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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 12:25

Par Laurent Pinsolle. L'économiste américain Paul Krugman est sévère avec les pays européens, dénonçant notamment l’échec du continent à répondre efficacement à la crise financière. Et remettant en cause le bien-fondé de la création de l'euro...



(photo : Andrea Guerra - Flickr - cc)
(photo : Andrea Guerra - Flickr - cc)
Mon collègue Kiwi, Edgar, qui tient le blog La lettre volée, a déniché une tribune de Paul Krugman, prix Nobel d’économie 2008 (plus précisément, du prix en mémoire d’Alfred Nobel). Une volée de bois vert pour les dirigeants de l’Europe, gouvernements et BCE inclus.

Le constat du prix Nobel d’économie

La critique d’un économiste américain à l’égard des dirigeants européens paraîtra forcément suspecte aux yeux de beaucoup. Mais Paul Krugman n’est pas un Américain comme les autres. Il passe pour un dangereux gauchiste pour le parti républicain, voir auprès de l’aile droite du parti démocrate. Il faut dire que dans son dernier livre « L’Amérique que nous voulons », il prend en exemple le système de santé Français, des propos à la limite du communisme pour certains Américains…

La critique de Paul Krugman est extrêmement sévère. S’il reconnaît que le système de protection sociale plus protecteur permet d’amortir la crise, il dénonce « l’échec du continent à répondre efficacement à la crise financière », « tant d’un point de vue fiscal que monétaire ». il soutient que l’Europe « affronte une crise aussi sévère que les Etats-Unis mais qu’elle fait beaucoup moins pour combattre la récession ». Il attaque la BCE, « lente à baisser les taux » au contraire de la Fed.

Coïncidence amusante, la banque centrale Américaine a annoncé hier un renforcement de son soutien à l’économie. Si elle ne peut plus baisser ses taux d’intérêt, qui sont quasiment à zéro, elle agit fortement sur les marchés. Elle a donc annoncé un programme de rachat de 300 milliards de dollars de bons du Trésor pour faciliter le financement de l’Etat fédéral et pousser les taux longs à la baisse. Enfin, elle va racheter jusqu’à 1250 milliards de titres adossés à des actifs immobiliers pour fluidifier ce marché.

Pourquoi l’Europe n’est pas à la hauteur
Son analyse des raisons de la timidité européenne est particulièrement intéressante. Il dénonce les banquiers centraux « qui n’ont pas du tout pris la mesure de la profondeur de la crise » et attaque violemment le ministre des finances Allemand dont il compare « les diatribes d’ignorant » à celles des républicains, ce qui n’est pas peu dire pour lui. Paul Krugman soutient que le problème de l’Europe est le décalage entre une intégration économique très poussée et l’intégration politique.

On pourrait alors imaginer qu’il appelle à la constitution rapide d’un gouvernement européen digne de ce nom pour traiter les problèmes économiques actuels. Mais non, Paul Krugman soutient en fait que c’est l’intégration économique qui est allée trop loin. Il soutient notamment que la création de l’euro a peut-être été une erreur dans la mesure où la seule solution qu’elle permet à l’Espagne pour sortir de la crise est une baisse des salaires (au lieu d’une dévaluation), ce qui n’est pas acceptable.

Le constat du dernier prix Nobel d’économie, est un nouveau soutien de poids aux idées des partisans de toujours d’une autre politique, une nouvelle preuve de la pertinence du combat enclenché par Philippe Séguin et Jean-Pierre Chevènement au début des années 90.

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Published by André BAUP mairie d'ALBI - dans HUMEURS D'EN FRANCE
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