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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 12:36

  5 02 /09 /Sep /2011 06:16

 

adda

L’Ecole publique est constitutive de la République et de notre vouloir vivre ensemble. Lieu de l’acquisition des connaissances et des valeurs universelles, elle permet au citoyen en devenir de se construire en développant son libre-arbitre.

Supposée être le vecteur de l'égalité des chances, l’Ecole n'apparaît pourtant plus comme la promesse différée d’un avenir meilleur que celui de ses parents. En franchissant le portail de l'Ecole, les inégalités sociales bannissent la notion même de réussite au mérite qui est le ciment de la cohésion sociale et du respect de l'Institution !

Comment parler alors d'égalité et de méritocratie républicaine quand la réussite à l'école dépend aussi fortement de la commune d'habitation et du revenu des familles ?

La publication des résultats des tests d’évaluation en primaire ou du baccalauréat ne peut laisser les responsables politiques indifférents et en particulier ceux qui dirigent des exécutifs locaux. La carte de la réussite scolaire se calque comme jamais auparavant sur celle des inégalités sociales. On y constate un phénomène plutôt nouveau dans le Val d’Oise où le secteur privé et/ou confessionnel s’accapare les premières places même dans les zones d’éducation prioritaire.

En imposant aux collectivités territoriales de financer le secteur privé, au nom d'une prétendue liberté de choix dont sont privées les familles les plus pauvres, la Loi a donné des moyens supplémentaires à l'Ecole privée payante. Parallèlement, en réduisant, même dans les zones d'éducation prioritaire, les moyens de l'Ecole publique, gratuite et laïque, elle ne peut plus être à la hauteur de ses missions. Et pourtant l’Ecole publique n’a d'autres ressources que son financement public et remplit des obligations [ouverture à tous, respect de la Laïcité, gratuité] que n'assume pas toujours le secteur privé même subventionné sous contrat.

Le niveau de financement public du secteur privé est d’autant plus difficile à accepter qu'en cette période de disette budgétaire et de transferts de charges non compensées, les gouvernements de droite successifs ont sacrifié l’Education Nationale sur l’autel de la rigueur. Et ce n’est pas le moindre des méfaits de Nicolas Sarkozy que d’avoir déstabilisé, démantelé et affaibli durablement le service public de l’Education.

Le désengagement de l'Etat favorise même le développement d'une offre éducative payante qui finit par achever la dégradation de la mixité sociale à l'Ecole publique déjà fortement plombée par des politiques urbaines de ghettoïsation sociale et de communautarisation.

Les collectivités territoriales, et plus particulièrement quand elles sont dirigées par la gauche, devraient donc concentrer et accroitre leurs efforts financiers vers l'Ecole de la République et ne pas aller au-delà de ce qu’impose la Loi dans le subventionnement du secteur privé. Sauf à vouloir maintenir une rente de situation au privé dans les territoires lourdement frappés par l'échec scolaire et accentuer la sélection par l’argent.

C'est aussi à cette condition que sera relevé le défi républicain de redonner à l'Ecole publique son statut d'Ecole de la réussite partout et pour tous.

Bonne rentrée à tous.

Rachid ADDA, conseiller municipal MRC de Sarcelles

 www.rachidadda.fr

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