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DANS LA PRESSE

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Retrouvez l'humeur de Stéphane Guillon les lundi, mardi, mercredi à partir de 7h55 sur France Inter

Hulot, un écolo-gauchiste héliporté

Sylvain Lapoix - Marianne | Mardi 29 Septembre 2009 à 07:01 | Lu 3319 fois

A l'occasion de la sortie du Syndrome du Titanic, son prochain film, Nicolas Hulot entame sa campagne de promotion en se présentant comme anti-capitaliste... alors que ses mécènes, EDF et Orange, sont plus généreux que jamais avec lui.




A son attirail d'avions, de caméras et d'hélicos, Nicolas Hulot a ajouté, pour la sortie de son prochain film, un discours de «révolutionnaire». Attention, pas pour s'en servir : juste pour faire joli. Car à la question que se posait naïvement le Journal du dimanche du 27 septembre «vire-t-il à la radicalité anti-capitaliste ?», on peut répondre très clairement non !

Sarkozy s\\'emmêle les pinceaux sur la couche d\\'ozone

A la quinzième minute de son entretien avec Laurence Ferrari et David Pujadas , Nicolas Sarkozy a abordé la question du climat. Pour justifier l’instauration de la “taxe carbone”, le président de la République s’est gravement emmêlé les pinceaux

“Des scientifiques et des savants du monde entier se sont réunis des mois et des mois pour dresser un constat : le monde court à sa perte si on continue à émettre du carbone qui crée un trou dans le couche d’ozone et qui brise les équilibres de la planète.”

Les scientifiques dont parle M. Sarkozy – ceux du GIEC – ont dressé un constat effrayant. Mais ils n’ont pas sûrement pas dit que le carbone créait un trou dans la couche d’ozone. M. Sarkozy fait ici une grosse confusion entre deux phénomènes qui n’ont rien à voir.

L’ozone – ou O3, un gaz composé de trois atomes d’oxygène – forme une couche dans l’atmosphère, à environ  35 kilomètres d’altitude. Cette couche nous protège des rayons ultra violets (UV) du soleil. Les UV sont des rayons très énergétiques qui peuvent, entre autres, provoquer des cancers de la peau. La couche d’ozone a été altérée par endroits à cause des gaz dits CFC (chlorofluorocarbures ). On les trouvait en grande quantité dans les aérosols.

Il n’y a donc aucun rapport entre carbone et trou dans la couche d’ozone, contrairement à ce qu’a asséné le président. Il est vraiment fâcheux qu’un président puisse faire une erreur aussi grossière et que personne sur le plateau ne le lui fasse remarquer.

N.B: Par ailleurs, le président parle de carbone, qui, en soi, n’est coupable d’aucun mal. C’est un élément chimique des plus communs. C’est un abus de language répandu de confondre carbone et dioxyde de carbone. Le président voulait sans doute parler de ce dernier qui, lui, est un gaz à effet de serre responsable du réchauffement de la planète.

Photo : Goddard Photo and Video Blog

 

Alors que les socialistes s’apprêtent à partir en vacances ou en convalescence (pour eux, c’est un peu la même chose), les questions sur l’avenir du PS pullulent dans la presse. Le PS va-t-il disparaître ? Ou encore : le PS est-il mort ? Or, pour être bien malade, le PS n’en est pour autant mort.

 

La nature ayant horreur du vide, il faudrait pour cela qu’un autre parti de gauche puisse prendre la place. Or le PC est moribond. L’extrême-gauche peine à faire autre chose que de la protestation. Quant aux Verts, ce n’est pas parce qu’ils ont su fleurir au printemps grâce à « Dany le rouge » qu’ils persisteront en hiver. C’est en gros la thèse que développe l’essayiste Marcel Gauchet dans le Point de cette semaine. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas tort.

Qu’on le veuille ou non, le PS est encore là pour un bout de temps. Ne serait-ce que parce que ce parti compte de nombreux élus, et que le réalisme de la soupe prendra bientôt le pas sur une pseudo-bataille d’idées qui ressemble à marmite percée. L’autre idée que défend Marcel Gauchet, c’est que les socialistes n’ont pas su profiter du désordre qu’entraîne la mondialisation. Alors que cette mondialisation confirme certaines prophéties de la gauche, c’est la droite qui tire paradoxalement les marrons du feu.

