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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 07:59

 

Tractations 10/10/2011 à 16h12

Le chevènementiste, passé par Montebourg, ira chez Hollande


Mathieu Deslandes
Journaliste Rue89
 

François Hollande et Jean-Pierre Chevènement lors des voeux de Ségolène Royal, le 4 janvier 2007 (Jacky Naegelen/Reuters)

Le vainqueur du premier tour de la primaire a 72 ans et des cheveux blancs. Il s'appelle Jean-Pierre Chevènement. Dans la prouesse réalisée par Arnaud Montebourg, impossible de ne pas lire le triomphe d'une partie des idées du « Che ».

C'est la lecture que font de cette élection nombre d'anciens de Génération République, le mouvement des jeunes qui soutenaient la candidature de Chevènement en 2002. Pour eux, « il ne serait pas étonnant qu'une grande partie des anciens chevènementistes aient jugé utile de voter Montebourg ».

Ce n'est qu'un signe, mais leurs choix peuvent donner une idée de la manière dont pourraient se reporter, dimanche prochain, les voix récoltées par le député de la Saône-et-Loire au premier tour.

Captation d'héritage

Même s'ils entretiennent souvent des liens d'amitié ou « jouent au foot » ensemble, ces ex-jeunes se sont éparpillés. A part Julien Landfried, devenu porte-parole de son grand homme, beaucoup ont considéré qu'ils n'arriveraient jamais à « peser sur le cours des choses » dans l'orbite de Chevènement.

Natacha Polony et ses amis se sont déportés vers la droite ; quelques uns ont rejoint Nicolas Dupont-Aignan – « voire un peu plus loin », regrette l'un d'eux.

Ceux passés au PS, les plus nombreux, avaient tenté de peser sur la campagne de Ségolène Royal en 2007. Au cours de la primaire, ils se sont retrouvés chez Manuel Valls (Sébastien Gros), François Hollande (Olivier Jouis) et, donc, chez Montebourg (Gaël Brustier, John Palacin).

La captation d'héritage effectuée par Montebourg, sous l'œil bienveillant du sénateur du Territoire de Belfort, a commencé à l'époque des débats sur le Traité constitutionnel européen, en 2005.

« Ma première profession de foi »

Avant cette période, Montebourg s'intéresse surtout aux institutions, à la moralisation de la vie publique, à son projet de VIe République. Même si, comme vendredi dernier à Dijon, il aime rappeler que « le protectionnisme social était déjà dans [sa] première profession de foi pour les législatives de 1997 », sa pensée économique était encore balbutiante.

Son compagnonnage avec d'anciens chevènementistes va lui permettre de la structurer et de la décliner en slogans. Autre apport évident : l'obsession de toutes les couches populaires (pas seulement les habitants des banlieues).

Une fois le premier tour passé, qui les a tous épatés, pour qui peuvent voter les chevènemento-montebourgeois au deuxième tour ? « Aubry-parce-qu'elle-est-plus-à-gauche », comme voulaient le croire, dimanche soir, les amis de la maire de Lille ? Pas si sûr. En attendant le « signal fort » promis par Montebourg à ses électeurs, on dispose de deux indices.

Des notes pour Hollande

Le premier indice, c'est une rencontre organisée le 26 juillet dernier à l'Assemblée nationale entre François Hollande et quarante anciens de Génération République. « On voulait voir si ses propositions et nos valeurs étaient compatibles », raconte un participant. « On est arrivés à la conclusion que oui. Il nous a demandés de l'alimenter en notes. »

Pour Olivier Jouis, l'organisateur de cette rencontre – cadre d'EADS et conseiller de François Hollande à ses heures :

« Quand Arnaud Montebourg parle de démondialisation, la différence avec François Hollande est juste sémantique. On dit qu'on veut retrouver des termes de l'échange équitables, on veut faire en sorte que la France et l'Europe ne soient plus une passoire. »

Et la mise sous tutelle des banques ? « Là aussi, c'est un mot. Mais Hollande peut défendre l'idée d'un Etat-actionnaire fort. »

Place chauffée pour Chevènement

Le deuxième indice, c'est qu'aucun d'entre eux ne fait partie du staff d'Aubry. « Elle n'est pas claire sur la laïcité, sur son approche en termes de communautés. Valls, qui a rejoint Hollande, est beaucoup plus crédible sur ces questions », juge Cyrille Minso, l'ancien président de Génération République.

Il considère qu'Aubry est aussi « trop européiste, deloriste ». Hollande ne l'est-il pas tout autant ? « Hollande a toujours réussi à rester dans une sorte de brouillard qui rend tous les compromis possibles. »

Chevènement, lui, est tout content. Lui qui doit indiquer « avant les vacances de la Toussaint » s'il confirme ou non sa candidature à l'élection présidentielle, sait gré à Montebourg d'avoir « recréé une légitimité pour ses idées », rapporte Julien Landfried, son porte-parole :

« Il a apporté la preuve qu'il existe bien un espace pour les défendre. Et il a rendu grotesques les critiques qui voulaient croire que nous défendions les mêmes idées que Marine Le Pen. »

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