

Paris, le 26 avril 2010


"Madame la Maire,

Monsieur le Maire,

Nous sommes tous inquiets de la situation financière, économique et sociale de la Grèce. Ce pays, au bord de l’insolvabilité, fait l’objet d’un plan -tout au moins programmé- de soutien financier de l’Union Européenne et du F.M.I., que nous pouvons apprécier diversement selon nos sensibilités politiques respectives.


De même, nous n’avons pas forcément tous la même lecture des causes ayant engendré cette insolvabilité, que, pour ma part, j’impute principalement aux errements graves du capitalisme financier mondialisé, et à une politique d’intégration monétaire et de « l’euro fort » inappropriée à la situation économique de nombreux pays de la zone euro -la plupart même-, en premier lieu la Grèce, mais aussi bien d’autres, y compris la France à certains égards.


Quoi qu’il en soit, nous pouvons tous nous accorder sur un point : la Grèce est un pays frère, non seulement membre de la zone euro, de l’Union Européenne, mais dépositaire d’une part importante de l’histoire de notre civilisation.


Or la Grèce souffre, non seulement de ses difficultés financières et économiques, mais aussi, en partie, d’un sentiment de « déclassement » que peut engendrer le débat autour de l’aide européenne et de l’aide du FMI. En particulier, les demandes de mesures de rigueur qui l’accompagnent, et que nous pouvons considérer diversement selon nos convictions politiques, sont non seulement autant de sacrifices demandés au peuple grec, mais encore autant d’ingérences dans sa souveraineté -qu’on les juge légitimes ou non.


En tant qu’élus de Paris, nous n’avons évidemment pas de moyens directs de manifester une solidarité, notamment financière, au peuple grec. Mais Paris est une grande capitale mondiale, à la notoriété, à la visibilité médiatique, à la charge symbolique incomparable. Nous sommes donc investis d’une responsabilité particulière quant au message internationaliste de la France, et à la perpétuation de la force universaliste de l’idéal constitutif de notre République.


C’est pourquoi, en tant que Conseiller de Paris, et connaissant bien le mandat qui est le vôtre pour l’avoir assumé pendant treize ans dans le XIe arrondissement, je me permets de vous suggérer d’utiliser la puissance symbolique de vos Mairies d’arrondissement pour adresser un message de solidarité et de respect au peuple grec. Par exemple, vous pourriez hisser le drapeau grec sur votre Mairie, pendant cette période de tourmente financière.


J’ai la conviction que les Grecs de France, ceux de Grèce bien sûr, et le monde entier, verraient dans ce geste symbolique, qui pourrait faire des émules, un signe de solidarité et un motif de fierté qui compterait pour eux. Et Paris pourrait s’enorgueillir de ce geste.


C’est un petit geste, qui peut avoir un grand impact.


Veuillez croire, Madame la Maire / Monsieur le Maire, en mes meilleurs sentiments républicains."
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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 12:13
Wilfried Pennetier (MRC)
Trés grand texte de Jérôme Leroy : "La mutation du capitalisme en néo-libéralisme, pour aggraver les
choses, a trouvé un allié objectif : le discours écolo-décroissant qui
gagne insidieusement les consciences [...]
transforme la France en une gigantesque friche.
Cette alliance objective, je l’ai vue, alors que j’accompagnais mon
regre...tté ami Frédéric Fajardie qui recueillait les témoignages des
ouvriers de Metaleurop promis à la grande broyeuse. Quand on écrira
l’histoire de la fin de ce site, il faudra bien remarquer comment le
groupe suisse Glencore a pu s’appuyer en 2003 sur les écologistes du cru
qui ne cessaient de dénoncer la pollution, au plomb notamment,
engendrée par le site sur les villes environnantes. Maintenant, le site
est très beau, les salades sont vertes dans les jardins ouvriers de
Noyelles- Godault mais il n’y a plus que des chômeurs pour les manger."
Afficher davantage
Et que ça saute ! - Causeur.fr
www.causeur.fr
De Celatex à PIP, les ouvriers délocalisés menacent de s'en prendre à l'outil de travail. Un fait nouveau dans le paysage français jusque-là encadré par des syndicats qui savaient terminer une grève.
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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 14:08
Lire et signer la pétition
Voir les signataires

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote…) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Lire la suite de Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

Les premiers signataires de l'appel

Alain ACCARDO, Sociologue, Université Bordeaux III, Étienne ADAM, Fase /ANPAG basse Normandie, Solidaires précaires chômeurs Caen, Vladimir ANDREFF, Economiste, Université Paris I, Jean-Christophe ANGAUT, Philosophe, École normale supérieure, Michel ANGOT, Secrétaire national de la FSU, Michaël ASSOUS, Economiste, Université Paris I, Clémentine AUTAIN, Féministe, membre de la Fase et directrice du mensuel Regards, Geneviève AZAM,Ana AZARIA, Présidente de Femmes Égalité, Nicole AZOULAY, Economiste, Université Paris VII, Lire la suite de Les premiers signataires de l’appel Economiste, Université Toulouse II,

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 19:36

Chevènement: "l'impasse de la monnaie unique éclate au grand jour"

Dépêche AFP, vendredi 26 mars, 15h23.


Chevènement: "l'impasse de la monnaie unique éclate au grand jour"
"L'impasse de la monnaie unique éclate au grand jour" après les déboires financiers de la Grèce a affirmé vendredi Jean-Pierre Chevènement, président du MRC, pour qui le sommet de Bruxelles "a accouché d'une fausse solidarité" entre les nations.

"L'impasse de la monnaie unique éclate au grand jour, non seulement la zone euro est une zone économique hétérogène, mais l'Europe, à la différence des Etats-Unis, est composée de nations enracinées dans l'Histoire, qu'il est absurde de vouloir nier", a déclaré M. Chevènement dans un communiqué.


Les dirigeants de l'Union européenne sont parvenus jeudi à Bruxelles un accord sur un plan d'aide à la Grèce financé par la zone euro et le FMI, un mécanisme inédit depuis le lancement de la monnaie commune il y a onze ans. Selon M. Chevènement, "le sommet européen de Bruxelles a accouché d'un monstre : une fausse solidarité adossée à l'intervention du FMI et à une communauté de sanctions".


"Il est temps de reprendre l'ouvrage sur des bases nouvelles et de repenser ce que peut être la solidarité entre les nations européennes", a-t-il ajouté.


L'ancien ministre a fait valoir qu'"il aurait fallu une monnaie commune réservée aux transactions internationales et non une monnaie unique trop rigide".
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 10:17
Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /2010 07:06
- liste PS : 40,93%
- liste UMP : 21,75%
- liste Europe Ecologie : 13,46%
- liste FN : 9,44%
- liste Front de gauche : 6,91%
- liste NPA : 2,89%
- liste Modem : 3,78%
- liste LO : 0,84%
 
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Par MRC Cahors
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