Explication : « Face aux désordres dont elle (la mondialisation) s’accompagne face aux flux migratoires qu’elle engendre, la droite incarne le réalisme et la fermeté tandis que la gauche s’est laissée enfermer dans le seul registre de la générosité et de l’angélisme ». Et encore : « Cet aveuglement devant le politique explique son incapacité à faire sérieusement place aux thèmes de la nation et, ce qui est un comble, aux fonctions protectrices de l’État dès qu’il ne s’agit pas de Sécurité sociale ».

Jean-Pierre Chevènement était l’un des rares à gauche à avoir compris cette thématique. Dommage que Lionel Jospin ne l’ait pas suivi en 2002. Depuis, le PS continue à faire l’ange et donc la bête.

Bruno Testa
for clicanoo.com

Sylvain Lapoix - Marianne | Vendredi 24 Juillet 2009 à 12:43 | Lu 783 fois

Résumé : Pour avoir mis en avant le besoin de retour au travail des licenciés et demandé des explications à Alcatel, le ministre de l'Industrie s'est vu rebaptiser «ministre des Ouvriers» par Marc Tronchot. Mais où s'arrêtera-t-il ?



(capture RTL.fr + propagande marxiste - montage : SL)
(capture RTL.fr + propagande marxiste - montage : SL)
Pour les New Fabris, «alors que ce n'est pas mon rôle, j'ai fait pression», insistait Christian Estrosi sans tribune, ni oriflamme du parti. Ebloui par l'ambition d'un chargé de l'Industrie qui ose s'intéresser aux plans sociaux en cours dans le pays (quel courage), Marc Tronchot, qui l'interviewait sur RTL ce vendredi 24 juillet, n'a pu se retenir de couronner le maire de Nice : «Christian Estrosi, ministre des ouvriers, était l'invité de RTL ce matin.» Ministre des ouvriers : un poste digne des plus belles heures de la Russie conquérante !

Après les pauvres, les jeunes et les vieux, les ouvriers ?

Alors qu'un nanoremaniement se prépare, qui devrait porter le nombre de secrétaires d'Etat, déjà de 22, à celui d'une petite équipe de foot (remplaçants, entraîneurs, préparateurs physiques et masseurs compris), la suggestion mérite réflexion : après avoir créé un Haut-commissaire à la jeunesse et aux solidarités (Martin Hirsch), une secrétaire d'Etat aux aînés (Nora Bera), pourquoi ne pas étendre la gamme des pitiés gouvernementales aux nouveaux damnés de la terre ?

A bien y réfléchir, l'initiative serait dans la juste continuité de la politique menée par le pouvoir :
- comme pour les jeunes, l'Etat reconduit les vieilles méthodes sans miser sur l'avenir ;
- comme pour les vieux, les Sarkozystes prétendent vouloir les mettre au boulot tandis que leur demandent de se barrer en retraite le plus tôt possible ;
- comme pour les pauvres, le gouvernement pleure toutes les larmes de sa bonne conscience mais fait tout pour les balayer des lumières médiatiques une fois les drames résolus.

Christian Estrosi Ministre des ouvriers ? Comme il n'y a plus d'industrie (surtout à Nice, la ville dont il est maire) autant s'occuper de ceux qu'elle a laissé sur le carreau...


estrosi_nomme_ministre_des_ouvriers_sur_rtl.mp3 Estrosi nommé ministre des Ouvriers sur RTL.mp3  (7.02 Mo)

Podcast
14/07/2009
http://www.lesannuaires.com/europe/annuaire-europe.htmlParlement européen
Les députés élisent leurs chefs

Comme prévu, le Polonais Jerzy Buzek décroche le perchoir. Aucun Français n’obtient l’une des quatorze vice-présidences du Parlement.

