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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 13:58

 

Chevènement, l’Europe et la gauche


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Et si Chevènement avait raison ? Il faut lire Jean-Pierre Chevènement », nous conseillait il y a quelques semaines Hubert Védrine dans Le Nouvel Observateur. L’ancien ministre des affaires étrangères de Lionel Jospin parlait ainsi du dernier livre du président du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), La France est-elle finie ? Mais l’invitation a de quoi surprendre.

Hubert Védrine, qui a accompagné François Mitterrand pendant 14 ans à l’Elysée, fait une critique bienveillante du dernier livre de celui qui a claqué la porte, à deux reprises, des gouvernements sous la présidence de… François Mitterrand. Notre surprise est d’autant plus vive en constatant que la thèse principale de l’ouvrage consiste à faire l’inventaire sans concessions des choix économiques français depuis 1983 et, surtout, à instruire le procès de la construction européenne. «  Je ne critique pas l’Europe. J’en dénonce les modalités », explique Jean-Pierre Chevènement à l’occasion d’un déjeuner de presse organisé quelques heures avant une séance de dédicaces à Nice.

A entendre Védrine, on pourrait presque croire que les évènements ont donné raison à Chevènement. Mis à part le regretté Philippe Séguin, l’ancien ministre de l’Intérieur était bien seul, depuis vingt ans, à dire qu’il était dangereux de confier le sort de l’Europe aux banquiers et aux financiers. La crise économique, les turbulences de la zone euro, le décrochage de la Grèce et de l’Irlande, l’absence de gouvernance politique dans la zone euro, la nostalgie des Allemands pour leur ancienne monnaie, le mark : autant d’éléments qui plaident pour une remise à plat du fonctionnement de l’Union Européenne. Ce débat n’est désormais plus tabou dans la classe politique française. C’est déjà une grande victoire pour un Jean-Pierre Chevènement habitué à prêcher dans le désert…

Mélenchon, DSK et le chemin de Damas. Pour Jean-Pierre Chevènement, il est donc indispensable de « se servir de la France pour redresser l’Europe ». En France précisément, la gauche peut-elle parvenir à remettre en question son propre logiciel économique loin de la social-démocratie qu’exècre Jean-Pierre Chevènement ? Le sénateur du territoire de Belfort s’amuse des « évolutions intéressantes » de Jean-Luc Mélenchon avec lequel il a siégé quelques mois dans le gouvernement de Lionel Jospin en 2000. Mais le leader du Front de Gauche est aujourd’hui en rupture de ban avec le PS. Une rupture qui laisse penser à Chevènement que Mélenchon peut trouver son chemin de Damas. Le chemin de Damas, c’est celui emprunté par Saul à l’époque de Jésus. Saul persécutait alors les chrétiens. Après la crucifixion du Christ, en allant à Damas en mission pour ramener les prisonniers chrétiens, il eut soudain la vision d’une lumière venue du ciel. Une illumination en somme. Aura-t-elle quelques chances de frapper Dominique Strauss-Kahn  ? Jean-Pierre Chevènement en doute. Il n’est pas favorable à la potion amère de rigueur administrée par un FMI dirigé par DSK.

Gagner mais surtout réussir. Jean-Pierre Chevènement sera-t-il candidat à l’élection présidentielle de 2012 ? Sa réflexion n’est pas aboutie. En 2002, il avait joué les troubles-fêtes au terme des cinq années de la gauche plurielle au pouvoir. Lionel Jospin l’avait même rendu responsable de son élimination du second tour. En 2007, l’ancien premier flic de France avait soutenu Ségolène Royal. Aujourd’hui, il attend bien sûr de connaître le nom de celui ou de celle qui va sortir du chapeau socialiste. Mais Chevènement prévient : gagner c’est bien mais il faut réussir au pouvoir. Sous-entendu : ne pas refaire les erreurs commises par le passé et avoir un projet politique clair. L’antisarkozysme primaire ne suffira pas, même si « les défenses immunitaires de l’organisme politique de Nicolas Sarkozy s’amenuisent de jour en jour »…

Romain Thomas

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Published by AB - dans MRC
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