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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 09:57

     

     Nicolas Sarkozy répondrait-il à la définition que Diderot donnait du syncrétiste dans   l’Encyclopédie… un habile pacificateur cherchant à faire concorder les vérités les plus contraires et se contentant d’à peu près et d’emprunts multiples mal étayés ?

 

     Dans le discours qu’il a prononcé hier dans les Ardennes, et qui s’inscrit dans la lignée des propos tenus précédemment à Agen ( 22 juin 2006) et Périgueux ( 12 octobre ), le président de l’UMP  s’emploie plus que jamais à jouer sur deux registres, libéral et social, mettant d’autant plus l’insistance sur le second qualificatif qu’il lui est contesté par la gauche  et que Jean-Louis Borloo , Dominique de Villepin ou Michèle Alliot-Marie prétendent s’en emparer.

 

    Dès lors Nicolas Sarkozy , inspiré par la plume d’ Henri Guaino , ne répugne pas à emprunter idées  vocabulaire et expressions  autant à Philippe Séguin qu’à Lionel Jospin , autant à Jacques Chirac qu’à  Ségolène Royal dans un melting pot qui,  pour  dérouter l’observateur est supposé néanmoins séduire l’électeur.

 

    Cette France qui souffre à laquelle veut parler Nicolas Sarkozy est celle-là même que souhaite entendre et écouter Ségolène Royal.

    La dénonciation que Nicolas Sarkozy fait de la « capitulation sociale » n’est rien d’autre que le refus de la « fracture sociale » affiché par Jacques Chirac en 1995.

 

    Le candidat n’hésite pas à promettre, s’il est élu, que « d’ici à deux ans plus personne ne sera  obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid » à  la manière dont Lionel Jospin ,  en 1995… puis en 2002 jurait qu’avec lui « la France ne compterait plus un seul SDF » !

   

    Le président de l’UMP, jadis champion du franc fort, dénonce aujourd’hui l’euro surévalué  et la Banque Centrale Européenne avec les accents du  national Républicain Philippe Séguin.

                                                   

    En écho à Jacques Chirac qui,  il y a douze ans, proclamait « que la feuille d’emploi n’était pas l’ennemi de l’emploi » le candidat de l’UMP déclare aujourd’hui que « le salaire n’est pas l’ennemi de l’emploi » !

                                                                                                      

 

     Si Nicolas Sarkozy se voulait aujourd’hui critique de son propre discours, il lui suffirait de reprendre ce que lui-même, ancien disciple du libéral Edouard Balladur écrivait du programme élaboré par Philippe Séguin et Jacques Chirac en 1998  dans son livre  Libre ( Éd. Robert Laffont 2001).: « Voulant rassembler, le texte recelait de fameuses contradictions idéologiques, Il avait du souffle, mais en plusieurs occasions, notamment sur l’Europe et la place de l’État dans la société, il n’échappait pas à certaines incohérences […] Cette tentative programmatique, à force de concilier l’inconciliable, perdait en force et surtout en lisibilité ».

publié par Pierre-Luc Séguillon publié dans : blogpls

Publié par André Baup
Mairie d'Albi
16, rue de l'Hôtel de Ville
81023 Albi cedex 9
andre.baup@free.fr

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Published by André BAUP - dans HUMEURS D'EN FRANCE
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commentaires

marc d HERE 20/12/2006 10:30


Plus de SDF en 2 ans......Promesse en l'air, comme celle de Jospin en 2002?....Peut-être et il est vrai que la campagne électorale en  sera certainement l'occasion ....comme toujours.

Cela dit, remarquons une nouveauté dans l'argumentation de Sarkozy. A la différence de Jospin il avance une méthode, en proposant le "droit opposable au logement"....Si ce droit est effectivement mis en oeuvre ce sera une vraie révolution dans la politique de logement, car il ne s'agira plus seulement de belles paroles  pour affirmer un "droit" abstrait, mais, pour les collectivités publiques,  une obligation sanctionnée par les tribunnaux  de fournir un logement à chacun....

Alors,  peut-on faire confiance à l'administration pour mettre cela en application dans des délais brefs, et à la justice pour l'appliquer?......Y aura-t-il une vraie volonté du futur président?....

Toujours est-il que cela représente un véritable espoir et un vrai changement  -dans les mots pour l'instant- dans la politique du logement.....

Quand à ses critiques sur l'Euro et son retour à un certain protectionnisme européen, c'est regretable.....Qui défendra l'Europe libérale dans cette campagne?