Lire aussi : Le grand "mercato" des commissions

Pas de grand suspense à la session constitutive de la nouvelle assemblée, qui s’est ouverte le 14 juillet à Strasbourg. Pour ce premier rendez-vous après le scrutin de juin, l’ancien Premier ministre conservateur polonais Jerzy Buzek a bien été élu président pour deux ans et demi, dès le premier tour, avec plus que la majorité absolue des suffrages exprimés (555 voix pour). Il a reçu les voix de son groupe du PPE, des socialistes (qui ont négocié en échange la présidence sur la deuxième moitié de la législature), mais aussi des libéraux, des conservateurs eurosceptiques et du groupe des Verts, qui voit en Buzek "le symbole des nouveaux États membres". Le Parlement a aussi élu ses 14 vice-présidents et ses 5 questeurs, chargés des questions d’ordre administratif. Parmi les vice-présidents, aucun Français ne décroche de poste cette fois-ci. La fonction de vice-président est pourtant importante, puisqu’elle permet de présider la plénière mais surtout d’assister aux réunions du bureau, qui tranche sur des dossiers importants comme le statut des députés. Le Vert français Gérard Onesta en faisait partie jusqu’en juin.

Edouard Husson - Blogueur associé | Lundi 06 Juillet 2009 à 07:01 | Lu 491 fois


L'information est passée assez inaperçue, mais le Tribunal Constitutionnel de Karsruhe a jugé la semaine dernière que le traité de Lisbonne remettait en cause la souveraineté du peuple allemand. Ce qui confirme qu'en l'état, l'Europe doit tourner le dos à sa supposée vocation fédérale.



Ule (www.flickr.com/photos/ule) - Flickr - cc -
Ule (www.flickr.com/photos/ule) - Flickr - cc -

Mardi 30 juin -mercredi 1er juillet 2009 - La souveraineté du peuple allemand solennellement réaffirmée
Circulez, il n'y a rien à lire. Le Tribunal Constitutionnel de Karlsruhe vient de déclarer que l'Allemagne ne peut ratifier le Traité de Lisbonne qu'à condition que les droits du parlement allemand, du Bundestag, soient mieux garantis. La cour constitutionnelle allemande est sans équivoque dans les attendus de son jugement: s'il s'agissait de faire émerger une Europe fédérale, il faudrait totalement réécrire la Loi Fondamentale; mais, pour les juges constitutionnels, il n'est pas question d'abandonner la souveraineté du peuple allemand. Celle ci doit être protégée et cela passe par le renforcement des droits du Bundestag au sein du processus européen. En gros, c'est la même argumentation que celle qui avait été utilisée pour laisser à la République Fédérale la possibilité de sortir du Traité de Maastricht (communiqué de presse n°39 de 1993). Le jugement rendu par le Tribunal Constitutionnel Allemand est particulièrement important, deux semaines après la faible participation de la population allemande aux élections européennes. Il y est réaffirmé que le fondement de la construction européenne ne peut être que la souveraineté populaire de chacune des démocraties partenaires.
On aura finalement, cette semaine, voulu traiter comme un non-événement, ce qui est une réaffirmation spectaculaire de la souveraineté du peuple allemand et de l'importance du parlementarisme sur lequel est fondée la République Fédérale.

Education : les petites perles de Luc Chatel

Luc Chatel, désormais ministre de l’Education nationale et porte-parole du gouvernement Fillon, a laissé derrière lui quelques jolies pépites… que Bakchich vous révèle.

Luc Chatel va avoir du pain sur la planche pour la rentrée. Son prédécesseur Xavier Darcos lui a laissé quelques jolis paquets cadeaux : la réforme du lycée, la réforme de la formation des enseignants, le malaise des profs. D’autant plus que le nouveau ministre de Éducation nationale a annoncé qu’il inscrivait son action « complètement dans celle de Xavier Darcos qui a mené des réformes importantes dans ce ministère ». Et de préciser que l’une d’entre elles consistait « au non renouvellement d’un départ sur deux à la retraite, donc il s’agit de 16 000 personnes l’année prochaine comme Xavier Darcos a eu l’occasion de l’indiquer ». De quoi mettre le feu aux poudres et raviver une situation déjà tendue dans le milieu éducatif.

Luc Chatel - JPG - 32.9 ko
Luc Chatel
© Mor’

Le grand rendez-vous entre le ministre, les profs et les élèves se fera donc à la rentrée de septembre. La reprise des manifestations de ces derniers mois n’est pas à exclure dans les universités, même si pour le coup ce sera à Valérie Pécresse de s’en occuper. Sauf que Nicolas Sarkozy a appelé ses ministres à se montrer solidaires entre eux. Le président de la République attend donc que les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur travaillent de concert.

