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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:46

Solar kraft ? Nein danke !

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Les Allemands commençant à dire « Solar kraft : Nein Danke ! » (Energie solaire : non merci !) : comment est-ce possible ?

 

SLC - 7 février 2012

L’Allemagne est LE modèle, on nous en rebat les oreilles sans que, souvent, nous ayons la possibilité d’en juger sur pièces. Dans le domaine de l’énergie et du climat, on sait l’Allemagne, comme la France, dépourvue de pétrole. Du moins les Allemands ont-ils des idées (et … du lignite) et la verdeur de leurs convictions, bien connue, s’est incarnée dans un mix énergétique faisant la part belle aux énergies renouvelables.

En sait-on bien l’importance ? Jugeons en, au 31 décembre 2011 :

- Eole souffle sur plus de 20.000 aérogénérateurs dont la puissance nominale - c’est-à-dire maximale - atteint 29.075 MW (dont 2.007 MW ont été mis en service l’an dernier)[1] ;

- Hélios darde ses rayons sur plus d’un million d’installations photovoltaïques - appartenant à des industriels ou à des particuliers propriétaires de leur pavillon - cumulant une « puissance de crête » de l’ordre[2] de 24.700 MWc.

Ainsi, les 4 réseaux allemands (Elia, EnBW-Netz, RWE-Netz et Tennet) transitant, du nord au sud et d’est en ouest, les flux d’électricité requis par une consommation annuelle voisine de la nôtre (de l’ordre de 520 TWh) sont tenus[3] de bénéficier d’énergies dites « gratuites » (car sans combustible fossile ou nucléaire) à hauteur de ~54 GW. Or ces énergies sont intermittentes : en moyenne, sur les 8.760 heures que compte chaque année, l’éolien ne donne sa pleine puissance que pendant 1.600 heures[4], le solaire encore moins, de l’ordre de 800 heures. Au total, ces deux énergies ne sont susceptibles de produire que 63 TWh/an (pertes en ligne à déduire), à peine 11% des besoins de nos voisins. Et elles sont « fatales », produisant quand Eole et Hélios peuvent, et non pas quand Egon et Hermann le souhaiteraient !

 

La réalité des lois physiques commence à percer, de part et d’autre du Rhin. En Allemagne[5], « le développement de cette énergie [éolienne] inquiète certains acteurs du marché » et Thorsten Herdan, un responsable de la fédération des machines-outils VDMA avertit qu’« une poursuite des installations éoliennes sans transformation en parallèle de l’infrastructure, qu’il s’agisse des réseaux électriques ou de capacités de stockage, serait une mascarade » . Or ni les réseaux, ni les stockages ne sont disponibles, et ils ne le seront pas avant longtemps, le temps de tirer quelques milliers de km de lignes THT et d’industrialiser d’hypothétiques solutions-miracles pour stocker l’énergie …

D’autres prennent moins de gants, tels le grand hebdomadaire allemand « Der Spiegel » qui, sur 3 pages bien documentées[6], dénonce la « foi aveugle des Allemands dans le solaire », sous tous les points de vue : financier (on aurait dépassé les 100 milliards de subvention), environnemental (« Pour éviter une tonne de CO2, on peut dépenser 5 € dans l’isolation d’un toit existant, investir 20 € dans une centrale à gaz neuve ou gaspiller 500 € dans une nouvelle installation solaire ») et même industriel. Sans parler d’esthétique …

 

Alors, méditant aussi sur les spectaculaires revirements auxquels procèd(èr)ent d’autres voisins européens :      

                - tout récent moratoire espagnol sur toutes les énergies renouvelables[7],

                - coupes (autour de -50% …) dans les tarifs solaires britanniques annoncées pour avril prochain[8],

                - révision italienne au travers de l’imminent quatrième « conto energia 2013-2015 »[9],

                - taxation des revenus solaires, suite à « l’embrasement du marché tchèque »[10]

                - « adaptation » des tarifs solaire et éolien suisses au 1er mars 2012, à la baisse[11].                                        

pouvez-vous, Mesdames et Messieurs les candidats, réfléchir à 2 fois avant de copier nos germains cousins ?

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