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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 20:55

Les Etats capitulent, les gouvernements seront châtiés

 

L’Europe et le Fonds Monétaire International ont choisi d’aider les banques qui sévissent en Irlande. C’est une décision logique, compte tenu de la solidarité qui les unit au capitalisme financier, porté principalement par les établissements bancaires. Mais, comme c’est le cas en Irlande, les gouvernements en place vont le payer cher. Le Parlement irlandais sera dissous en janvier. Les peuples auront le dernier mot.

 

Revue de presse

 

Irlande : le plan d'aide fragilisé par la crise politique intérieure(Les Echos, 22 novembre).

Le plan international de soutien financier à l'Irlande soulève un tollé général dans l'île.  Le gouvernement est accusé de capitulation.

Les contribuables européens vont payer pour sauver les banques irlandaises (Jean Quatremer, 21 novembre). Extrait. 

Cette aide européenne sera donc bien une aide aux banques irlandaises. Ce qui pose un vrai problème moral : est-ce aux citoyens européens de voler au secours d’un gouvernement totalement responsable de la faillite de son secteur bancaire et qui a fait le choix de le sauver quoi qu’il en coûte ? Certes, il s’agit d’un prêt, mais tant qu’il ne sera pas remboursé, il y aura un risque pour l’ensemble des contribuables de la zone euro. Ne pas faire payer les banques et leurs actionnaires, en restructurant la dette bancaire irlandaise, est pour le moins choquant, quel que soit le risque systémique. Offrir aux marchés (et donc notamment aux banques de l'Union) les bretelles ET la ceinture qu’ils exigent, c’est leur offrir une victoire en rase campagne. Et c’est signer la capitulation du politique.

Michel Aglietta* : « L'Europe doit se doter d'un mécanisme de mise en faillite d’un Etat (Catherine Chatignoux, Les Echos, 21 septembre 2010)

L'économiste (L'Economie mondiale 2011, CEPII, Editions La Découverte) estime que le risque bancaire systémique, qui a été au centre de la crise financière, n'est pas traité par les règles du comité de Bâle III (voir Bâle III ou les premiers pas d'une vraie régulation des banques).

Pensez vous que le risque de défaut d'Etats européens subsiste ?

Le risque existe que les pays qui ont adopté des remèdes de cheval, l'Irlande, l'Espagne et la Grèce, en particulier, se retrouvent en 2011 ou au delà en situation d'insolvabilité. Ce serait le cas s'il l'Europe retombait en récession ou s'installait dans la déflation. C'est pourquoi je pense qu'il aurait fallu que l'Europe se donne les moyens de gérer de façon ordonnée une faillite partielle d'un Etat. Il eût été à mon sens plus judicieux de rassembler les créanciers autour d'une table, décider du montant de dette abandonnée, rééchelonner l'autre partie, et émettre des titres garantis par l'Union européenne pour que le pays puisse revenir le plus tôt possible sur le marché des capitaux. Nous connaissions, dès octobre 2009 l'état des finances grecques. Mais il n'est pas trop tard : les Européens doivent mettre en place un plan contingent au cas où de nouveaux chocs viendraient à affaiblir des pays européens déjà fragiles.

Diriez vous que la gestion de la crise grecque a été faite au profit des banques ?

Indiscutablement. L'idée a été de faire en sorte que les banques n'aient aucune perte.

 

Austérité : l'Europe à contresens (Michel Aglietta et Lionel Jospin, Le Monde, 22 novembre)

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Published by AB - dans MRC
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