Et en matière de manifestation, qui sait Chatel pourra peut-être aider Pécresse, armé de son expérience in situ . Il y a quelques années, le ministre alors étudiant, manifestait lui aussi, comme le montre ces archives de l’INA retrouvées par Bakchich  Celui qui allait devenir ministre de l’Éducation nationale] exprimait alors, devant les journalistes présents à la Sorbonne, son hostilité au blocage de l’université par les manifestants hostiles à la loi Devaquet. Ce texte rendu public, il y a vingt-trois ans, en 1986, prévoyait entre autres la sélection des étudiants à l’entrée des universités, et la mise en concurrence des établissements entre eux. Comme un air d’actualité…

« On espère pouvoir reprendre le travail le plus tôt possible », commente Luc Chatel tout jeune. « La majorité veut travailler. Il peut y avoir des grévistes mais le minimum c’est de respecter le travail des autres. » Du Sarkozy dans le texte !

Pas pratiques, les vacances !

Mais avant la rentrée, il y a les vacances scolaires. Et là non plus, Chatel n’est pas vierge de tout passé. Il y a cinq ans, en tant que député UMP de la Haute-Marne, Luc Chatel avait posé une question d’actualité au ministre de l’Éducation de l’époque, sur le rythme et les vacances scolaires.

Voici la question de Luc Chatel - question°46388 répertoriée dans le Journal officiel du 07 septembre 2004 page 6945 mais qui a étrangement disparu de la page d’accueil de l’ex-député sur le site de l’Assemblée nationale : « On constate en effet que la semaine aménagée de 4 jours, dont la rentrée scolaire est avancée à la dernière semaine d’août, peut avoir un impact non négligeable sur l’activité des commerçants des lieux de villégiature, qui voient la période estivale, où ils réalisent la plus grande part de leur chiffre d’affaires, réduite d’autant ».

Et le député de la Haute-Marne de l’époque de s’interroger pour « envisager une autre répartition du reliquat de vacances dans l’année afin de préserver l’intégralité de la période estivale pour les commerçants ». En somme, les commerçants sont gênés par la rentrée scolaire anticipée fin août… Un gros problème éducatif, en effet !

Le nouveau ministre de l’Éducation nationale saura sûrement le résoudre…

Logo de l'AFP
Assemblée générale du personnel

 

Partout en France, et également à travers le monde, des citoyens de plus en plus nombreux s'inquiètent de l'avenir des médias en France.

Mainmise du pouvoir sur le service public de l'audiovisuel, fragilisation des entreprises de presse indépendantes, mise en cause du statut des journalistes et de leurs droits d'auteur, pressions sur les salaires et les conditions du travail : les raisons de se mobiliser ne manquent pas.

Au coeur du paysage médiatique français, l'Agence France-Presse occupe une place à part. Source d'informations indispensables pour les médias tout comme pour l'Etat, l'AFP fait également partie de la poignée de grandes agences de presse mondiales, travaillant en six langues et entretenant un réseau de bureaux et de correspondants dans 165 pays.

Aujourd'hui, l'indépendance de notre Agence est menacée par un projet de modification de son statut, garanti par une loi de 1957.

Le PDG de l'Agence vient de confirmer devant le Comité d'entreprise qu'il entend poursuivre son projet de transformer l'AFP en "société nationale à capitaux publics".

Il s'agirait en fait d'une société anonyme, qui pourrait ouvrir la voie à une privatisation en bonne et due forme après une étatisation tout aussi peu souhaitable.

Pour protester contre ce projet, plus de 15 000 personnes ont signé à ce jour la pétition intersyndicale "pour la survie et l'indépendance de l'Agence France-Presse" (http://www.sos-afp.org - texte ci-dessous).

La liste des signataires (voir ci-dessous) comprend de nombreux noms prestigieux, mais également des milliers de citoyens de partout en France et dans le monde.

L'intersyndicale a décidé de souligner l'opposition grandissante que provoque ce projet à l'intérieur de l'entreprise comme à l'extérieur, en livrant aux principaux organes gouvernementaux la liste des 15 200 signatures à ce jour.

Pour ce faire, les syndicats appellent : à une Assemblée Générale du personnel le mardi 23 juin à 14h00 et à une grève de 14h à 17h afin de participer à un rassemblement de remise de signatures au ministère de la Culture.

Ce rassemblement aura lieu à 15 heures devant le ministère, Place Colette (Paris 1er).

L'intersyndicale de l'AFP a également pris rendez-vous pour remettre la liste des signataires à l'Assemblée Nationale et au Sénat.

Suite à ces initiatives, la pétition continuera.

 

Texte de la pétition (http://www.sos-afp.org)

"Nous soussignés, citoyens, salariés de l'Agence France-Presse et organisations attachés au pluralisme et au droit à une information complète et objective, affirmons notre soutien à l'indépendance structurelle de l'AFP.

"Depuis plus de cinquante ans, son statut ne l'a pas empêchée de devenir l'une des trois grandes agences de presse mondiales, présente sur les cinq continents et travaillant dans six langues.

"Nous refusons toute modification qui aurait pour effet soit de transformer l'AFP en agence gouvernementale, soit de la livrer en totalité ou en partie à des entreprises privées quelles qu'elles soient et sous quelque forme que ce soit.

"Nous exigeons que l’agence conserve sa particularité, sa capacité à remplir sa mission d’intérêt général et son indépendance structurelle. Par conséquent, nous nous opposons à toute modification qui dénaturerait son statut, inscrit dans la loi de 1957."

 

Parmi les 15.200 premiers signataires, on relève les noms de grands résistants ou grandes figures morales comme le dernier survivant du CNR, Robert Chambeiron, le co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme Stéphane Hessel, Raymond Aubrac, Théo Klein, Rony Brauman, Xavier Emmanuelli, Axel Kahn, les philosophes Noam Chomsky et Edgar Morin, les écrivains Philippe Sollers, Edouard Glissant, Ramon Chao, les journalistes Hervé Bourges, Michèle Cotta, Edwy Plenel, Jean-Leclerc du Sablon, Bernard Poulet, Jean-François Kahn, Henri Alleg, Jean Lacouture, Philippe Mudry, une centaine de parlementaires, huit présidents de conseil régionaux, onze de conseils généraux, quelque 500 élus locaux dont des dizaines de la majorité, une trentaine d'anciens ministres, gaullistes comme Philippe Dechartre, Jean Charbonnel, socialistes comme Jacques Delors, commmunistes comme Jack Ralite, écologistes comme Corinne Lepage; les dirigeants politiques Martine Aubry (PS), Marie-Georges Buffet (PCF), François Bayrou (MoDem), Cécile Duflot (Les Verts) Jean-Pierre Chevènement (MRC), Olivier Besancenot (NPA), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République); des maires de grandes villes (Bertrand Delanoë à Paris, Daniel Delaveau à Rennes...), des dirigeants syndicalistes comme Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Jean-Claude Mailly (FO), Jacques Voisin (CFTC), des comédiens et artistes comme Vincent Lindon, Mylène Demongeot, Michael Lonsdale, Pierre Arditi, Pierre Etaix, Rufus, Dominique Blanc, Abbas Kiarostami, les géographes Yves Lacoste et Béatrice Giblin.

Au total, il y a environ 2.500 journalistes (presse écrite et audiovisuelle), 1.500 étudiants de toutes disciplines, quelque 400 chercheurs et universitaires, 1.300 enseignants du primaire ou secondaire, 100 éducateurs, notamment sportifs, une centaine de sportifs ou anciens sportifs dont certains de très haut niveau (Yohann Diniz, André Boniface, Raymond Poulidor...).

Mais il y a aussi environ 300 cadres d'entreprise, 400 employés ou ouvriers, plus de 2.000 retraités et des milliers de citoyens attachés à l'indépendance de l'AFP, et vigilants pour l'indépendance de la presse en général.

 

Syndicats CGT, SNJ, CFDT, FO et SUD de l'AFP - le lundi 22 juin 2009


Éric Zemmour à la Comédie du livre de Montpellier (1er juin 2008)
Daniel Cohn-Bendit est un amoureux averti du football. L'autre soir, sur France 2, alors que François Bayrou le tançait pour ses impudicités avouées jadis à l'égard des enfants, il n'a pas pu ne pas songer au «coup de boule de Zidane», lors de la finale de la Coupe du monde de 2006. Car Cohn-Bendit avait jusque-là joué parfaitement le rôle du joueur italien Materazzi. Celui qui insulte, exaspère, irrite tant l'adversaire qu'il en devient fou de rage. Et perd ses nerfs et la coupe du monde.
La rouerie, jusqu'au cynisme ; la décontraction jusqu'à la séduction ; le tutoiement chaleureux jusqu'au mépris. Cohn-Bendit est tout cela à la fois. Quand on observe son parcours depuis quarante ans, on songe que les «enragés de Mai 1968» ne se sont pas trompés en le choisissant comme incarnation de leur révolte. Icône médiatique de leur génération. Avec ses talents et travers. Ses contradictions, et apostasies. Sa réalité sans fard. Libertaire dans les années 1970, libéral dans les années 1980. Français et Allemand selon les moments. Pacifiste, mais pour la guerre contre la Serbie. Au nom des «droits de l'homme». De la Révolution jusqu'au Marché, mais toujours internationaliste. Sa vision inspirée de «l'Europe du Rhin au Bosphore» qui inclurait la Turquie correspond exactement aux frontières de l'Otan et aux desiderata de l'Administration américaine, de Bush à Obama. Un hasard sans doute.

Un rebelle devenu bourgeois
Finalement, une seule constante idéologique, cette hostilité sourde à l'État-nation, le français, surtout, comme matrice de tous les autres, coupables d'enrégimenter les individus dans des carcans à la fois sociaux et patriotiques. «Le nationalisme, c'est la guerre», comme disait Mitterrand.
Cohn-Bendit est cet enfant de la guerre qui ne voudra jamais voir que l'Allemagne nazie combattait elle aussi au nom de l'Europe.
Au fil des années, le rouquin a perdu des cheveux, mais arbore des lunettes rondes, derrière lesquelles vibrionne son sempiternel regard bleu. À 64 ans, l'héritier rebelle est devenu un bourgeois respecté, dans lequel se reconnaissent les fameux bobos. L'insolent trublion souriant à la face d'un «CRS-SS,» s'est transformé en politicien habile et retors.
Le référendum de 2005 sur la Constitution européenne fut son chemin de Damas. Il fait campagne pour le oui, mais s'abouche très vite avec les partisans du non. Son alliance avec José Bové est le mariage de la carpe et du lapin, du «grand marché» et de l'altermondialisme. Mais les électeurs ne sont pas trop regardants. Cohn-Bendit fait de José Manuel Barroso un parfait bouc émissaire, dont il soutenait pourtant naguère les choix «européens». Il brocarde sans vergogne son ancien «copain» de Strasbourg, François Bayrou, «touché par la Vierge» et obsédé par la présidentielle. Lui qui appela, au lendemain du premier tour de la présidentielle de 2007 son cher «François» à rejoindre «Ségolène», se fait désormais l'allié objectif de Nicolas Sarkozy.

Il savoure sa revanche
Le résultat du 7 juin valide ses choix tactiques. Le soir, à la télévision, il jubile, plastronne, entre narcissisme et savoir-faire médiatique. Il savoure sa revanche. Les Verts, qui le détestaient pour son vedettariat et son libéralisme, sont contraints de l'acclamer ; en une campagne, il a redonné vie au plus vieux fantasme politique des écologistes, mais auquel ils avaient fini par renoncer : remplacer le PS comme celui-ci s'est substitué au PCF. Au nom du sens de l'Histoire. Mais Cohn-Bendit n'est pas Mitterrand. Il ne rêve pas d'être président de la République ni «faiseur» de parti. Trop de contraintes, de responsabilités. Séduire, convaincre, combattre, détruire : tout cela est dans ses cordes. Mais pas diriger, façonner, construire. Être l'homme d'influence, le parrain, l'oncle, qui conseille, oriente, catalyse. Mais surtout pas incarner la figure honnie du pater familias. Jusqu'au bout, une certaine incarnation de sa génération.

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